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Year A

August 9, 2026

On this page you will find:

  • The readings for Mass, the Mass leaflet with the choice of hymns

  • A sample universal prayer available for download, in PDF and editable Word formats.

  • A meditation on the Sunday Gospel, a spiritual text and commentary by Marie-Noëlle Thabut

19e dimanche du T O

Jésus marchant sur l'eau. Daniel d'Uranc, 1433

« Ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux »


Readings from the Mass

Feuille de Messe


Prière universelle


Consult the Lectio Divina page, which invites you to read the Gospel in a prayerful atmosphere so that you may be touched in your heart. It is important not to rush to read commentaries or homilies before having this personal experience of encountering Christ in Scripture.
Next, if you wish, you can read the meditations below which will enrich your personal reading and meditation.

Méditation du Pape François


Aujourd’hui, l’Évangile raconte un miracle particulier de Jésus : de nuit, il marche sur les eaux de la mer de Galilée à la rencontre des disciples qui accomplissent la traversée en barque (cf. Mt 14, 22-33). Nous nous demandons : pourquoi Jésus a-t-il fait ce geste ? Comme un spectacle ? Non ! Mais pourquoi ? Peut-être par nécessité urgente et imprévisible, pour venir en aide aux siens qui sont bloqués par le vent contraire ? Non, parce que c’est lui-même qui a tout prévu, qui les a fait partir le soir, et même — dit le texte — les “obligeant” (cf. v. 22). Peut-être pour leur donner une démonstration de grandeur et de puissance ? Mais cela ne lui ressemble pas, lui qui est si simple. Alors pourquoi l’a-t-il fait ? Pourquoi a-t-il voulu marcher sur les eaux ?

Derrière le fait de marcher sur l’eau, il y a un message non immédiat, un message à saisir pour nous. En effet, à l’époque, les grandes étendues d’eau étaient considérées comme le siège de forces maléfiques que l’homme ne pouvait dominer ; surtout lorsqu’elles étaient agitées par la tempête, les profondeurs symbolisaient le chaos et rappelaient les ténèbres des enfers. Or, les disciples se trouvent au milieu du lac, dans l’obscurité : ils ont peur de sombrer, d’être aspirés par le mal. Et voici qu’arrive Jésus, qui marche sur les eaux, c’est-à-dire sur les forces du mal. Il marche sur les forces du mal et dit à ses disciples : “Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte” (v. 27). C’est tout un message que Jésus nous donne. Voici la signification du signe : les forces du mal, qui nous effraient et que nous ne parvenons pas à dominer, sont immédiatement redimensionnées avec Jésus. En marchant sur l’eau, il veut nous dire : “N’ayez pas peur, je mettrai vos ennemis sous vos pieds” — c’est un beau message : “je mettrai vos ennemis sous vos pieds” — : non pas les personnes, ce ne sont pas elles les ennemis, mais la mort, le péché, le diable : voici les ennemis des gens, nos ennemis. Et Jésus foule aux pieds ces ennemis pour nous.

Le Christ répète aujourd’hui à chacun de nous : “Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte” Confiance, parce que je suis là, parce que vous n’êtes plus seuls dans les eaux agitées de la vie. Alors, que faire lorsque nous nous trouvons en pleine mer et à la merci des vents contraires ? Que faire dans la peur, lorsque nous ne voyons que l’obscurité et que nous nous sentons perdus ? Nous devons faire deux choses, que les disciples font dans l’Évangile. Que font les disciples ? ils invoquent et accueillent Jésus. Aux moments les plus difficiles, les plus sombres, de tempête, invoquer Jésus et accueillir Jésus.

Les disciples invoquent Jésus : Pierre marche un peu sur les eaux vers Jésus, mais il a peur, il coule et il s’écrie alors : “Seigneur, sauve-moi !” (v. 30). Il invoque Jésus, il appelle Jésus. Cette prière est belle, elle exprime la certitude que le Seigneur peut nous sauver, qu’il vainc notre mal et nos peurs. Je vous invite à la répéter à présent tous ensemble : Seigneur, sauve-moi ! Ensemble, trois fois : Seigneur sauve-moi, Seigneur sauve-moi, Seigneur sauve-moi ! 

Puis les disciples accueillent. D’abord ils invoquent, puis ils accueillent Jésus dans la barque. Le texte dit que dès qu’il est monté à bord, “le vent tomba” (v. 32). Le Seigneur sait que la barque de la vie, tout comme la barque de l’Église, est menacée par des vents contraires et que la mer sur laquelle nous naviguons est souvent agitée. Il ne nous préserve pas de la fatigue de naviguer, au contraire — l’Évangile le souligne — il pousse les siens à prendre le large : c’est-à-dire à affronter les difficultés, afin qu’elles deviennent elles aussi des lieux de salut, des occasions de le rencontrer. Lui, en effet, dans nos moments d’obscurité, vient à notre rencontre, demandant à être accueilli, comme cette nuit-là sur le lac.

Demandons-nous donc : dans les peurs, dans les difficultés, comment est-ce que je me comporte ? Est-ce que je vais de l’avant seul, avec mes propres forces, ou est-ce que j’invoque le Seigneur avec confiance ? Et que dire de ma foi ? Est-ce que je crois que le Christ est plus fort que les vagues et les vents contraires ? Mais surtout : est-ce que je navigue avec Lui ? Est-ce que je l’accueille, est-ce que je lui fais de la place dans la barque de la vie — jamais seul, toujours avec Jésus —, est-ce que je lui confie la barre ?

Que Marie, Mère de Jésus, étoile de la mer, nous aide à chercher, dans les traversées obscures, la lumière de Jésus.



AR DE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 13 août 2023

[Multimédia]




Homélie

Puiser à la source



Les textes bibliques de ce dimanche nous invitent à corriger l’idée que nous nous faisons de Dieu. C’est ce qu’a dû faire le prophète Élie sur la montagne de l’Oreb (le Sinaï). Il se le représentait comme un Dieu de puissance. Il pensait le trouver dans l’ouragan puis dans le tremblement de terre. Mais le Seigneur n’était ni dans l’un ni dans l’autre. Après cela, ce fut le murmure d’une brise légère. C’est là qu’Élie découvre le vrai Dieu. Lui qui croyait sauver son honneur en massacrant les “infidèles” découvre qu’il était sur une fausse piste. Le vrai Dieu est amour et miséricorde. Ce n’est qu’en aimant que nous disons quelque chose de lui.


L’apôtre Paul s’était lui aussi trompé sur Dieu. Dans un premier temps, il a violemment persécuté les chrétiens. Mais un jour, il a rencontré Jésus sur le chemin de Damas. Pour lui, ce fut le point de départ d’une véritable conversion. Cette découverte extraordinaire, il voudrait la partager avec ses frères de la communauté juive. Mais ces derniers refusent de reconnaître Jésus comme le Messie. Paul nous fait part de sa douleur face à leur incrédulité. Ces derniers n’ont pas accepté de reconnaître que le privilège du peuple élu soit étendu aux païens qui ont mis leur foi en Dieu. Ils ne comprennent pas que si le Christ a livré son Corps et versé son sang c’est pour eux et pour la multitude.


Avec l’Évangile, c’est Jésus lui-même qui vient remettre les choses “à l’endroit”. Rappelons-nous : il vient de multiplier les pains pour nourrir une foule affamée. Imaginons l’excitation de tous ces gens. Les uns et les autres pensent qu’ils ont trouvé le roi qui les libèrera de l’occupant étranger. Jésus se rend compte de ce piège et il fait tout pour que ses disciples n’entrent pas dans ce jeu. C’est pour cela qu’il les renvoie de toute urgence vers l’autre rive. À travers cet événement, il veut nous faire comprendre que le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde. Il ne correspond pas à l’idée que nous nous en faisons. Pour y entrer, il nous faut quitter notre petit confort, nos certitudes, nos habitudes. Le Christ nous donne rendez-vous sur “l’autre rive”, celle de l’inconnu.


Après avoir renvoyé les foules, Jésus se retire seul sur la montagne pour prier. Il nous apprend que c’est là, dans la prière, que nous pourrons nous ajuster à Dieu et à son vrai projet d’amour. Comme Élie, comme Paul et comme les apôtres, nous risquons de nous faire des fausses idées sur le vrai Dieu. Mais si nous prenons le temps de le rencontrer dans la prière, nous comprenons mieux ce qu’il attend de nous. C’est dans le cœur à cœur avec lui que notre foi se purifie.


Pendant que Jésus est en prière sur la montagne, les disciples traversent la mer. Et voilà que survient la tempête. La barque est battue par les vagues. “Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer.” Les disciples sont affolés. Ils pensent que c’est un “fantôme”. Notre vie actuelle ressemble à cette traversée de la mer. Nous sommes engagés vers “l’autre rive”, celle où Jésus nous donne rendez-vous. Cette barque dont parle l’Évangile, c’est celle de Pierre, c’est l’Église de Jésus Christ. Tout au long des siècles, elle en a connu des tempêtes, des violences, des persécutions.


La mer déchaînée symbolise la mort. Elle représente le lieu des puissances du mal. Jésus qui marche sur la mer vient nous faire comprendre que le mal n’a pas de prise sur lui. Il nous révèle le vrai Dieu qui est vainqueur de la mort et du péché. Quand tout va mal, nous risquons de croire que Dieu nous a abandonnés. Mais il est là, bien présent ; et nous dit “Viens”. Il voit nos doutes, nos peurs quand nous sommes affrontés à la tempête. Mais il est là pour nous rassurer et nous apprendre l’espérance.


Si nous accueillons le Christ dans la barque de nos vies, nous savons que nous pourrons compter sur lui. Nous serons unis dans la foi en lui. Il ne demande qu’à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos doutes. Il ne cesse de nous tendre la main. L’Église est cette barque qui doit affronter les tempêtes. Ce qui la sauve ce n’est pas les qualités ni le courage de ses membres mais la foi qui lui permet d’avancer dans l’obscurité. La foi nous donne l’assurance de la présence de Jésus à nos côtés.


Et surtout, n’oublions pas : chaque dimanche, Jésus nous invite à l’Eucharistie. Il nous propose son Corps et son sang pour nous rendre forts dans les épreuves. Avec lui, nous pourrons continuer notre route avec plus de courage. Et à la fin de la messe, nous serons envoyés pour être les témoins et les messagers de cette bonne nouvelle. C’est ensemble, les uns avec les autres que nous pourrons faire cette belle profession de foi : “VRAIMENT, TU ES LE FILS DE DIEU”.

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT




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