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Mystères lumineux

La transfiguration

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Fruit du mystère :

La contemplation​

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«Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart, sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière» (Mt 17, 1-2).

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Méditation

Avec la petite Thérèse​

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Le lien entre Thérèse et la Transfiguration passe par son nom même : sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face. Le visage du Christ, resplendissant au Thabor et défiguré pendant la Passion, est au cœur de sa vie spirituelle. Il faut pourtant noter un renversement : là où les apôtres contemplent la gloire visible, Thérèse contemple surtout la gloire cachée.

La Sainte Face, envers de la Transfiguration

Thérèse reçoit ce second nom lors de sa prise d’habit, en janvier 1889, au moment où son père entre dans une épreuve douloureuse de maladie et d’humiliation. Elle découvre alors dans le prophète Isaïe la figure du Serviteur souffrant, sans éclat ni beauté, au visage caché, que les hommes méprisent (Is 53). Elle dira plus tard que ces paroles ont été le fondement de toute sa dévotion à la Sainte Face.

Au Thabor, la divinité de Jésus transparaît dans son visage. Dans la Passion, elle se cache sous la souffrance. Thérèse comprend qu’il s’agit du même visage et de la même gloire. Les Évangiles relient d’ailleurs les deux : selon saint Luc, Moïse et Élie parlent avec Jésus du « départ » qu’il va accomplir à Jérusalem. La lumière du Thabor est donnée aux apôtres pour qu’ils ne perdent pas la foi devant la croix.

Être cachée comme lui

Pour Thérèse, contempler la Sainte Face donne envie de lui ressembler, non dans l’éclat, mais dans l’effacement. Elle désire être oubliée, inconnue, que sa beauté à elle aussi soit cachée, pour n’être vue que de Jésus. En 1895, elle écrit un Cantique à la Sainte Face (PN 20) où ce visage voilé devient « son ciel ici-bas ». Elle y trouve sa patrie et sa paix, et non un objet de tristesse.

Regardée à travers la Face de Jésus

Dans l’Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux (juin 1895), Thérèse demande au Père de ne la regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’amour. C’est une belle lecture de la voix du Thabor, « Celui-ci est mon Fils bien-aimé » : le Père aime ses enfants en regardant le visage de son Fils. Notre transfiguration n’est pas un effort pour briller, c’est se laisser recouvrir de la lumière du Christ.

« Écoutez-le »

La voix du Père invite les apôtres à écouter Jésus. Thérèse a vécu cette parole à la lettre. Dans le Manuscrit A, elle explique que l’Évangile, plus que tout autre livre, nourrit sa prière, et qu’elle y découvre toujours des lumières nouvelles.

Une foi sans Thabor

Les dix-huit derniers mois de sa vie, Thérèse traverse une profonde nuit de la foi, où la pensée du Ciel ne lui apporte plus aucune consolation. Elle n’a pas de Thabor à ce moment-là. Elle continue pourtant à croire et à aimer, comme les apôtres qui ont dû descendre de la montagne et marcher vers Jérusalem en ne gardant que le souvenir de la lumière. C’est peut-être la leçon la plus forte qu’elle tire de ce mystère : la lumière entrevue suffit pour avancer dans l’obscurité.

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Notre Père,

10 Je vous salue, Marie (en méditant le mystère),

Gloire au Père.

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