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July 26, 2026
On this page you will find:
The readings for Mass, the Mass leaflet with the choice of hymns
A sample universal prayer available for download, in PDF and editable Word formats.
A meditation on the Sunday Gospel, a spiritual text and commentary by Marie-Noëlle Thabut
17e dimanche du T O
Journée mondiale des grands-parents
et des personnes âgées

Le royaume des Cieux est comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
Mt 13, 47
Readings from the Mass
Feuille de Messe
Prière universelle
Consult the Lectio Divina page, which invites you to read the Gospel in a prayerful atmosphere so that you may be touched in your heart. It is important not to rush to read commentaries or homilies before having this personal experience of encountering Christ in Scripture.
Next, if you wish, you can read the meditations below which will enrich your personal reading and meditation.
Méditation du Pape François
Jésus s’adressait à ses auditeurs avec des paroles simples, que tous pouvaient comprendre. Ce soir aussi — nous l’avons entendu — Il nous parle à travers de brèves paraboles, qui font référence à la vie quotidienne des personnes de cette époque. Les similitudes du trésor caché dans le champ et de la perle de grande valeur voient comme protagonistes un pauvre travailleur des champs et un riche marchand. Le marchand est depuis toute sa vie à la recherche d’un objet de valeur, qui puisse combler sa soif de beauté et il parcourt le monde, sans renoncer, dans l’espérance de trouver ce qu’il est en train de chercher. L’autre, l’agriculteur, ne s’est jamais éloigné de son champ et accomplit le travail de toujours, avec les gestes quotidiens habituels. Et pourtant, pour tous les deux, l’issue finale est la même : la découverte de quelque chose de précieux, pour l’un : un trésor, pour l’autre : une perle de grande valeur. Tous les deux se rapprochent par un même sentiment : la surprise et la joie d’avoir trouvé la satisfaction de chaque désir. Enfin, tous les deux n’hésitent pas à tout vendre pour acquérir le trésor qu’ils ont trouvé. À travers ces deux paraboles, Jésus enseigne ce qu’est le Royaume des cieux, comment le trouver, ce qu’il faut faire pour le posséder.
Qu’est-ce que le royaume des cieux ? Jésus ne se préoccupe pas de l’expliquer. Il l’énonce dès le début dans son Évangile : « Le royaume des cieux est proche » ; — aujourd’hui aussi il est proche, parmi nous — toutefois il ne le fait jamais voir directement, mais toujours de manière réfléchie, en racontant la manière d’agir d’un maître, d’un roi, de dix vierges… Il préfère le laisser comprendre, à travers des paraboles et des similitudes, en en manifestant surtout les effets : le royaume des cieux est capable de changer le monde, comme le levain caché dans la pâte ; il est petit et humble comme un grain de sénevé, qui toutefois deviendra grand comme un arbre. Les deux paraboles sur lesquelles nous voulons réfléchir nous font comprendre que le Royaume de Dieu se fait présent dans la personne même de Jésus. C’est Lui le trésor caché, c’est Lui la perle de grande valeur. On comprend la joie de l’agriculteur et du marchand : ils ont trouvé ! C’est la joie de chacun de nous quand nous découvrons la proximité et la présence de Jésus dans notre vie. Une présence qui transforme l’existence et nous ouvre aux exigences de nos frères ; une présence qui invite à accueillir toute autre présence, même celle de l’étranger et de l’immigré. C’est une présence accueillante, c’est une présence joyeuse, c’est une présence féconde : c’est ainsi qu’est le Royaume de Dieu en nous.
Vous pourrez me demander : comment trouve-t-on le Royaume de Dieu ? Chacun de nous a un parcours particulier, chacun de nous a sa route dans la vie. Pour certains, la rencontre avec Jésus est attendue, désirée, longuement recherchée, comme nous le montre la parabole du marchand qui parcourt le monde pour trouver quelque chose de valeur. Pour d’autres, cela se produit à l’improviste, presque par hasard, comme dans la parabole de l’agriculteur. Cela nous rappelle que Dieu se laisse toujours rencontrer, car c’est Lui qui le premier désire nous rencontrer et qui le premier cherche à nous rencontrer : il est venu pour être le « Dieu avec nous ». Et Jésus est parmi nous, Il est ici aujourd’hui. Il l’a dit lui- même : quand vous êtes réunis en mon nom, je suis parmi vous. Le Seigneur est ici, il est avec nous, il est parmi nous ! C’est Lui qui nous cherche, c’est Lui qui se laisse trouver, même par celui qui ne le cherche pas. Parfois, il se laisse trouver dans des lieux insolites et à des moments inattendus. Quand on trouve Jésus, on est fasciné par lui, conquis, et c’est une joie d’abandonner notre manière habituelle de vivre, parfois stérile et apathique, pour embrasser l’Évangile, pour nous laisser guider par la logique nouvelle de l’amour et du service humble et désintéressé. La Parole de Jésus, l’Évangile. Je vous pose une question, mais je ne veux pas que vous répondiez : combien d’entre vous lisent chaque jour un passage de l’Évangile ? Mais combien de vous, peut-être, se dépêchent-ils de finir leur travail pour ne pas rater le feuilleton télévisé... Avoir l’Évangile entre les mains, avoir l’Évangile sur sa table de nuit, avoir l’Évangile dans son sac, avoir l’Évangile dans sa poche et l’ouvrir pour lire la Parole de Jésus : c’est ainsi que vient le Royaume de Dieu. Le contact avec la Parole de Jésus nous rapproche du Royaume de Dieu. Pensez-y bien : un petit Évangile toujours à portée de main, on l’ouvre à un endroit choisi au hasard et on lit ce que dit Jésus, et Jésus et là.
Que faire pour posséder le Royaume de Dieu ? Sur ce point, Jésus est très explicite : l’enthousiasme, la joie de la découverte ne suffisent pas. Il faut placer la perle précieuse du Royaume devant tout autre bien terrestre : il faut placer Dieu à la première place dans notre vie, le préférer à tout. Accorder le primat à Dieu signifie avoir le courage de dire non au mal, non à la violence, non aux abus, pour vivre une vie de service aux autres et en faveur de la légalité et du bien commun. Quand une personne découvre Dieu, le vrai trésor, elle abandonne un style de vie égoïste et s’efforce de partager avec les autres la charité qui vient de Dieu. Qui devient ami de Dieu, aime ses frères, s’engage à sauver leur vie et leur santé en respectant également l’environnement et la nature. Je sais que vous souffrez à cause de ces choses. Aujourd’hui, lorsque je suis arrivé, l’un de vous s’est approché et m’a dit : Père, donnez-nous l’espérance. Mais moi je ne peux pas vous donner l’espérance, je peux vous dire que là où il y a Jésus, il y a l’espérance ; là où il y a Jésus, les frères s’aiment, on s’engage à sauvegarder leur vie et leur santé en respectant également l’environnement et la nature. Voilà l’espérance qui ne déçoit jamais, celle que donne Jésus ! Cela est particulièrement important sur votre belle terre qui exige d’être protégée et préservée, qui exige d’avoir le courage de dire non à toute forme de corruption et d’illégalité — nous connaissons tous le nom de ces formes de corruption et d’illégalité — qui exige de tous d’être des serviteurs de la vérité et d’assumer en toute situation le style de vie évangélique qui se manifeste dans le don de soi et dans l’attention au pauvre et à l’exclu. S’occuper du pauvre et de l’exclu ! La Bible est pleine de ces exhortations. Le Seigneur dit : faites ceci ou cela, cela ne m’importe pas, ce qui m’importe, c’est que l’orphelin soit soigné, que la veuve soit soignée, que l’exclu soit écouté, que la création soit préservée. c’est cela est le Royaume de Dieu !
Aujourd’hui est la fête de sainte Anne, et moi j’aime l’appeler la grand-mère de Jésus et aujourd’hui est un beau jour pour fêter les grands-mères. Lorsque j’encensais, j’ai vu une très belle chose : la statue de sainte Anne n’est pas couronnée, sa fille, Marie, est couronnée. Et cela est beau. Sainte Anne est la femme qui a préparé sa fille pour devenir reine, pour devenir la reine des cieux et de la terre. Elle a fait un beau travail cette femme ! Sainte Anne, patronne de Caserte, a rassemblé sur cette place les diverses composantes de la communauté diocésaine avec l’évêque et en présence des autorités civiles et des représentants de diverses réalités sociales. Je désire vous encourager tous à vivre la fête patronale libre de tout conditionnement, expression pure de foi d’un peuple qui se reconnaît famille de Dieu et renforce les liens de la fraternité et de la solidarité. Sainte Anne a sans doute écouté sa fille Marie proclamer les paroles du Magnificat, que Marie a certainement répété tant de fois : « Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles, Il a comblé de biens les affamés » (Lc 1, 52-53). Qu’elle vous aide à rechercher l’unique trésor, Jésus, et qu’elle vous enseigne à découvrir les critères de l’action de Dieu ; qu’Il renverse les jugements du monde, qu’Il vienne au secours des pauvres et des petits et comble de biens les humbles, qui lui confient leur existence. Gardez l’espérance, l’espérance ne déçoit pas. Et je voudrais vous répéter : ne vous laissez pas voler l’espérance !
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VISITE DU SAINT-PÈRE À CASERTE
MESSE
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Place Charles III, Palais royal de Caserte (Italie) Samedi 26 juillet 2014
Homélie
Puiser à la source
Les lectures de ce dimanche nous invitent à nous rattacher aux biens qui demeurent. Nous avons entendu le témoignage du jeune roi Salomon (1ère lecture). Il aurait pu demander au Seigneur de longs jours, de nombreuses richesses ou encore la mort de ses ennemis. Mais il a compris que le plus important n’est pas là. Il demande « un cœur attentif pour qu’il sache gouverner le peuple et discerner le bien et le mal ». Il demande à Dieu le don de bien servir l’alliance entre Dieu et son peuple. Tout cela n’a rien à voir avec la gloire personnelle, les richesses, la considération et les honneurs.
Ce texte biblique nous interpelle et nous renvoie à nous-mêmes : est-ce vraiment le discernement que nous demandons au Seigneur ? Trop souvent, nous nous attachons à la satisfaction immédiate de nos désirs. En ce dimanche, nous pouvons laisser retentir en nous la prière de Salomon. Cette prière pourrait être la nôtre en ce temps de vacances. Le Seigneur est là pour nous offrir le seul vrai trésor. Malheureusement, nous avons peut-être trop tendance à choisir la pacotille. Mais le Seigneur ne cesse de nous supplier : « Revenez à moi de tout votre cœur ».
C’est aussi ce message que l’apôtre Paul nous transmet à sa manière dans la seconde lecture. Il s’adresse à des chrétiens qui risquent de se décourager à cause des difficultés qu’ils rencontrent. Alors, il les renvoie à l’essentiel : il leur rappelle qu’ils sont engagés sur la route par Dieu lui-même. Ce cheminement s’est déroulé en plusieurs étapes : la préparation lointaine, l’appel, le bouleversement de la conversion. Au terme de cette route, nous sommes appelés à un avenir de gloire. Nous ne devons pas craindre de marcher hardiment à la suite du Christ. En lui, nous sommes établis dans une authentique relation à Dieu. Ses paroles sont celles de la Vie Éternelle.
Dans l’Évangile, Jésus nous propose des paraboles, des images, qui, précisément, nous parlent du Royaume de Dieu. Ce Royaume est comparable à un trésor caché dans un champ. L’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède et il achète le champ. Comment cet homme cet homme a-t-il pu trouver ce trésor caché dans un champ ? Il n’y a pas 36 solutions : il était en train de travailler le champ. Le Seigneur nous offre un trésor extraordinaire que l’on doit trouver à force de travail.
Ce travail, c’est celui que Dieu a demandé à l’homme dès le début de la Création. Dieu a confié la terre à l’homme pour qu’il la travaille. Travailler? Ça veut dire scruter la Parole de Dieu. Pour les rabbins (chefs religieux), la terre c’est d’abord la Parole de Dieu. Il nous faut la scruter, chercher, creuser jusqu’à ce qu’on ait trouvé le seul vrai trésor qui donne sens à notre vie.
Alors, nous dit Jésus, on vend tout pour acheter le champ. Mais ce que Dieu veut nous donner ne s’achète pas. Ce don est toujours gratuit et sans mérite de notre part. Pour comprendre cette parole, il nous vaut lire l’appel d’Isaïe (ch. 5) : « Venez acheter sans argent ». Quand il dit « sans argent, ça ne veut pas dire sans un effort personnel. Il s’agit de recevoir de Dieu à l’issue d’un travail que nous avons fait. L’important c’est de nous mettre continuellement dans une attitude de recherche et d’accueil. Ce n’est pas pour rien que Jésus a dit : « Cherchez et vous trouverez. »
Si nous ne creusons pas le champ, nous ne trouverons pas de trésor. Si nous ne cherchons pas, nous ne trouverons pas la perle précieuse. Cette recherche, c’est le désir de connaître qui est Dieu. Nous devons le chercher avec droiture. Si nous cherchons la lumière et la vérité de notre vie, nous finirons par la trouver. Mais cela ne sera possible que si nous fermons nos oreilles aux rumeurs destructrices et à toutes les chansons du mal qui empoisonnent nos existences ; il importe que nous ouvrions nos yeux aux merveilles de tendresse, de générosité et de réconciliation qui naissent chaque jour, parfois tout près de nous. C’est là que nous trouverons le Seigneur, notre seul vrai trésor.
Suite à cette découverte, l’Évangile nous dit que l’homme a tout vendu pour acheter. Comment ne pas penser à l’appel de Jésus au jeune homme riche : Tu as trouvé un trésor, tu m’as trouvé, tu veux me suivre : vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. C’est en donnant aux pauvres qu’on achète la présence du Seigneur. C’est en se débarrassant de tout ce dont on n’a pas besoin, en le vendant et en le donnant aux pauvres qu’on va recevoir ce don précieux qu’est la présence du Christ.
Le projet de Dieu sur notre vie est merveilleux. Mais il nous appartient de le découvrir. Nous devons pour cela abandonner nos idées qui sont trop petites et trop limitées et adopter celles de Dieu. C’est dans la méditation de sa Parole, Ancien et Nouveau Testament, que nous trouverons. Et surtout, n’oublions pas ce trésor qui nous rassemble chaque dimanche. C’est là que le Seigneur rejoint les communautés réunies en non nom. En communion les uns avec les autres, « exultons de joie, il est au milieu de nous ».
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
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