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21 novembre 2025

L'évangéliste Jean attire notre attention sur un détail que nous ne trouvons pas dans les autres Évangiles : en pleurant près du tombeau vide, Marie-Madeleine ne reconnut pas immédiatement Jésus ressuscité, mais pensa qu'il s'agissait du gardien du jardin. En effet, dès le récit de l'enterrement de Jésus, au coucher du soleil du Vendredi saint, le texte était très précis : « À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn 19, 40-4141-42).
C'est ainsi que s'achève, dans la paix du sabbat et la beauté d'un jardin, la lutte dramatique entre les ténèbres et la lumière qui s'est déclenchée avec la trahison, l'arrestation, l'abandon, la condamnation, l'humiliation et la mise à mort du Fils, qui « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jn 13, 1). Cultiver et garder le jardin est la tâche originelle (cf. Gn 2, 15) que Jésus a porté à son accomplissement. Ses dernières paroles sur la croix – « Tout est accompli » (Jn 19, 30) – invitent chacun à retrouver cette même tâche, sa tâche. C'est pourquoi, « inclinant la tête, il rendit l'esprit » (v. 30).
Pape Léon XIV
CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV
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