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La Nativité

Fruit du mystère :

La pureté du cœur

Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : «Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

Luc 2, 11 - 19

La pureté du cœur selon Thérèse de Lisieux

​

1. L'esprit d'enfance et la simplicité

•    « Être petit, c'est reconnaître son néant, attendre tout du bon Dieu comme un petit enfant attend tout de son père. » (DE, 6 août 1897)

•    « Je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection… » : elle cherche un « ascenseur », «vos bras, ô Jésus ». (Ms C, 2v-3r)


2. Le détachement de l'ego

•    « Ce qui plaît au bon Dieu […] c'est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c'est l'espérance aveugle que j'ai en sa miséricorde. » (LT 197, à sœur Marie du Sacré-Cœur, 17 septembre 1896)

•    « Être petit, c'est encore ne point s'attribuer à soi-même les vertus qu'on pratique. » (DE, 6 août 1897)

•    « Dans le soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides. » (Acte d'offrande, Pri 6)


3. L'unité d'intention : aimer sans retour

•    « Je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul amour, dans l'unique but de vous faire plaisir. » (Acte d'offrande, Pri 6, 9 juin 1895)


4. La confiance absolue en la Miséricorde

•    « C'est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'Amour. » (LT 197)

•    « Si j'avais commis tous les crimes possibles, j'aurais toujours la même confiance » : cette multitude d'offenses serait « une goutte d'eau jetée dans un brasier ardent ». (été 1897, texte repris dans un poème)

•    Thérèse se sait préservée par la miséricorde, comme un enfant que son père a retenu avant la chute. (Ms A, 38r-v)


Sigles : Ms A, B, C = manuscrits autobiographiques ; LT = lettres ; DE = Derniers Entretiens ; Pri = prières ; PN = poésies.

Notre Père, 

10 Je vous salue Marie 

(en méditant le mystère), 

Gloire au Père.

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