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Mystères douloureux

L'agonie de Jésus à Gethsémani

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Fruit du mystère :

L'abandon à la volonté du Père

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«Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit: "Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier". Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors: "Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi". Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux". 

Mt 26, 36-39

 

Dans les Évangiles :   (Mt 26.36-50 ; Mc 14.32-46 ; Lc 22.39-48 ; Jn 18.1-8)​

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Méditation

Avec la petite Thérèse

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Les grands axes de sa méditation

 

Une agonie sans consolation.

Dans le Manuscrit C, elle décrit son épreuve de la foi comme un tunnel, un mur dressé jusqu’au ciel. Elle n’y voit pas un échec spirituel mais le lieu où elle rejoint Jésus qui, au jardin, a prié sans être exaucé selon ses désirs.

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Le calice accepté pour les autres.

Toujours dans le Manuscrit C, elle accepte de s’asseoir à la « table des pécheurs », de manger leur pain d’amertume, pour ceux qui ne croient pas. C’est sa manière de boire le calice avec le Christ : non une souffrance cherchée pour elle-même, mais une solidarité.

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La faiblesse de Jésus comme consolation.

Thérèse est rassurée que Jésus ait eu peur et ait demandé que la coupe s’éloigne. Elle n’a pas besoin d’être héroïque ; il suffit d’être petite et de s’abandonner, comme lui : « que ta volonté soit faite ».

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Consoler Jésus.

Fidèle à sa dévotion à la Sainte Face, elle désire tenir compagnie à Jésus abandonné de ses disciples endormis, à la manière de l’ange qui le réconforte (Lc 22,43).

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« Notre-Seigneur au Jardin des Oliviers jouissait de toutes les délices de la Trinité, et pourtant son agonie n’en était pas moins cruelle. C’est un mystère, mais je vous assure que j’en comprends quelque chose par ce que j’éprouve moi-même. » Derniers Entretiens (été 1897, notés par Mère Agnès)

Souffrons avec amertume, sans courage !... « Jésus a souffert avec tristesse. Sans tristesse est-ce que l'âme souffrirait ? » (P. Pichon). Et nous voudrions souffrir généreusement, grandement ! Quelle illusion ! LT 26.4.1889

Notre-Seigneur ne nous demande jamais de sacrifices au-dessus de nos forces. Parfois, il est vrai, ce divin Sauveur nous fait sentir toute l'amertume du calice qu'il présente à notre âme. Lorsqu'il demande le sacrifice de tout ce qui est le plus cher au monde, il est impossible, à moins d'une grâce toute particulière, de ne pas s'écrier comme Lui au Jardin de l'Agonie : « Mon Père, que ce calice s'éloigne de moi... Cependant, que votre volonté soit faite et non la mienne ». Il est bien consolant de penser que Jésus, le Dieu Fort, a connu nos faiblesses, qu'Il a tremblé à la vue du calice amer, ce calice qu'autrefois il avait si ardemment désiré de boire...

LT 26.12.1896

Les épreuves de Jésus, quel mystère ! Il a donc des épreuves, Lui aussi ? Oui, Il en a et souvent Il est seul à fouler le vin dans le pressoir, Il cherche des consolateurs et ne peut pas en trouver... Beaucoup servent Jésus quand Il les console, mais peu consentent à tenir compagnie à Jésus... souffrant au Jardin de l'Agonie. Qui donc voudra servir Jésus pour Lui-même ?... Ah ! ce sera
nous...
LT 7.7.1894

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Notre Père,

10 Je vous salue Marie (en méditant le mystère),

Gloire au Père.

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