Mystères lumineux
Jésus annonce le Royaume de Dieu

Fruit du mystère :
La conversion intérieure, la sainteté
"Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". (Mc 1, 15)
Méditation
Avec la petite Thérèse
Sa « petite voie » est une manière de comprendre l’annonce du Royaume. Jésus le proclame avec un appel à la conversion et une offre de pardon, et il précise à qui il est promis : aux petits.
Le Royaume appartient aux petits
La parole de Jésus qui résume le mieux Thérèse est celle-ci : « Si vous ne devenez comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18, 3). Toute sa voie d’enfance spirituelle en découle. Il ne s’agit pas de grandir en mérites, mais de rester petit, de tout attendre du Père et de se laisser porter.
Dans le Manuscrit C, elle raconte comment elle a découvert sa « petite voie » en cherchant dans l’Écriture. Elle y trouve la parole du livre des Proverbes : « Si quelqu’un est tout petit, qu’il vienne à moi. » Elle compare alors Jésus à un « ascenseur » qui la soulève jusqu’à Dieu, puisqu’elle est trop petite pour gravir le rude escalier de la perfection. Le Royaume n’est pas une conquête, il est un don fait à ceux qui se reconnaissent pauvres.
Elle aime aussi la prière de Jésus qui bénit son Père d’avoir caché ces choses aux sages et de les avoir révélées aux tout-petits (Mt 11, 25). Pour elle, Dieu se donne à connaître de cette manière : sans bruit de paroles, sans avoir besoin de savants, directement au cœur.
La miséricorde, cœur du Royaume
Le Manuscrit A s’ouvre sur son projet de « chanter les miséricordes du Seigneur ». Le Royaume que Thérèse découvre est d’abord celui d’un Dieu qui pardonne. À la toute fin du Manuscrit C, elle écrit que, même si elle avait commis tous les péchés possibles, elle irait vers Jésus avec la même confiance, comme Marie-Madeleine et le fils prodigue. C’est le pardon des péchés annoncé par Jésus, accueilli sans crainte.
L’appel à la conversion : Pranzini
À quatorze ans, en 1887, Thérèse prie avec ardeur pour Pranzini, un criminel condamné à mort qui refusait tout signe de repentir. Juste avant son exécution, il saisit le crucifix que lui tend l’aumônier et l’embrasse par trois fois. Thérèse l’appelle son « premier enfant ». Elle découvre alors sa vocation : prier pour les pécheurs, pour que l’appel du Royaume atteigne même ceux qui semblent les plus éloignés.
Annoncer le Royaume sans sortir du Carmel
Thérèse n’a jamais prêché sur les routes, et pourtant elle est patronne des missions. Elle a soutenu deux missionnaires par sa prière et ses lettres, et elle voulait annoncer l’Évangile au monde entier par l’amour vécu dans les petites choses. Peu avant sa mort, elle dit vouloir passer son Ciel à faire du bien sur la terre. Le Royaume continue de s’annoncer à travers elle.
Notre Père,
10 Je vous salue, Marie (en méditant le mystère),
Gloire au Père.

