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Saint Gertrude Parish
of Lasne

Catechesis of Pope Francis

Les vices et les vertus

1. Introduction: gardien du cœur

Frères et sœurs, nous débutons un cycle de catéchèses sur le thème des vices et des vertus. Nous partons du commencement de la Bible, où dans le livre de la Genèse, le récit d’Adam et Ève présente la dynamique du mal et de la tentation. Dans le jardin d’Éden apparaît un personnage qui devient le symbole de la tentation : le serpent. Dans son dialogue avec Adam et Ève, le serpent se révèle comme un orateur habile, malicieux et faux. Adam et Ève n’ont pas pu s’opposer à la tentation du serpent. L’idée d’un Dieu mauvais, qui voudrait les garder soumis, s’insinue dans leur esprit. Ils croyaient devenir comme des dieux, mais ils réalisent qu’ils sont nus et habités par la peur. On ne doit jamais discuter avec le diable. Il est capable de déguiser un mal sous un masque invisible de bien. Il faut être gardien de son cœur. Le succès de tout combat spirituel se joue beaucoup à son début : en veillant toujours sur son cœur.

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2. Le Combat spirituel

Le vie spirituelle du chrétien n'est pas paisible, linéaire ni sans défi. Elle est un combat de tous les instants, mais c'est dans ce combat qu’il trouve son salut. Saint Antoine abbé disait : "Ôtez la tentation et personne ne sera sauvé". Les saints ne sont pas épargnés par la tentation, mais ils sont conscients que les séductions du mal apparaissent de façon répétée dans leur vie et qu'il est nécessaire de les dévoiler et d'y résister. Au lieu de cela, beaucoup ne savent plus distinguer le bien du mal. Nous devons donc demander à Dieu la grâce de nous reconnaître pauvres pécheurs, ayant besoin de conversion. Jésus lui-même, bien que sans péché, a voulu être tenté pour être solidaire avec nous dans ce combat. Il nous faut reconnaître les vices qui nous enchaînent et marcher, avec la grâce de Dieu, vers les vertus qui doivent s'épanouir en nous et faire entrer dans notre vie le printemps de l'Esprit.

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3. La gourmandise

Dans notre parcours sur les vices et les vertus, nous nous arrêtons aujourd’hui sur la gourmandise. Que Nous dit l’Évangile à son sujet ? Tout d’abord que Jésus est très différent du Baptiste et de son ascèse. Jésus est souvent vu à table, son premier miracle aux noces de Cana nous révèle sa sympathie pour les joies humaines. Vis-à-vis de la loi juive, Jésus fait tomber la distinction entre aliment pur ou impur, en enseignant que c’est ce qui sort du cœur de l’homme et non ce qui entre dans son corps qui le rend impur. 

Dans nos sociétés du bien-être, qui voient tant de pathologies de l’alimentation, le rapport serein que Jésus a établi vis-à-vis de l’alimentation devrait être valorisé et redécouvert. Notre alimentation manifeste notre intériorité : équilibre ou démesure, action de grâce ou prétention d’autonomie arrogante, empathie du partage ou égoïsme de l’accumulation. D’un point de vue social la voracité vis-à-vis des biens de la planète met en danger l’avenir de tous. Soyons des personnes eucharistiques, capables de remercier et discrètes dans l’usage de la terre, et non des prédateurs. Que l’Évangile nous guérisse de toute gourmandise.

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4. La luxure

Alors que la gourmandise évoquée la semaine dernière est la voracité envers la nourriture, la luxure est une sorte de voracité envers une autre personne et représente un lien empoisonné entre des êtres humains, notamment dans le domaine de la sexualité, qui est pourtant une belle dimension de notre humanité. Il s’agit d’un vice particulièrement odieux et dangereux pour deux raisons ; la première est qu’il ruine les relations entre les personnes en « chosifiant » l’autre, la seconde raison est qu’il enchaîne l’homme et génère une forme de dépendance.

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5. L'avarice

Nous continuons notre catéchèse sur les vices et les vertus et nous parlons aujourd’hui de l'avarice. C'est une maladie du cœur qui n'a souvent rien à voir avec l'argent. L'avarice peut s'emparer des moines qui, ayant renoncé à d'énormes héritages, s'attachent, dans la solitude de leur cellule, à des objets de peu de valeur. Pour y remédier, une méthode est proposée, radicale mais très efficace : la méditation sur la mort. Le lien de possession que nous construisons avec les choses n'est qu'apparent, car nous ne sommes pas les maîtres du monde. L'avarice est une tentative d'exorciser la peur de la mort : elle recherche des sécurités qui s'effritent au moment même où nous les saisissons. Il arrive souvent que ce soient les biens qui nous possèdent. Certains riches ne sont plus libres, ils n'ont même plus le temps de se reposer. Ils sont toujours inquiets parce que leur patrimoine, construit à la sueur de leur front, peut disparaître en un instant. Dieu seul est riche et Lui seul nous donne les vraies richesses, mais en se faisant pauvre pour nous.

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6. La colère

Réfléchissons aujourd’hui sur le vice de la colère. Il est envahissant et capable de nous priver de sommeil. C’est un vice destructeur des relations humaines. L’une des caractéristiques de la colère, c’est qu’elle ne s’apaise pas toujours avec le temps. S’opposent à elle la bienveillance, l’ouverture du cœur, la douceur et la patience. Nous ne sommes pas responsables de la colère, mais de son développement. Parfois, il est bon qu’elle se manifeste de la bonne manière. Il nous faut donc, avec l’aide de l’Esprit Saint, trouver la juste mesure des passions, afin de les éduquer pour les orienter vers le bien.

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7. La tristesse

Frères et sœurs, dans notre itinéraire de catéchèses sur les vices et les vertus, nous parlerons aujourd’hui de la tristesse, entendue comme abattement de l’âme. Selon les Pères de l’Église, il y a deux types de tristesses. D’un côté, la tristesse qui convient à la vie chrétienne, qui se transforme en joie et qui nous conduit au salut. De l’autre, la tristesse qui est une maladie de l’âme. La dynamique de la tristesse est liée à l’expérience de la perte. Dans le cœur de l’homme naissent des espoirs qui sont parfois déçus. La tristesse est le plaisir du déplaisir et le fait de se complaire dans une douleur sans fin. La tristesse, d’émotion naturelle, peut se transformer en un état d’âme mauvais. Elle est un démon sournois que l’on peut combattre facilement en gardant à l’esprit la résurrection du Christ. Car Jésus est ressuscité pour racheter tous les bonheurs. La foi chasse la peur, et la résurrection du Christ enlève la tristesse come la pierre du tombeau.

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8. L’acédie

Chers frères et sœurs,

Parmi tous les vices capitaux, il en est un peu connu : l’acédie. Ce mot, qui nous vient du grec, signifie le manque de soin pour la vie intérieure et conduit à l’indolence ou à la paresse spirituelle, jusqu’au dégoût. Il s’agit d’une tentation redoutable où le rapport avec Dieu devient ennuyeux, les actes de dévotions inutiles et la lutte contre nous-même privée de sens. Sorte de « démon de midi » qui nous prend au moment, de la journée ou de la vie, où nous sommes le plus fatigués, l’acédie nous empêche d’accomplir nos tâches avec sollicitude ou passion ; elle nous conduit à laisser libre cours à la distraction ou au désir de ne penser à rien. Devant ce péril redoutable pour la vie spirituelle, l’homme se doit de réagir par la patience de la foi, en accueillant la réalité de sa situation, toujours habitée par Jésus.

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9. L'envie et la vaine gloire

Frères et sœurs, nous examinons aujourd'hui deux vices, l’envie et la vaine gloire qui sont caractéristiques d’une personne aspirant à être le centre du monde, l’objet de toute louange et de tout amour.

L’envie apparaît dans la Bible avec la haine de Caïn à l’égard d’Abel. Elle est déclenchée lorsqu’il se rend compte que les sacrifices de son frère plaisent à Dieu. À la base, se trouve une relation de haine et d’amour : on veut le mal de l’autre, mais secrètement, on souhaite lui ressembler ! Sa réussite semble une injustice. L’envieux n’accepte pas que Dieu ait ses propres “mathématiques”, différentes des nôtres. Il voudrait imposer à Dieu sa logique égoïste, alors que la logique de Dieu c’est l’amour.

La vaine gloire est une estime de soi démesurée et sans fondement. Le vantard possède un ego encombrant : ses relations sont toujours instrumentalisées, marquées par la domination des autres. Perpétuel mendiant d’attention, sa personne, ses exploits et ses réalisations doivent être montrés à tous. Pour vaincre la vanité, nous pouvons faire comme l’apôtre Paul qui dut toujours supporter un propre défaut qu’il ne parvenait pas à surmonter.

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10. L’orgueil

Chers frères et sœurs,

dans notre parcours sur les vices et les vertus, nous nous arrêtons aujourd’hui sur l’orgueil. Il consiste en une exaltation de soi, une prétention et une vanité qui portent à estimer les autres inferieurs. En vérité, dans ce mal, se cache le péché radical, cette prétention absurde d’être comme Dieu. Le péché originel raconté dans le livre de la Genèse est un péché d’orgueil. Les auteurs spirituels notent sa principale conséquence : la ruine du sentiment de fraternité qui devrait unir les hommes. Pour un rien, l’orgueilleux juge irrémédiablement les autres. 

Ceux qui cèdent à ce vice sont loin de Dieu. Jésus, dans l’Évangile, nous a donné peu de préceptes moraux mais il a été ferme sur le fait de ne pas juger son prochain. Face à l’orgueilleux le dialogue s’avère souvent impossible car il n’est plus présent à lui-même. Il faut alors être patient avec lui car son édifice s’écroulera un jour. Dans le fond il est inutile de vouloir voler quelque chose à Dieu, qui veut tout donner. Le salut passe par l’humilité, qui est le vrai remède. Dans son Magnificat Marie chante combien Dieu disperse les orgueilleux. Que le Carême nous aide à lutter contre notre orgueil.

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Catéchèse du Pape d ce jour

 

11. La conduite vertueuse​

Frères et sœurs, après un tour d’horizon sur les vices, notre réflexion sera centrée sur le chapitre des vertus, car le cœur de l’homme est fait pour le bien. L’exercice des vertus est le fruit d’une longue germination qui demande de l’effort et de la souffrance aussi. La personne vertueuse est celle qui est fidèle à sa vocation et qui se réalise ainsi pleinement. Nous faisons fausse route si nous pensons que les saints sont des exceptions de l’humanité. Les saints sont ceux qui réalisent la vocation de tout homme. Le Catéchisme de l’Église Catholique définit la vertu comme une disposition habituelle et ferme à faire le bien. La vertu est un habitus de la liberté. Comment faire pour la conquérir ? La première aide pour le chrétien est la grâce de Dieu. Selon la sagesse des ancêtres, la vertu grandit et peut être cultivée. Pour que cela se réalise, le premier don de l’Esprit que l’on peut demander est la sagesse. Ensuite il faut la bonne volonté, cette capacité de choisir le bien, de nous façonner avec l’exercice ascétique.

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12. La prudence

 

Chers frères et sœurs,

la catéchèse d’aujourd’hui porte sur la prudence qui est l’une des vertus cardinales. La prudence est la capacité de gouverner les actions pour les orienter vers le bien. La personne prudente ne choisit pas au hasard, elle réfléchit aux situations avant de décider de la voie à suivre. Elle sait garder la mémoire du passé et elle est aussi prévoyante. Beaucoup de passages de l’Évangile nous aident à éduquer la prudence et Jésus la recommande à ses disciples. C’est dire combien Dieu ne veut pas que nous soyons seulement des saints, mais des saints intelligents, parce que sans la prudence, il est facile de faire fausse route.

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La patience

Chers frères et sœurs,

dimanche dernier nous avons entendu le récit de la Passion. Aux souffrances qu’il endure Jésus répond par une vertu importante : la patience. Elle est l’endurance de ce que l’on souffre. La patience de Jésus n’est pas une résistance stoïque à la souffrance mais elle est le fruit d’un amour plus grand. Saint Paul dans son Hymne à la charité associe étroitement l’amour et la patience. Dans la Bible, face à l’infidélité de l’homme, Dieu manifeste son amour en étant lent à la colère. Son amour est toujours prêt à pardonner et à recommencer avec l’homme.

Nous manquons souvent de patience. Instinctivement nous nous impatientons et répondons au mal par le mal en oubliant que la hâte et l’impatience sont les ennemis de la vie spirituelle. Les Chrétiens sont appelés à être patients. Mais comment accroître notre patience ? Il faut la demander à l’Esprit-Saint. C’est lui qui donne la force aux chrétiens non seulement de faire le bien mais aussi de supporter le mal.  Ensuite il faut élargir notre regard en portant le regard compatissant de Dieu sur les autres au-delà de leurs défauts. En ce temps de la Passion contemplons le Crucifié pour apprendre de lui la patience.

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13. La justice

Chers frères et sœurs, nous parlons aujourd’hui de la seconde vertu cardinale : la justice. Le catéchisme la définit comme une volonté constante et inébranlable de rendre à Dieu et au prochain ce qui lui est dû. Elle est la vertu sociale par excellence car elle cherche à régler avec équité les rapports entre personnes. Elle est fondamentale pour une coexistence pacifique. Son but est que chacun soit traité selon sa dignité. Sans justice, les conflits émergent et la loi du plus fort prévaut.

L’homme juste est simple et droit, il établit avec les autres des rapports sincères, sans dissimulation. Il aime et respecte la loi sachant que celle-ci protège les démunis de l’arrogance des puissants. En effet, il ne peut y avoir de bien véritable pour les uns s’il n’y en a pas pour les autres. Les hommes justes ne sont pas des moralistes qui se posent en censeurs mais des personnes droites qui ont faim et soif d’équité et qui rêvent de la fraternité universelle dont notre monde a besoin. Ces hommes attirent la grâce et les bénédictions sur eux et sur le monde dans lequel ils vivent.

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14. La force d’âme

Chers frères et sœurs,

La vertu de force que nous évoquons aujourd’hui, est bien celle qui, dans les difficultés, nous assure la fermeté et la constance dans la recherche du bien. Elle nous aide à résister aux tentations et à surmonter les obstacles, la peur, les persécutions. Elle nous permet également d’éduquer nos passions et se présente ainsi comme la plus combattive des vertus. Elle nous donne non seulement de lutter et de vaincre les ennemis intérieurs qui nous paralysent – les peurs, les angoisses et les fautes – mais aussi de lutter contre les ennemis du dehors que sont les épreuves de la vie et les persécutions de toute sorte. Elle permet encore de réagir avec vigueur au mal dans le monde, à la manière des prophètes qui dérangent et des saints qui édifient. 

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15. La tempérance

Chers frères et sœurs,

notre catéchèse porte aujourd’hui sur la dernière vertu cardinale qui est la tempérance. Elle est la capacité de se dominer soi-même, l’art de ne pas se laisser submerger par les passions rebelles et de mettre de l’ordre dans son cœur. Elle est la vertu de la juste mesure. La personne qui fait preuve de tempérance se comporte en chaque situation avec sagesse et jugement. Elle a le don de l’équilibre qui est une qualité aussi précieuse que rare. La tempérance rime bien avec des attitudes évangéliques comme la petitesse, la discrétion, la dissimulation et la douceur. Elle permet de mieux goûter les biens de la vie. Le bonheur dans la tempérance est une joie qui s’épanouit dans le cœur de ceux qui reconnaissent et apprécient ce qui compte le plus dans la vie.

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16. La vie de la grâce selon l'Esprit

 

Chers frères et sœurs,

ces dernières semaines nous avons réfléchi sur les vertus cardinales : la prudence, la justice, la force et la tempérance. Ces vertus sont issues d’une sagesse ancienne, antérieure au Christianisme, qui les a mises en valeur, enrichies, purifiées et intégrées. Elles sont les piliers d’une vie bonne. Ainsi la capacité de rechercher le bien se trouve dans le cœur de tout homme. S’en tenir à ces seules vertus c’est risquer de créer des personnes héroïques dans l’accomplissement du bien mais isolés qui peuvent succomber à l’orgueil et à la présomption.

Le Chrétien n’est jamais seul, il vit dans l’Esprit-Saint qui lui donne les vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité, qui l’aident à discerner le bien, et à l’accomplir. Reçues de Dieu et vécues en relation avec Lui, ces vertus théologales sont un remède à l’autosuffisance. Le Chrétien accomplit le bien non par un effort titanesque personnel mais en marchant humblement derrière Jésus. 

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17. Faith

Today I would like to speak about the virtue of faith. Along with charity and hope, this virtue is called the "theological" virtue because it can only be lived through the gift of God. Faith is the act by which a human being freely surrenders to God. Faith is the virtue that makes a Christian. To be a Christian is first and foremost to welcome and cherish a bond between oneself and God; between oneself and the loving face of Jesus. Faith is the first gift to receive in the Christian life: a gift that must be welcomed and asked for each day, so that it may be renewed within us. It is an essential gift received at baptism, requested by the parents from the Church. For a Christian parent, aware of the grace bestowed upon them, faith is also the gift to ask for their child. They know that when the child ceases to have a parent on this earth, they will continue to have a Father in heaven who will never abandon them. Those who have faith are filled with a power that is not merely human: faith "unleashes" grace within us, opening our minds to the mystery of God. Like the disciples, let us ask Jesus: Lord, increase our faith!

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18. Hope

 

Dear brothers and sisters,

Let us reflect today on the virtue of hope. It is a response offered to our hearts, and without it, sadness, despair, and a sense of the futility of everything arise. Without hope, all other virtues risk crumbling and ending in ashes. It is a theological virtue, a gift from God. We often sin against hope when we become discouraged by our sins and allow autumn to erase the spring within us, or when God's love ceases to be a burning fire for us and we lack the courage to make lifelong commitments. Today, our world is in great need of this Christian virtue, which goes hand in hand with patience. Hope is the virtue of young hearts, regardless of age.

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19. Charity

 

With the virtue of charity, we arrive today at the culmination of our cycle on the virtues. Because it is the work of the Holy Spirit within us, charity comes to us from God and unites us to Him. It invites us to love God and our neighbor as God Himself; this is why it differs from simple love, since “Even sinners love those who love them,” Jesus tells us (Lk 6:32): there is a greater love, which comes from God and is ordered to God, which allows us to love God, to become His friends, and allows us to love our neighbor as God loves them, with the desire to share friendship with God. It is a demanding love because charity extends to our enemies, who are also children of God, and opens us to forgiveness!

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20. Humility

 

Dear brothers and sisters,

At the end of our catechesis on vices and virtues, let us reflect on humility. While it is not among the theological or cardinal virtues, it is nevertheless fundamental to the Christian life. Faced with the pride that inflates us and makes us appear greater than we are, humility brings us back to our true place. The Bible tells us that we are dust and to it we shall return.

Among the Beatitudes, Jesus places humility first because it is the gateway to all virtues. God gave us examples of this in Jesus and Mary: the Angel's announcement is made in a remote village in Galilee to a young, unknown girl who is surprised by it, hence his Magnificat. God is drawn to her inner humility. In a world of appearances, she remains discreet; her humility is her invincible strength, allowing her to remain at the foot of the cross before the ordeal of Christ's humiliation. Humility is everything; it saves us from evil, it is a source of peace for the Church and the world.

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