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Year A

August 16, 2026

On this page you will find:

  • The readings for Mass, the Mass leaflet with the choice of hymns

  • A sample universal prayer available for download, in PDF and editable Word formats.

  • A meditation on the Sunday Gospel, a spiritual text and commentary by Marie-Noëlle Thabut

20e dimanche du T O

Jean-Germain Drouais - La Canaanéenne aux pieds du Christ.

« Femme, grande est ta foi,
que tout se passe pour toi comme tu le veux ! »

Mt 15,28

Readings from the Mass

Feuille de Messe


Prière universelle


Consult the Lectio Divina page, which invites you to read the Gospel in a prayerful atmosphere so that you may be touched in your heart. It is important not to rush to read commentaries or homilies before having this personal experience of encountering Christ in Scripture.
Next, if you wish, you can read the meditations below which will enrich your personal reading and meditation.

Méditation du Pape François



L’Évangile de ce dimanche (cf. Mt 15, 21-28) décrit la rencontre entre Jésus et une femme cananéenne. Jésus se trouve au nord de la Galilée, en territoire étranger pour rester avec ses disciples un peu à l’écart des foules, qui le cherchent toujours plus nombreuses. Et voici que s’approche une femme qui implore de l’aide pour sa fille malade : “Aie pitié de moi, Seigneur !” (v. 22). C’est le cri qui naît d’une vie marquée par la souffrance, du sentiment d’impuissance d’une mère qui voit sa fille tourmentée par la maladie et qui ne peut pas la guérir. Tout d’abord, Jésus l’ignore, mais cette mère insiste, insiste, même quand le Maître dit aux disciples que sa mission s’adresse seulement aux “brebis perdues de la maison d’Israël” (v. 24) et non aux païens. Elle continue à le supplier, et Lui, à ce moment-là, la met à l’épreuve en citant un proverbe — cela semble presque un peu cruel — : “Il ne sied pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens” (v. 26). Mais la femme, angoissée, répond immédiatement avec promptitude : “Oui, Seigneur ; et justement, les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres” (v. 27).

Par ces paroles, cette mère montre qu’elle pressent que la bonté du Dieu Très-Haut, présente en Jésus, est ouverte à tous les besoins de ses créatures. Cette sagesse pleine de confiance touche le cœur de Jésus et lui arrache des paroles d’admiration : “Ô femme, grande est ta foi ! Qu’il t’advienne selon ton désir !” (v. 28). Quelle est la grande foi ? La grande foi est celle qui apporte son histoire, marquée également par des blessures, aux pieds du Seigneur en Lui demandant de la guérir, de lui donner un sens. Chacun de nous a son histoire et ce n’est pas toujours une histoire propre ; c’est souvent une histoire difficile, avec tant de souffrances, tant de problèmes et tant de péchés. Qu’est-ce que je fais de mon histoire ? Est-ce que je la cache ? Non ! Nous devons la présenter au Seigneur : “Seigneur, si tu le veux, tu peux me guérir !” C’est ce que nous enseigne cette femme, cette brave mère : le courage d’apporter son histoire de souffrance devant Dieu, devant Jésus ; toucher la tendresse de Dieu, la tendresse de Jésus. Faisons l’essai de cette histoire, de cette prière : que chacun pense à son histoire. Il y a toujours des mauvaises choses dans une histoire, toujours. Allons auprès de Jésus, frappons au cœur de Jésus et demandons-Lui : “Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir !” Et nous pourrons faire cela si nous avons toujours devant nous le visage de Jésus, si nous comprenons comment est le cœur du Christ : un cœur qui a de la compassion, qui porte sur lui nos souffrances, qui porte sur lui nos péchés, nos erreurs, nos échecs.

Mais c’est un cœur qui nous aime ainsi, comme nous sommes, sans artifice. “Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir !”. Et pour cela, il est nécessaire de comprendre Jésus, d’être familier de Jésus. Et je reviens toujours au conseil que je vous donne : emportez toujours un petit Évangile de poche et lisez-en un passage chaque jour. Emportez l’Évangile : dans votre sac, dans votre poche, et aussi dans votre téléphone portable, pour voir Jésus. Et là, vous trouverez Jésus comme il est, comme il se présente ; vous trouverez Jésus qui nous aime, qui nous aime tant, qui nous veut beaucoup de bien. Souvenons-nous de la prière : “Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir !”. Une belle prière. Que le Seigneur nous aide tous à prier cette belle prière que nous enseigne une femme païenne : pas chrétienne, pas juive, mais païenne.

Que la Vierge Marie intercède par sa prière, pour que grandisse chez chaque baptisé la joie de la foi et le désir de la communiquer à travers le témoignage d’une vie cohérente, qui nous donne le courage de nous approcher de Jésus et de Lui dire : “Seigneur, si tu veux, tu peux me guérir !”.


AR DE — ENES — FRHR — ITPL — PT


PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 16 août 2020

[Multimédia]

Interview de Bernadette Dumont

pour Magnificat

(Je ne peux que vous recommander de vous abonner : ici)

Jésus proclamait l’Évangile du Royaume,et guérissait toute maladie dans le peuple.


◗ À cette maman en détresse, Jésus ne répond pas un mot, et ensuite, comme elle insiste, il la traite de « petit chien » !

Jésus reprend les expressions imagées qu’employaient les Juifs de son temps : « les enfants » voulait dire « les membres du peuple d’Israël », « le pain » voulait dire « les grâces données par Dieu », et « les chiens » désignait péjorativement « les païens ». Dans le grec de l’Évangile, « chiens » se dit kynes. Or Jésus n’emploie pas ce mot, mais un diminutif affectueux, kynaria, qui signifie « petits chiens membres de la famille ».

◗ Quelle idée les disciples ont-ils de la compassion de Jésus ? Ils croient pouvoir le convaincre de renvoyer cette femme parce qu’elle leur casse les oreilles !

Ils sont fatigués par la marche, les heures de prédication et les sollicitations des foules. Et voici qu’une femme pire que la Samaritaine – une étrangère, païenne, impure, fille des ennemis héréditaires – prétend interférer dans la mission de Jésus. Ils demandent donc à Jésus de la rabrouer. Et ça, c’est tout à fait moi… et vous aussi, peut-être ? La compassion, quand elle reste dans le cadre de mon confort de fonctionnement, c’est beau. Mais quand elle me demande de sortir de moi-même, de mes appartenances, de mes idées ; quand le malheureux qui crie vers moi n’est pas conforme et dérange le programme, alors je réagis comme les disciples…

◗ Oui, mais Jésus les laisse dire, il ne les reprend pas !

Si nous devions ne retenir qu’une chose de la messe de ce dimanche, c’est bien que l’Évangile est un manuel de savoir bien élever les cœurs en chantier, avec Jésus comme maître architecte, aussi bien que comme compagnon maçon ; et ce, en laissant du temps au temps (cf. 2e lecture). Jésus laisse nos limites se révéler, pour mieux nous conduire à les dépasser.

◗ Que dire de la raison pour laquelle Jésus se laisse finalement fléchir ?

Le cœur de Jésus avait fondu dès le premier cri de la maman éprouvée. Mais il lui fallait encore faire sortir ce que cette maman avait au fond du cœur et, par ricochet, évangéliser les disciples. Jésus provoque donc cette maman en lui disant en quelque sorte : « Dis-moi jusqu’où va ton amour pour ta fille ? » Et elle de répondre : « Jusqu’au bout ! » Et voici : cette femme fait quelque chose d’extraordinaire, elle revendique une miette, sa miette de confiance en Jésus. Et le miracle se produit : cette miette de foi revendiquée par une païenne, va accomplir à jamais la Loi et les prophètes ! La Loi a été notre pédagogue jusqu’au Christ… Mais, la foi étant venue, nous ne sommes plus soumis au pédagogue (Gal 3, 24-25). Or, la foi dont Jésus fait l’éloge, celle dont saint Paul dit qu’elle nous libère, ce n’est pas la croyance en des doctrines, c’est la confiance en une personne.

◗ Et, la fille de cette maman est guérie !

Oui, et cette femme, c’est nous. C’est nous la maman, c’est nous le papa quand notre enfant est perdu et que nous n’avons plus de mots, plus de belles prières, plus de forces. Seulement un cri, et une miette de confiance en Jésus.



Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT




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