
April 13, 2025
On this page you will find:
The readings for Mass, the Mass leaflet with the choice of hymns
A sample universal prayer available for download , in PDF and editable Word formats.
A meditation on the Sunday Gospel , a spiritual text and a commentary by Marie-Noëlle Thabut
Palm Sunday
and of the Passion of the Lord

The whole crowd of disciples, filled with joy, began to praise God with a loud voice and they said:
"Blessed is he who comes in the name of the Lord!"
Luke 19:37b:38
Readings from the Mass
Mass leaflet
Universal Prayer
Lectio Divina
Consult this page for a prayerful preparation for the liturgy and then read the meditations below.
The Gospel for this Sunday
presented to children
(and to those who resemble them)
Interview with Bernadette Dumont
for Magnificat
(I highly recommend subscribing: here )
For us, Christ became obedient,
even unto death, and death on a cross.
That is why God exalted him:
He bestowed upon him the Name which is above every name.
◗ This Sunday, we read the Gospel of Jesus’ triumphant entry into Jerusalem, after the blessing of the palms and before the solemn entry into the church.
Yes, and then, during the mass, the Gospel of the Passion will be proclaimed.
◗ Why does the priest "bless and sanctify" the palm branches?
To make them "sacred," so that they become what the Church calls a "sacramental." A sacramental is a reality of the visible world—here, the blessed palm branches—that reveals a mystery of our salvation—here, the entry of Jesus into his Passion before the triumph of his resurrection.
◗ Why then bring the branches home?
So that, throughout the year, at the very heart of our daily lives, they may signify what they were blessed and sanctified for: the Passion that saves us and the Resurrection that gives us new birth to eternal life. This is why we place sprigs of palm on every crucifix we have in our homes. It is also a beautiful gesture to place a sprig on framed photos of deceased family members, especially if we thus make them present in our prayer corner. We can also revive the tradition of visiting the cemetery on Palm Sunday or during Holy Week to pray at the graves of our loved ones and place a blessed palm branch there, as a sign of communion in faith in the Resurrection.
◗ Reading the Passion according to Saint Luke is very engaging, but also very long for children.
Certainly. That is why during the service, it is imperative that children be able to read the proclamation on a suitable medium (Magnificat Junior, for example, or a photocopy) while they listen to it.
◗ …and too long to be presented in detail.
All that's needed is to prepare the child for the reading and listening experience by introducing them to the profound meaning of the story as its author, Saint Luke, tells it to us. Jesus is our servant. He dedicated himself to our service. He loves us. He will love us to the very end: offering his life so that evil and death lose their power over us and that we may have Life. What life? His Life, divine Life.
◗ And perhaps it should be remembered that Palm Sunday and Passion Sunday is the first day of Holy Week?
That would indeed be a good conclusion, in the form of an opening towards Easter next Sunday.
Catechist and author of children's books, Bernadette Dumont is a mother and grandmother .
Better understanding the Gospel
with Marie-Noëlle Thabut
Mieux comprendre l’Évangile
avec Marie-Noëlle Thabut
Commentaire de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ selon Saint Luc
Chaque année, pour le dimanche des Rameaux, nous lisons le récit de la Passion dans l’un des trois Evangiles synoptiques ; cette année, c’est donc dans l’Evangile de Luc. En fait, dans les quelques minutes de cette émission, je ne peux pas lire en entier le récit de la Passion, mais je vous propose de nous arrêter aux épisodes qui sont propres à Luc ; bien sûr, dans les grandes lignes, les quatre récits de la Passion sont très semblables ; mais si on regarde d’un peu plus près, on s’aperçoit que chacun des Evangélistes a ses accents propres. Ce n’est pas étonnant : on sait bien que plusieurs témoins d’un même événement racontent les faits chacun à leur manière ; eh bien, les évangélistes rapportent l’événement de la Passion du Christ de quatre manières différentes : ils ne retiennent pas les mêmes épisodes ni les mêmes phrases ; voici donc quelques épisodes et quelques phrases que Luc est seul à rapporter.Pour commencer, vous vous rappelez qu’après le dernier repas, avant même de partir pour le jardin des Oliviers, Jésus avait annoncé à Pierre son triple reniement ; cela les quatre évangiles le racontent ; mais Luc est le seul à rapporter une phrase de Jésus à ce moment- là : « (Simon), j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères. » (Lc 22,32). Ce qui est, je pense, une suprême délicatesse de Jésus, qui aidera Pierre à se relever au lieu de sombrer dans le désespoir après sa trahison.Et Luc est le seul également à noter le regard que Jésus a posé sur Pierre après son reniement : trois fois de suite, dans la maison du Grand Prêtre, Pierre a affirmé ne rien connaître de Jésus de Nazareth ; aussitôt, Luc note : « Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre. » (Lc 22,61). Dans le texte d’Isaïe que nous lisons ce dimanche en première lecture, celui que le prophète Isaïe appelait le Serviteur de Dieu disait : « Le SEIGNEUR mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. » (Is 50,4). C’est bien ce que Jésus a soin de faire avec son disciple : réconforter à l’avance celui qui l’aura renié et risquera bien de se décourager.Autre épisode propre à l’évangile de Luc dans la Passion de Jésus, la comparution devant Hérode Antipas ; vous vous rappelez que c’est Hérode le Grand qui régnait (sous l’autorité de Rome, évidemment) sur l’ensemble du territoire au moment de la naissance de Jésus ; lorsque Hérode le Grand est mort (en - 4), le territoire a été divisé en plusieurs provinces ; et au moment de la mort de Jésus (en 30 de notre ère, probablement), la Judée, c’est-à-dire la province de Jérusalem, était gouvernée par un procurateur romain, tandis que la Galilée était sous l’autorité d’un roi reconnu par Rome, qui était un fils d’Hérode le Grand, on l’appelait Hérode Antipas.Je vous lis ce récit : « Apprenant qu’il (Jésus) relevait de l’autorité d’Hérode, il (Pilate) le renvoya devant ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. A la vue de Jésus, Hérode éprouva une joie extrême : en effet, depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa bon nombre de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là et l’accusaient avec véhémence. Hérode, ainsi que ses soldats, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant il y avait de l’hostilité entre eux. » (Lc 23,7-12).Enfin, je voudrais attirer votre attention sur trois phrases qui sont propres à Luc dans le récit de la Passion ; deux sont des paroles de Jésus et si Luc les a notées, c’est parce qu’elles révèlent bien ce qui est important à ses yeux : d’abord cette prière extraordinaire de Jésus : « Père pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ! » (Lc 23,34). C’est au moment précis où les soldats romains viennent de crucifier Jésus : « ils ne savent pas ce qu’ils font ! » Que font-ils ? Ils ont expulsé au-dehors de la Ville Sainte celui qui est le Saint par excellence. Ils ont expulsé leur Dieu ! Ils mettent à mort le Maître de la Vie. Au Nom de Dieu, le Sanhédrin, c’est-à-dire le tribunal de Jérusalem, a condamné Dieu. Que fait Jésus ? Sa seule parole est de pardon ! C’est bien dans le Christ pardonnant à ses frères ennemis que nous découvrons jusqu’où va l’amour de Dieu. (« Qui m’a vu a vu le Père » avait dit Jésus, la veille. Jn 14,9).Deuxième phrase : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Lc 23,43). Je resitue le passage : tout le monde agresse Jésus ; trois fois retentit la même interpellation à Jésus crucifié : « Si tu es... » ; « Si tu es le Messie », ricanent les chefs... « Si tu es le roi des Juifs », se moquent les soldats romains ... « Si tu es le Messie », injurie l’un des deux malfaiteurs crucifiés en même temps que lui.Et c’est là qu’intervient celui que nous appelons « le bon larron », qui n’était pourtant pas un « enfant de chœur » comme on dit ! Alors en quoi est-il admirable ? En quoi est-il un exemple ? Il commence par dire la vérité : « Pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. »Puis il s’adresse humblement à Jésus : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Il reconnaît Jésus comme le Sauveur, il l’appelle au secours... prière d’humilité et de confiance... Il lui dit « Souviens-toi », ce sont les mots habituels de la prière que l’on adresse à Dieu : à travers Jésus, c’est donc au Père qu’il s’adresse : « Jésus, souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton Royaume » ; on a envie de dire « Il a tout compris ».*Enfin, je voudrais attirer votre attention sur une phrase que Luc, là encore, est seul à dire : « Déjà brillaient les lumières du sabbat » (23,54). Luc termine le récit de la Passion et de la mort du Christ par une évocation insistante du sabbat ; il précise que les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée sont allées regarder le tombeau pour voir comment le corps de Jésus avait été placé, elles ont préparé d’avance aromates et parfums, puis elles ont observé le repos du sabbat. Le récit de ces heures terribles s’achève donc sur une note de lumière et de paix ; n’est-ce pas curieux ?Pour les Juifs, et, visiblement Luc était bien informé, le sabbat était la préfiguration du monde à venir : un jour où l’on baignait dans la grâce de Dieu ; le jour où Dieu s’était reposé de toute l’œuvre de création qu’il avait faite, comme dit le livre de la Genèse ; le jour où, par fidélité à l’Alliance, on scrutait les Ecritures dans l’attente de la nouvelle création.« Déjà brillaient les lumières du sabbat » : combien Luc a-t-il raison d’insister ! Dans la Passion et la mort de Jésus de Nazareth, l’humanité nouvelle est née : le règne de la grâce a commencé. Désormais, nos crucifix nous montrent le chemin à suivre : celui de l’amour des autres, quoi qu’il en coûte, celui du pardon.-----------------------Complément* Le bon larron connaissait-il cette phrase de Ben Sirac : « Avant le jugement fais ton examen de conscience : lors de la visite du Seigneur, tu trouveras le pardon » (Si 18,20) ? C’est très exactement ce qu’il a fait.

