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Paroles d'Espérance

6 janvier 2026

Chers amis, l’espérance que nous annonçons doit être les pieds sur terre : elle vient du ciel, mais pour engendrer ici-bas une histoire nouvelle. Alors, voyons dans les dons des Mages ce que chacun de nous peut mettre en commun, ce qu’il ne peut plus garder pour lui mais partager, afin que Jésus grandisse parmi nous. Que son Royaume grandisse, que ses paroles s’accomplissent en nous, que les étrangers et les adversaires deviennent des frères et des sœurs, que l’inégalité fasse place à l’équité, que l’industrie de la guerre cède la place à l’artisanat de la paix. Tisseurs d’espérance, mettons-nous en route vers l’avenir par une autre voie (cf. Mt 2, 12)

SOLENNITÉ DE L'ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Loggia centrale de la basilique Saint-Pierre
Mardi 6 janvier 2026

1 janvier 2026

Sœurs et frères, si la prière chrétienne est si profondément mariale, c’est parce que en Marie de Nazareth nous voyons une de nous qui engendre. Dieu l’a rendue féconde et est venue à notre rencontre avec ses traits, comme chaque fils ressemble à sa mère. C’est la Mère de Dieu et la nôtre. Nous disons «Notre espérance» dans Salve Regina. Elle ressemble au Fils et le Fils lui ressemble. Et nous, nous ressemblons à cette Mère qui a donné un visage, un corps et une voix à la Parole de Dieu. Nous lui ressemblons, car nous pouvons engendrer la Parole de Dieu ici-bas, transformer le cri que nous entendons lors d’un accouchement. Jésus veut naître encore: nous pouvons lui donner corps et voix. Voici l’accouchement que la Création attend.

Espérer, c’est générer. Espérer, c’est voir ce monde devenir le monde de Dieu: le monde dans lequel Dieu, les êtres humains et toutes les créatures marchent à nouveau ensemble, dans la ville-jardin, la nouvelle Jérusalem. Que Marie, notre espérance, accompagne toujours notre pèlerinage de foi et l’espérance.

LÉON XIV

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AUDIENCE JUBILAIRE

CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV

Place Saint-Pierre
Samedi 20 décembre 2025

28 décembre 2025

Le Jubilé touche à sa fin, mais l’espérance que cette année nous a donnée ne cesse pas: nous resterons des pèlerins d’espérance! Nous avons écouté de saint Paul: «Notre salut est objet d'espérance» (Rm 8, 24). Sans espérance, nous mourrons; avec l’espérance, nous venons à la lumière. L’espérance est générative. En effet, c’est une vertu théologale, c’est-à-dire une force de Dieu, et comme elle engendre, elle ne tue pas mais fait naître et renaître. Telle est la vraie force. Celle qui menace et tue n’est pas une force: c’est de la toute-puissance, c’est une peur agressive, c’est un mal qui n’engendre rien. La force de Dieu fait renaître. C’est pourquoi je voudrais vous dire: espérer, c’est engendrer.

LÉON XIV

EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT

AUDIENCE JUBILAIRE

CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV

Place Saint-Pierre
Samedi 20 décembre 2025

24 décembre 2025

Quand le Noël est aux portes, nous pouvons dire: le Seigneur est proche! Sans Jésus, cette affirmation — le Seigneur est proche — pourrait sonner presque comme une menace. En Jésus, au contraire, nous découvrons que, comme l’avaient deviné les prophètes, Dieu est un sein de miséricorde. Jésus Enfant nous révèle que Dieu a des entrailles de miséricorde, à travers lesquelles il engendre toujours. En lui il n’y a pas de menace, mais le pardon.

LÉON XIV

AUDIENCE JUBILAIRE

CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV

Place Saint-Pierre
Samedi 20 décembre 2025

19 décembre 2025

Nous sommes absorbés par tant d'activités qui ne nous apportent pas toujours satisfaction. Nombre de nos actions concernent des choses pratiques et concrètes. Nous devons assumer de nombreux engagements, résoudre des problèmes, affronter des difficultés. Jésus, lui aussi, s'est impliqué auprès des autres et dans la vie, sans s’épargner, se donnant jusqu'au bout. Pourtant, nous percevons souvent que trop en faire, loin de nous épanouir, devient un tourbillon étourdissant qui nous prive de sérénité et nous empêche de vivre pleinement ce qui compte vraiment dans nos vies. Nous nous sentons alors fatigués, insatisfaits : le temps semble se disperser en mille choses pratiques qui, pourtant, ne percent pas le sens ultime de notre existence. Parfois, au terme de journées chargées, nous ressentons un vide. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas des machines, nous avons un cœur – ou plutôt, pouvons-nous dire, nous sommes un cœur.

Le cœur est le symbole de notre humanité tout entière , une synthèse de pensées, de sentiments et de désirs, le centre invisible de notre personne. L’évangéliste Matthieu nous invite à méditer sur l’importance du cœur, en citant cette belle phrase de Jésus : « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » ( Mt 6,21).

LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 17 décembre 2025

16 décembre 2025

La parole de Jésus nous libère de la prison du découragement et de la souffrance : toute prophétie trouve en Lui l'accomplissement attendu. C'est le Christ, en effet, qui ouvre les yeux de l'homme à la gloire de Dieu. Il donne la parole aux opprimés, auxquels la violence et la haine ont ôté la voix ; Il vainc l'idéologie qui rend sourd à la vérité ; Il guérit des apparences qui déforment le corps.

Le Verbe de la vie nous rachète ainsi du mal qui conduit le cœur à la mort. C'est pourquoi, en tant que disciples du Seigneur, nous sommes appelés en cette période de l'Avent à unir l'attente du Sauveur à l'attention pour ce que Dieu fait dans le monde

LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
IIIe dimanche de l'Avent

14 décembre 2025

15 décembre 2025

Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Phil 4, 4). Réjouissons-nous donc, car Jésus est notre espérance, surtout dans les moments d'épreuve, lorsque la vie semble perdre son sens et que tout nous paraît plus sombre...

LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
IIIe dimanche de l'Avent

14 décembre 2025

13 décembre 2025

« Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira » (Is 11,6).

Sœurs et frères, comme le monde a besoin de cette espérance ! Rien n’est impossible à Dieu. Préparons-nous à son Royaume, accueillons-le. Le plus petit, Jésus de Nazareth, nous guidera ! Il resplendit sur notre histoire comme le Soleil levant, Lui qui s’est remis entre nos mains, depuis la nuit de sa naissance jusqu’à l’heure sombre de sa mort sur la croix. Un jour nouveau a commencé : réveillons-nous et marchons dans sa lumière !

Voici la spiritualité de l’Avent, si lumineuse et concrète. Les lumières le long des rues nous rappellent que chacun peut être une petite lumière s’il accueille Jésus, germe d’un monde nouveau. Apprenons à le faire de Marie, notre Mère, femme de l’attente confiante et de l’espérance.

LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
IIe dimanche de l'Avent, 

7 décembre 2025

12 décembre 2025

Le mystère de l'Incarnation du Verbe divin est la révélation de l'amour que Dieu le Père nourrit pour chacun de nous. Comme l'écrivait le pape Benoît XVI dans sa première encyclique, publiée le jour même de Noël, « cette action de Dieu prend maintenant sa forme dramatique dans le fait que, en Jésus-Christ, Dieu lui-même poursuit la « brebis égarée », l'humanité souffrante et perdue ». [1] Dieu qui se fait enfant, qui se confie aux soins de parents humains, qui s'offre pour chacun de nous, est l'icône de l'amour divin qui vient nous sauver.

Quelle joie de pouvoir dire avec le cœur et l'esprit : Dieu est charité, il est amour ! (cf. 1 Jn 4, 16). En le regardant, nous pouvons apprendre à aimer comme il nous a aimés ; nous pouvons découvrir que le commandement de l'amour répond à nos besoins les plus authentiques, car c'est lorsque nous aimons que nous nous réalisons vraiment.

LÉON XIV

DISCOURS DU SAINT-PÈRE LÉON XIV

AUX ORGANISATEURS ET AUX ARTISTES DU

« CONCERT AVEC LES PAUVRES »

Salle Clémentine

Vendredi 5 décembre 2025

11 décembre 2025

Frères et sœurs, le mystère de la mort a toujours suscité chez l’être humain de profondes questions. Elle apparaît comme l’évènement le plus naturel et en même temps le plus surnaturel qui existe. Plusieurs peuples anciens ont développé des rites et des coutumes liés au culte des morts pour accompagner et se souvenir de ceux qui allaient vers le mystère suprême. Seul l’être humain se pose des questions sur la mort car lui seul sait qu’il doit mourir. Saint Alphonse Marie de Liguori dans son célèbre écrit Préparation à la mort réfléchit sur la valeur pédagogique de la mort en montrant comment elle est une maîtresse de vie. Savoir que la mort existe nous enseigne à choisir ce que voulons faire de notre existence. L’évènement de la Résurrection du Christ révèle que la mort ne s’oppose pas à la vie, mais en fait partie comme passage à la vie éternelle. La Pâques de Jésus nous fait goûter d’avance la plénitude qui arrivera après la mort. La mort n’est pas la fin, mais le passage vers la pleine lumière, vers l’éternité bienheureuse.

LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 10 décembre 2025


8 décembre 2025

Voici l’aurore avant le jour,

Voici la mère virginale,

La femme promise au début des âges,

Elle a bâti sa demeure

Dans les vouloirs du Père.

Aucune peur, aucun refus,

Ne vient troubler l’œuvre de grâce,

Son cœur est rempli d’ineffable attente,

Elle offre à Dieu le silence

Où la Parole habite.

7 décembre 2025

“Produisez un fruit qui exprime votre conversion“ nous dit Jean Baptiste. Prier tous les jours et aller à la messe c’est bien. C’est même indispensable. Mais les fruits que Dieu attend de nous, c’est aussi le respect des autres, c’est le partage avec celui qui a faim et froid, c’est aussi le courage de pardonner à celui qui nous a blessé ; c’est aussi lutter contre tout ce qui détruit une personne, un groupe ou une société. On nous parle parfois des armes de destruction massive. C’est vrai qu’elles existent et elles font mal. Mais celles qui anéantissent le plus notre monde, c’est l’égoïsme, l’indifférence, l’injustice sociale, les scandales financiers qui plongent les plus pauvres dans la misère. Préparer la venue du Seigneur dans notre vie et notre monde, cela passe par des gestes d’accueil, de partage et de réconciliation.

C’est dans ces gestes d’amour et de partage que nous reconnaissons la présence et l’action de l’Esprit Saint. Ils sont le signe que Dieu est déjà parmi nous. Nous aussi, nous sommes invités à l’accueillir et à accueillir tous nos frères. En ce jour, Jean Baptiste nous oriente vers Celui qui doit baptiser dans l’Esprit Saint et le feu. Par ce baptême, il nous donne une force extraordinaire de renouvellement et de recréation capable de saisir les plus grands pécheurs pour en faire des saints. Ce feu dont parle l’évangile c’est celui de l’amour qui est en Dieu.

Puiser à la source

6 décembre 2025

Le témoignage chrétien naît de l’amitié avec le Seigneur, crucifié et ressuscité pour le salut de tous. Il ne doit pas être confondu avec une propagande idéologique, mais il est un véritable principe de transformation intérieure et de sensibilisation sociale. Jésus a voulu appeler “amis” les disciples à qui il a fait connaître le Royaume de Dieu et à qui il a demandé de rester avec lui, pour former sa communauté et les envoyer proclamer l’Évangile (cf. Jn 15, 15.27). Ainsi, lorsque Jésus nous dit : “rendez témoignage”, il nous assure qu’il nous considère comme ses amis. Lui seul sait pleinement qui nous sommes et pourquoi nous sommes ici : il connait vos cœurs, vous les jeunes, votre indignation face aux discriminations et aux injustices, votre désir de vérité et de beauté, de joie et de paix ; par son amitié, il vous écoute, vous motive et vous guide, appelant chacun à une vie nouvelle.

Le regard de Jésus, qui veut toujours et seulement notre bien, nous précède (cf. Mc 10, 21). Il ne nous veut pas comme serviteurs, ni comme “militants” d’un parti : il nous appelle à être avec lui comme des amis, afin que notre vie soit renouvelée. Et le témoignage découle spontanément de la nouveauté joyeuse de cette amitié. C’est une amitié unique, qui nous donne la communion avec Dieu ; une amitié fidèle, qui nous fait découvrir notre dignité et celle des autres ; une amitié éternelle, que même la mort ne peut détruire, car elle a son origine dans le Crucifié ressuscité.

LÉON XIV


MESSAGE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV 
POUR LA 40e JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE

23 novembre 2025

« Vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi » (Jn 15, 27)

5 décembre 2025

Jésus a des paroles de gratitude envers le Père et, s’adressant à Lui, Il prie en disant : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » (Lc 10, 21).

Jésus ne rend pas grâce au Père en raison des œuvres extraordinaires, mais parce qu’Il révèle sa grandeur précisément aux petits et aux humbles, à ceux qui n’attirent pas l’attention, qui semblent compter peu ou pas du tout, ceux qui n’ont pas de voix. Le Royaume que Jésus vient inaugurer a en effet cette caractéristique dont nous a parlé le prophète Isaïe : il est un germe, un petit rameau qui pousse sur un tronc (cf. Is 11, 1), une petite espérance qui promet la renaissance quand tout semble mourir. C’est ainsi que le Messie est annoncé et, venant dans la petitesse d’un germe, il ne peut être reconnu que par les petits, par ceux qui, sans grandes prétentions, savent reconnaître les détails cachés, les traces de Dieu dans une histoire apparemment perdue.

LÉON XIV

4 décembre 2025

Jésus a des paroles de gratitude envers le Père et, s’adressant à Lui, Il prie en disant : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange » (Lc 10, 21).

Cependant, la louange ne trouve pas toujours sa place en nous. Parfois, accablés par les difficultés de la vie, préoccupés par les nombreux problèmes qui nous entourent, paralysés par l’impuissance face au mal et opprimés par tant de situations difficiles, nous sommes davantage portés à la résignation et à la plainte qu’à l’émerveillement du cœur et à l’action de grâce.

Dans un tel contexte, la gratitude cède facilement la place au désenchantement, le chant de louange ne trouve pas sa place dans la désolation du cœur, la source de l’espérance est asséchée par l’incertitude et la désorientation.

La Parole du Seigneur, cependant, nous invite à trouver les petites lumières qui brillent au cœur de la nuit, pour nous ouvrir à la gratitude et pour nous inciter à nous engager ensemble...

LÉON XIV

3 décembre 2025

Nous ne pouvons pas oublier les plus fragiles, nous ne pouvons pas imaginer une société qui court à toute vitesse en s’accrochant aux faux mythes de bien-être, et en ignorant les nombreuses situations de pauvreté et de fragilité. En particulier, nous chrétiens, qui sommes l’Église du Seigneur Jésus, sommes appelés à prendre soin des pauvres. L’Évangile lui-même nous le demande ainsi que le cri des pauvres, qui, ne l’oublions pas, traverse l’Écriture et nous interpelle : « Sur le visage meurtri des pauvres, nous voyons imprimée la souffrance des innocents et, par conséquent, la souffrance même du Christ » (Exhort. ap. Dilexi te, n. 9).

Chers frères et sœurs qui êtes marqués par la maladie, je voudrais seulement vous rappeler que vous êtes dans le cœur de Dieu notre Père. Il vous porte dans le creux de ses mains, il vous accompagne avec amour, il vous offre sa tendresse à travers les mains et les sourires de ceux qui prennent soin de votre vie. Aujourd’hui, le Seigneur répète à chacun d’entre vous : je t’aime, tu es mon enfant ! Ne l’oubliez jamais !

LÉON XIV

VOYAGE APOSTOLIQUE DU PAPE LÉON XIV
EN TÜRKIYE ET AU LIBAN
AVEC UN PÈLERINAGE À İZNIK (TÜRKIYE)
À L'OCCASION DU 1700ème ANNIVERSAIRE DU PREMIER CONCILE DE NICÉE
(27 novembre - 2 décembre 2025)

VISITE AUX OPÉRATEURS ET AX PATIENTS DE L'HÔPITAL « DE LA CROIX » À JAL ED DIB

SALUTATION DU SAINT-PÈRE

Hôpital « de la Croix » (Jal ed Dib)
Mardi 2 décembre 2025

2 décembre 2025

Depuis de nombreuses années, et particulièrement ces derniers temps, les yeux du monde sont rivés sur le Moyen-Orient, berceau des religions abrahamiques, observant le laborieux cheminement et la quête incessante du précieux don qu’est la paix. Face à des conflits aussi complexes et persistants, l’humanité regarde parfois le Moyen-Orient avec un sentiment d’appréhension et de découragement. Pourtant, au milieu de ces luttes, nous pouvons ressentir de l’espérance et un encouragement lorsque nous nous concentrons sur ce qui nous unit : notre humanité commune et notre croyance en un Dieu d’amour et de miséricorde.

À une époque où la coexistence peut sembler être un rêve lointain, le peuple libanais, bien qu’il embrasse différentes religions, nous rappelle avec force que la peur, la méfiance et les préjugés n’ont pas le dernier mot, et que l’unité, la réconciliation et la paix sont possibles. C’est une mission qui reste inchangée tout au long de l’histoire de cette terre bien-aimée : témoigner de la vérité pérenne selon laquelle les chrétiens, les musulmans, les druzes et tant d’autres peuvent vivre ensemble et construire un pays uni par le respect et le dialogue.

LÉON XIV

1 décembre 2025

Nous vivons dans un monde où, trop souvent, la religion est utilisée pour justifier les guerres et les atrocités. Mais nous savons nous autres que, comme l’affirme le Concile Vatican II, « la relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8) » (Déclaration Nostra aetate, n. 5). C’est pourquoi nous voulons marcher ensemble, en valorisant ce qui nous unit, en démolissant les murs des préjugés et de la méfiance, en favorisant la connaissance et l’estime réciproque, pour donner à tous un message fort d’espérance et une invitation à devenir des « artisans de paix » (Mt 5, 9).

Mes chers amis, faisons de ces valeurs nos résolutions pour le temps de l’Avent et plus encore pour notre vie, tant personnelle que communautaire. Nos pas se déplacent comme sur un pont qui unit la terre au Ciel et que le Seigneur a jeté pour nous. Gardons toujours les yeux fixés sur ses rives, pour aimer de tout notre cœur Dieu et nos frères, pour marcher ensemble et pour pouvoir nous retrouver, un jour, tous ensemble, dans la maison du Père.

LÉON XIV

MESSE DU PREMIER DIMANCHE DE L'AVENT

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

« Volkswagen Arena » (Istanbul)
Samedi 29 novembre 2025

30 novembre 2025

Donner la vie signifie donc faire confiance au Dieu de la vie et promouvoir l'humain dans toutes ses expressions : tout d'abord dans la merveilleuse aventure de la maternité et de la paternité, même dans des contextes sociaux où les familles ont du mal à supporter le poids du quotidien, souvent freinées dans leurs projets et leurs rêves. Dans cette même logique, donner la vie signifie s'engager pour une économie solidaire, rechercher le bien commun dont tous puissent profiter équitablement, respecter et prendre soin de la création, offrir du réconfort par l'écoute, la présence, l'aide concrète et désintéressée.

Frères et sœurs, la Résurrection de Jésus-Christ est la force qui nous soutient dans cette épreuve, même lorsque les ténèbres du mal obscurcissent notre cœur et notre esprit. Lorsque la vie semble s'être éteinte, bloquée, voici que le Seigneur Ressuscité passe encore, jusqu'à la fin des temps, et marche avec nous et pour nous. Il est notre espérance.

LÉON XIV


AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 26 novembre 2025

29 novembre 2025

Engendré par le Père, Christ est la vie et il a engendré la vie sans compter jusqu'à nous donner la sienne, et il nous invite également à donner notre vie. Engendrer signifie donner la vie à quelqu'un d'autre. L'univers des vivants s'est étendu grâce à cette loi qui, dans la symphonie des créatures, connaît un admirable “crescendo” culminant dans le duo de l'homme et de la femme : Dieu les a créés à son image et leur a confié la mission de donner la vie à son image, c'est-à-dire par amour et dans l'amour.

Dès le début, l'Écriture Sainte nous révèle que la vie, dans sa forme la plus élevée, celle de l'être humain, reçoit le don de la liberté et devient un drame. Ainsi, les relations humaines sont également marquées par la contradiction, jusqu'au fratricide. Caïn perçoit son frère Abel comme un concurrent, une menace, et dans sa frustration, il ne se sent pas capable de l'aimer et de l'estimer. Et voilà la jalousie, l'envie, le sang (Gn 4, 1-16). La logique de Dieu, en revanche, est tout autre. Dieu reste fidèle pour toujours à son dessein d'amour et de vie ; il ne se lasse pas de soutenir l'humanité même lorsque, à l'instar de Caïn, elle obéit à l'instinct aveugle de la violence dans les guerres, les discriminations, les racismes, les multiples formes d'esclavage.

LÉON XIV


AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 26 novembre 2025

28 novembre 2025

Très chers amis, il existe dans le monde une maladie répandue : le manque de confiance dans la vie. Comme si l'on s'était résigné à une fatalité négative, à un renoncement. La vie risque de ne plus représenter une opportunité reçue en don, mais une inconnue, presque une menace dont il faut se préserver pour ne pas être déçu. C'est pourquoi le courage de vivre et de générer la vie, de témoigner que Dieu est par excellence « l'amant de la vie », comme l'affirme le Livre de la Sagesse (11, 26), est aujourd'hui un appel plus que jamais urgent.

Dans l'Évangile, Jésus confirme constamment sa diligence à guérir les malades, à soigner les corps et les esprits blessés, à redonner vie aux morts. Ce faisant, le Fils incarné révèle le Père : il restitue leur dignité aux pécheurs, accorde la rémission des péchés et inclut tout le monde, spécialement les désespérés, les exclus, les éloignés, dans sa promesse de salut.

LÉON XIV


AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 26 novembre 2025

27 novembre 2025

La Pâque du Christ éclaire le mystère de la vie et nous permet de le regarder avec espérance. Cela n'est pas toujours facile ni évident. Partout dans le monde, beaucoup de vies semblent difficiles, douloureuses, pleines de problèmes et d'obstacles à surmonter. Et pourtant, l'être humain reçoit la vie comme un don : il ne la demande pas, il ne la choisit pas, il en fait l'expérience dans son mystère, du premier jour jusqu'au dernier. La vie a une spécificité extraordinaire : elle nous est offerte, nous ne pouvons pas nous la donner nous-mêmes, mais elle doit être nourrie constamment : il faut un soin qui la maintienne, la dynamise, la préserve, la relance.

On peut dire que la question de la vie est l'une des questions abyssales du cœur humain. Nous sommes entrés dans l'existence sans avoir rien fait pour le décider. De cette évidence jaillissent comme un fleuve en crue les questions de tous les temps : qui sommes-nous ? D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Quel est le sens ultime de tout ce voyage ?

Vivre, en effet, implique un sens, une direction, une espérance. Et l'espérance agit comme une force profonde qui nous fait avancer dans les difficultés, qui nous empêche d'abandonner dans la fatigue du voyage, qui nous rend certains que le pèlerinage de l'existence nous conduit à la maison.

Pape Léon XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 26 novembre 2025


26 novembre 2025

Jésus est venu apporter le feu : le feu de l’amour de Dieu sur terre et le feu du désir dans nos cœurs. D’une certaine façon, Jésus nous enlève la paix, si nous pensons à la paix comme une tranquillité inerte. Celle-ci, cependant, n’est pas la vraie paix. Parfois, nous voudrions être «laissés en paix»: que personne ne nous dérange, que les autres n’existent plus. Ce n’est pas la paix de Dieu.

La paix que Jésus apporte est comme un feu et nous demande beaucoup. Elle nous demande, surtout, de prendre position. Face aux injustices, aux inégalités, là où la dignité humaine est bafouée, là où les personnes fragiles sont privées de parole: prendre position. Espérer, c’est prendre position. Espérer, c’est comprendre dans le cœur et montrer dans les faits que les choses ne peuvent continuer comme avant. Cela aussi, c’est le bon feu de l’Évangile.

Pape Léon XIV

CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV

Place Saint-Pierre
Samedi 22 novembre 2025

24 novembre 2025

Chers frères et sœurs, Marie-Madeleine n'eut donc pas tout à fait tort croyant rencontrer le gardien du jardin ! Elle devait en effet réentendre son nom et comprendre sa tâche de la part de l'Homme nouveau, celui qui, dans un autre texte de Jean, dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). Le pape François, dans l'encyclique Laudato sì, nous a montré l'extrême nécessité d'un regard contemplatif : s'il n'est pas le gardien du jardin, l'être humain en devient le destructeur. L'espérance chrétienne répond donc aux défis auxquels l'humanité tout entière est aujourd'hui confrontée en s'arrêtant dans le jardin où le Crucifié a été déposé comme une semence, pour ressusciter et porter beaucoup de fruits.

Pape Léon XIV

21 novembre 2025

L'évangéliste Jean attire notre attention sur un détail que nous ne trouvons pas dans les autres Évangiles : en pleurant près du tombeau vide, Marie-Madeleine ne reconnut pas immédiatement Jésus ressuscité, mais pensa qu'il s'agissait du gardien du jardin. En effet, dès le récit de l'enterrement de Jésus, au coucher du soleil du Vendredi saint, le texte était très précis : « À l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore déposé personne. À cause de la Préparation de la Pâque juive, et comme ce tombeau était proche, c’est là qu’ils déposèrent Jésus. » (Jn 19, 40-4141-42).

C'est ainsi que s'achève, dans la paix du sabbat et la beauté d'un jardin, la lutte dramatique entre les ténèbres et la lumière qui s'est déclenchée avec la trahison, l'arrestation, l'abandon, la condamnation, l'humiliation et la mise à mort du Fils, qui « ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jn 13, 1). Cultiver et garder le jardin est la tâche originelle (cf. Gn 2, 15) que Jésus a porté à son accomplissement. Ses dernières paroles sur la croix – « Tout est accompli » (Jn 19, 30) – invitent chacun à retrouver cette même tâche, sa tâche. C'est pourquoi, « inclinant la tête, il rendit l'esprit » (v. 30).

Pape Léon XIV

CATÉCHÈSE DU PAPE LÉON XIV

20 novembre 2025

En cette année jubilaire consacrée à l'espérance, nous réfléchissons à la relation entre la Résurrection du Christ et les défis du monde actuel, c'est-à-dire nos défis. Parfois, Jésus, le Vivant, veut aussi nous demander : « Pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? ». En effet, on ne peut pas relever seul les défis, et les larmes sont un don de vie lorsqu'elles purifient nos yeux et libèrent notre regard.

Pape Léon XIV

19 novembre 2025

Frères et sœurs, la résurrection de Jésus-Christ a été une explosion de vie et de joie qui a changé le sens de toute réalité. La résurrection du Christ peut guérir l’une des maladies de notre temps : la tristesse. Il s’agit d’un sentiment de précarité, de profond désespoir. La tristesse prive la vie de sens et de vigueur. Elle devient un voyage sans direction et sans signification. Ce mal-être actuel renvoie au célèbre récit de l’Évangile de Luc sur les deux disciples d’Emmaüs déçus et découragés après la crucifixion et la sépulture de Jésus. Leur triste voyage de défaite et de retour à la vie ordinaire s’accomplit le jour même de la Pâques. En chemin ils ne reconnaissent pas Jésus car la tristesse obscurcit leur regard et efface la promesse faite plusieurs fois par le Maître. Sur leur visage transparaît la paralysie de l’âme. Le geste du pain rompu rouvre les yeux de leur cœur. La joie inattendue des disciples d’Emmaüs peut être pour nous un encouragement quand le chemin devient difficile. Le Ressuscité répand l’espérance et marche avec nous. Reconnaître la Résurrection signifie changer son regard sur le monde, revenir à la lumière pour reconnaitre la Vérité qui nous a sauvés et qui nous sauve encore.

Pape Léon XIV

Place Saint-Pierre

18 novembre 2025

Dans les persécutions, les souffrances, les fatigues et les oppressions de la vie et de la société, Dieu ne nous laisse pas seuls. Il se manifeste comme Celui qui prend position pour nous. Toute l’Écriture est traversée par ce fil rouge qui raconte un Dieu toujours du côté des plus petits, des orphelins, des étrangers et des veuves (cf. Dt 10, 17-19). Et en Jésus, son Fils, la proximité de Dieu atteint le sommet de l’amour : c’est pourquoi la présence et la parole du Christ deviennent joie et jubilé pour les plus pauvres, car il est venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres et prêcher l’année de grâce du Seigneur (cf. Lc 4, 18-19)/.../

Face à notre petitesse et à notre pauvreté, Dieu nous regarde comme nul autre, et Il nous aime d’un amour éternel. Et son Église, encore aujourd’hui, peut-être surtout en cette époque encore marquée par des pauvretés anciennes et nouvelles, veut être « mère des pauvres, un lieu d’accueil et de justice » (Exhort. ap. Dilexi te, n. 39).


Samedi 22 novembre 2025

17 novembre 2025

La persécution des chrétiens ne se produit pas seulement par les armes et les mauvais traitements, mais aussi par les mots, c'est-à-dire par le mensonge et la manipulation idéologique. C'est surtout lorsque nous sommes opprimés par ces maux, physiques et moraux, que nous sommes appelés à témoigner de la vérité qui sauve le monde, de la justice qui rachète les peuples de l'oppression, de l'espérance qui indique à tous le chemin de la paix.

Pape Léon XIV

16 novembre 2025

Alors que l'année liturgique touche à sa fin, l'Évangile d'aujourd'hui (Lc 21, 5-19) nous invite à réfléchir sur les aléas de l'histoire et sur la fin des choses. Connaissant nos cœurs, Jésus, en considérant ces événements, nous invite avant tout à ne pas nous laisser envahir par la peur : « Quand vous entendrez parler de guerres et de révolutions, ne vous effrayez pas » (v. 9).

Son appel est très actuel. Malheureusement, nous recevons chaque jour des nouvelles de conflits, de calamités et de persécutions qui tourmentent des millions d'hommes et de femmes. Face à ces afflictions, mais aussi face à l'indifférence qui veut les ignorer, les paroles de Jésus annoncent cependant que l'agression du mal ne peut détruire l'espérance de ceux qui ont confiance en Lui. Plus l'heure est sombre comme la nuit, plus la foi brille comme le soleil.

Pape Léon XIV

15 novembre 2025

Jésus nous a aimés jusqu'au bout, dit l'Évangile de Jean (cf. 13, 1). Lorsque la passion approche, le Maître sait bien que son temps historique touche à sa fin. Il craint ce qui va arriver, il éprouve le supplice le plus terrible et l'abandon. Sa Résurrection, au troisième jour, est le début d'une histoire nouvelle. Et les disciples deviennent pleinement frères, après avoir vécu longtemps ensemble, non seulement lorsqu'ils vivent la douleur de la mort de Jésus, mais surtout lorsqu'ils le reconnaissent comme le Ressuscité, reçoivent le don de l'Esprit et en deviennent les témoins.

Les frères et sœurs se soutiennent mutuellement dans les épreuves, ils ne tournent pas le dos à ceux qui sont dans le besoin : ils pleurent et se réjouissent ensemble dans la perspective active de l'unité, de la confiance, de l'abandon mutuel. La dynamique est celle que Jésus lui-même nous transmet : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés” (cf. Jn 15, 12). La fraternité donnée par le Christ mort et ressuscité nous libère des logiques négatives de l'égoïsme, des divisions, des abus de pouvoir, et nous ramène à notre vocation originelle, au nom d'un amour et d'une espérance qui se renouvellent chaque jour. Le Ressuscité nous a montré le chemin à suivre avec Lui, pour nous sentir frères, pour être “tous frères”.

Pape Léon XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 12 novembre 2025

14 novembre 2025

Croire en la mort et la résurrection du Christ et vivre la spiritualité pascale alimente l'espérance dans la vie et encourage à investir dans le bien. En particulier, cela nous aide à aimer et à nourrir la fraternité, qui est sans aucun doute l'un des grands défis de l'humanité contemporaine, comme l'a clairement vu le pape François.

La fraternité naît d'une donnée profondément humaine. Nous sommes capables de relations et, si nous le voulons, nous savons construire des liens authentiques entre nous. Sans relations, qui nous soutiennent et nous enrichissent depuis le début de notre vie, nous ne pourrions pas survivre, grandir, apprendre. Elles sont multiples, différentes par leurs modalités et leur profondeur. Mais il est certain que notre humanité s'épanouit pleinement lorsque nous sommes et vivons ensemble, lorsque nous parvenons à expérimenter des liens authentiques, non formels, avec les personnes qui nous entourent. Si nous sommes repliés sur nous-mêmes, nous risquons de tomber malades de solitude, et même d'un narcissisme qui ne se soucie des autres que par intérêt. L'autre est alors réduit à quelqu'un dont on peut tirer profit, sans que nous ne soyons jamais vraiment disposés à donner, à nous donner nous-mêmes /.../

La fraternité donnée par le Christ mort et ressuscité nous libère des logiques négatives de l'égoïsme, des divisions, des abus de pouvoir, et nous ramène à notre vocation originelle, au nom d'un amour et d'une espérance qui se renouvellent chaque jour. Le Ressuscité nous a montré le chemin à suivre avec Lui, pour nous sentir frères, pour être “tous frères”.


Pape Léon XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 12 novembre 2025

13 novembre 2025

En vérité, nous n'avons pas été créés pour le manque, mais pour la plénitude, pour jouir de la vie et de la vie en abondance, selon l'expression de Jésus dans l'Évangile de Jean (cf. 10,10).

Ce désir infini de notre cœur peut trouver sa réponse ultime non pas dans les rôles, non pas dans le pouvoir, non pas dans l'avoir, mais dans la certitude qu'il y a quelqu'un qui est le garant de cet élan constitutif de notre nature humaine ; dans l’assurance que cette attente ne sera pas déçue ou anéantie. Cette certitude coïncide avec l'espérance. Il ne s'agit pas de penser de manière optimiste : souvent l'optimisme nous déçoit, voit nos attentes imploser, tandis que l'espérance promet et tient.

Sœurs et frères, Jésus Ressuscité est la garantie de cet abri sûr ! Il est la source qui satisfait notre soif, la soif infinie de plénitude que l'Esprit Saint répands dans nos cœurs. En effet, la résurrection du Christ n'est pas un simple événement dans l'histoire humaine, mais l'événement qui l'a transformée de l'intérieur.

Pensons à une source d'eau. Quelles sont ses caractéristiques ? Elle désaltère et rafraîchit les créatures, elle irrigue la terre, les plantes, elle rend fertile et vivant ce qui autrement resterait aride. Elle rafraîchit le voyageur fatigué en lui offrant la joie d'une oasis de fraîcheur. Une source apparaît comme un don gratuit pour la nature, pour les créatures, pour les êtres humains. Sans eau, on ne peut pas vivre.

Le Ressuscité est la source vive qui ne se tarit pas et ne s'altère pas. Elle reste toujours pure et préparée pour celui qui a soif. Et plus nous goûtons au mystère de Dieu, plus nous sommes attirés par lui, sans jamais être complètement rassasiés.

Bien-aimés, de la Résurrection du Christ jaillit l'espérance qui nous fait déjà goûter, malgré les difficultés de la vie, un calme profond et joyeux : cette paix que Lui seul nous donnera à la fin, sans fin.

Pape Léon XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 15 octobre 2025

12 novembre 2025

Notre vie est ponctuée d'innombrables événements, remplis de nuances et d'expériences différentes. Parfois nous nous sentons joyeux, parfois tristes, ou encore comblés, ou stressés, gratifiés, démotivés. Nous vivons occupés, nous nous concentrons pour obtenir des résultats, nous atteignons même des objectifs élevés et prestigieux. À l'inverse, nous restons suspendus, précaires, dans l'attente de succès et de reconnaissances qui tardent à arriver ou qui n'arrivent pas du tout. En somme, nous expérimentons une situation paradoxale : nous voudrions être heureux, mais il est très difficile de l'être continuellement et sans ombres. Nous devons accepter nos limites et, en même temps, avec l'envie irrépressible d'essayer de les dépasser. Nous sentons au fond de nous qu'il nous manque toujours quelque chose.

En vérité, nous n'avons pas été créés pour le manque, mais pour la plénitude, pour jouir de la vie et de la vie en abondance, selon l'expression de Jésus dans l'Évangile de Jean (cf. 10,10).

Ce désir infini de notre cœur peut trouver sa réponse ultime non pas dans les rôles, non pas dans le pouvoir, non pas dans l'avoir, mais dans la certitude qu'il y a quelqu'un qui est le garant de cet élan constitutif de notre nature humaine ; dans l’assurance que cette attente ne sera pas déçue ou anéantie. Cette certitude coïncide avec l'espérance. Il ne s'agit pas de penser de manière optimiste : souvent l'optimisme nous déçoit, voit nos attentes imploser, tandis que l'espérance promet et tient.

Pape Léon XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 15 octobre 2025

10 novembre 2025

L'espoir du Jubilé naît des surprises de Dieu. Dieu est différent de ce à quoi nous sommes habitués. L'année jubilaire nous pousse à reconnaître cette différence et à la traduire dans la vie réelle. C'est pourquoi c'est une année de grâce : nous pouvons changer ! Nous le demandons toujours, lorsque nous prions le Notre Père et disons : « Sur la terre comme au ciel ».

Saint Paul écrit aux chrétiens de Corinthe pour les inviter à prendre conscience que parmi eux, la terre a déjà commencé à ressembler au ciel. Il leur dit de considérer leur appel et de voir comment Dieu a rapproché des personnes qui, autrement, ne se seraient jamais fréquentées. Ceux qui sont les plus humbles et les moins puissants sont désormais précieux et importants (cf. 1 Co 1, 26-27). Les critères de Dieu, qui commence toujours par les derniers, sont déjà à Corinthe un « tremblement de terre » qui ne détruit pas, mais réveille le monde. La parole de la Croix, dont Paul témoigne, réveille la conscience et réveille la dignité de chacun.

Chers frères et sœurs, espérer, c'est témoigner : témoigner que tout a déjà changé, que rien n'est plus comme avant.

Pape Léon XIV

9 novembre 2025

Frères et sœurs, la résurrection de Jésus-Christ a été une explosion de vie et de joie qui a changé le sens de toute réalité. Aujourd’hui nous verrons comment la résurrection du Christ peut guérir l’une des maladies de notre temps : la tristesse. Il s’agit d’un sentiment de précarité, de profond désespoir. La tristesse prive la vie de sens et de vigueur. Elle devient un voyage sans direction et sans signification. Ce mal-être actuel renvoie au célèbre récit de l’Évangile de Luc sur les deux disciples d’Emmaüs déçus et découragés après la crucifixion et la sépulture de Jésus. Leur triste voyage de défaite et de retour à la vie ordinaire s’accomplit le jour même de la Pâques. En chemin ils ne reconnaissent pas Jésus car la tristesse obscurcit leur regard et efface la promesse faite plusieurs fois par le Maître. Sur leur visage transparaît la paralysie de l’âme. Le geste du pain rompu rouvre les yeux de leur cœur. La joie inattendue des disciples d’Emmaüs peut être pour nous un encouragement quand le chemin devient difficile. Le Ressuscité répand l’espérance et marche avec nous. Reconnaître la Résurrection signifie changer son regard sur le monde, revenir à la lumière pour reconnaitre la Vérité qui nous a sauvés et qui nous sauve encore.

Pape Léon XIV

8 novembre 2025

Face à notre fragile humanité, l'annonce pascale devient soin et guérison, elle nourrit l'espoir face aux défis effrayants que la vie nous pose chaque jour, tant au niveau personnel que planétaire. Dans la perspective de Pâques, la Via Crucis - le Chemin de Croix se transforme en Chemin de Lumière - Via Lucis. Nous avons besoin de savourer et de méditer la joie après la douleur, de revivre dans une lumière nouvelle toutes les étapes qui ont précédé la Résurrection.

Pâques n'élimine pas la croix, mais la vainc dans le duel prodigieux qui a changé l'histoire humaine. Notre époque également, marquée par tant de croix, invoque l'aube de l'espérance pascale. La Résurrection du Christ n'est pas une idée, une théorie, mais l'Événement qui est à la base de la foi. Lui, le Ressuscité, par l'Esprit Saint, continue de nous le rappeler, afin que nous puissions être ses témoins même là où l'histoire humaine ne voit pas la lumière à l'horizon. L'espérance pascale ne déçoit pas. Croire vraiment en la Pâques à travers le cheminement quotidien signifie révolutionner notre vie, être transformés pour transformer le monde avec la force douce et courageuse de l'espérance chrétienne.

Pape Léon XIV

7 novembre 2025

Tout change grâce à ce matin où les femmes, venues au tombeau pour oindre le corps du Seigneur, l'ont trouvé vide. La question posée par les mages venus d'Orient à Jérusalem : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? » (Mt 2,1-2), trouve sa réponse définitive dans les paroles du mystérieux jeune homme vêtu de blanc qui s'adresse aux femmes à l'aube de Pâques : « Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité : il n’est pas ici » (Mc 16,6).

Depuis ce matin-là jusqu'à aujourd'hui, chaque jour, Jésus portera également ce titre : le Vivant, comme il se présente lui-même dans l'Apocalypse : « Moi, je suis le Premier et le Dernier, le Vivant : j’étais mort, et me voilà vivant pour les siècles des siècles » (Ap 1,17-18). Et en Lui, nous avons la certitude de pouvoir toujours trouver l'étoile polaire vers laquelle orienter notre vie apparemment chaotique, marquée par des événements qui nous semblent souvent confus, inacceptables, incompréhensibles : le mal, sous ses multiples facettes, la souffrance, la mort, des événements qui concernent tout le monde et chacun d'entre nous. En méditant sur le mystère de la Résurrection, nous trouvons la réponse à notre soif de sens.

Pape Léon XIV

6 novembre 2025

L'annonce pascale est la nouvelle la plus joyeuse, la plus belle et la plus bouleversante qui ait jamais résonné au cours de l'histoire. Elle est l'« Évangile » par excellence, qui atteste la victoire de l'amour sur le péché et de la vie sur la mort ; c'est pourquoi elle est la seule capable de satisfaire la quête d’infini qui trouble notre esprit et notre cœur. Elle constitue le pivot de la vie chrétienne, autour duquel gravitent tous les autres événements.

Nous vivons jour après jour tant d'expériences différentes : douleur, souffrance, tristesse, mêlées à la joie, à l'émerveillement, à la sérénité. Mais à travers chacune de ces situations, le cœur humain aspire à la plénitude, à un bonheur profond. Et croire véritablement au mystère de Pâques à travers notre cheminement quotidien, signifie affronter les défis de la vie, être transformés afin de transformer le monde, avec la force douce et courageuse de l'espérance chrétienne. Dans la perspective de Pâques, la via Crucis devient la Via Lucis : du Chemin de Croix au Chemin de Lumière.

Pape Léon XIV

5 novembre 2025

Dans les icônes orientales de la Résurrection, le Christ est représenté en train de briser les portes des enfers et, tendant les bras, il saisit les poignets d'Adam et Ève. Il ne se sauve pas seulement lui-même, il ne revient pas seul à la vie, mais il entraîne avec lui toute l'humanité. Telle est la véritable gloire du Ressuscité : c'est la puissance de l'amour, c'est la solidarité d'un Dieu qui ne veut pas se sauver sans nous, mais seulement avec nous. Un Dieu qui ne ressuscite qu'en embrassant nos misères et en nous relevant pour une vie nouvelle.

Pape Léon XIV

4 novembre 2025

La résurrection d’entre les morts de Jésus, le Crucifié, en ce début novembre, éclaire le destin de chacun d’entre nous. C’est Lui-même qui nous l’a dit : « Telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour » (Jn 6, 39). Ainsi, le centre des préoccupations de Dieu est clair : que personne ne soit perdu pour toujours, que chacun ait sa place et brille dans son unicité.

Pape Léon XIV

3 novembre 2025

Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis. Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir. Ne délaissons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude, mais encourageons-nous, d’autant plus que vous voyez s’approcher le Jour du Seigneur.

Hébreux 10, 23 : 25


Que cette journée soit remplie de lumière et de confiance, même au cœur des défis.

2 novembre 2025

« Je suis la résurrection et la vie.

Celui qui croit en moi,

même s’il meurt, vivra. »

Jean 11, 25


En ce jour de mémoire et de recueillement, nos pensées se tournent vers ceux qui nous ont quittés. Leur absence creuse un vide, mais leur souvenir demeure vivant dans nos cœurs. La foi chrétienne nous enseigne que la mort n’est pas la fin, mais un passage vers la Vie en plénitude.

Nous croyons que nos défunts reposent dans la paix de Dieu, et qu’un jour, nous les retrouverons dans la lumière de la résurrection. Cette espérance ne nie pas la douleur de la séparation, mais elle l’illumine d’une promesse : celle d’un amour plus fort que la mort.

Que cette journée soit pour chacun un moment de paix, de prière et de confiance. Que nos larmes deviennent semences d’espérance, et que nos souvenirs soient des ponts vers l’éternité.

1 novembre 2025

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. »  

(Matthieu 5, 8)


En ce jour de Toussaint, l’Église nous invite à lever les yeux vers le ciel, non pas dans la nostalgie, mais dans l’espérance. Les saints ne sont pas des héros lointains, mais des frères et sœurs qui ont marché sur nos chemins, souvent dans l’ombre, parfois dans la souffrance, toujours dans la foi.

Ils nous rappellent que la sainteté n’est pas un idéal inaccessible, mais une réponse d’amour à l’appel de Dieu, vécue dans le quotidien : dans la patience, la bonté, le pardon, la justice, la prière, la joie.

La Toussaint est une promesse : celle que la lumière triomphe toujours de l’ombre, que la vie est plus forte que la mort, que l’amour ne passe jamais.

31 octobre 2025

Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de paix dans la foi, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint.

Romain 15, 13


Dans un monde souvent marqué par l’incertitude, les conflits et les épreuves, l’espérance chrétienne est une lumière précieuse. Elle ne repose pas sur des circonstances favorables, mais sur la fidélité de Dieu et ses promesses éternelles. Selon le Catéchisme de l’Église catholique, l’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ.

30 octobre 2025

« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. » Psaume 22,1


Aujourd’hui, même au cœur de l’incertitude ou de la fatigue, Dieu marche avec toi. Il veille sur ton chemin, il connaît tes besoins, il t’offre sa paix. Rien n’est trop petit pour son amour, rien n’est trop grand pour sa puissance. Laisse-toi guider par sa lumière, pas à pas.

29 octobre 2025

Aujourd’hui, fais le choix de marcher avec Dieu dans chaque instant. Même quand le monde semble lourd et que ton cœur est troublé, rappelle-toi : la paix que tu cherches n’est pas dans les choses, mais dans la présence du Seigneur.

Prends un moment pour respirer, pour déposer tes fardeaux, et pour laisser la lumière de sa grâce éclairer ton chemin. Chaque acte d’amour, chaque parole sincère, chaque prière aussi petite soit-elle, bâtit ton âme et rend témoignage à ta foi.

Que ton cœur soit fort, ton esprit courageux et ton regard plein d’espérance.

   Aujourd’hui, sois un témoin vivant de la lumière du Christ autour de toi.

28 octobre 2025

"Chers amis, nous devons rêver et construire une Église humble. Une Église qui ne se tient pas droite comme le pharisien, triomphante et gonflée d'orgueil, mais qui s'abaisse pour laver les pieds de l'humanité ; une Église qui ne juge pas comme fait le pharisien avec le publicain, mais qui se fait lieu d'accueil pour tous et pour chacun ; une Église qui ne se referme pas sur elle-même, mais qui reste à l'écoute de Dieu pour pouvoir écouter tout le monde. Engageons-nous à construire une Église synodale, attirée par le Christ et donc tendue vers le service du monde.

La règle suprême dans l'Église est l'amour : personne n'est appelé à commander, tous sont appelés à servir (...) nous sommes tous appelés à participer ; personne ne détient toute la vérité, nous devons tous la rechercher humblement, et la rechercher ensemble, en se laissant guider par un cœur amoureux de l’Amour."


Léon XIV, homélie 26 octobre 2025, Jubilé des équipes synodales

27 octobre 2025

Ozias, l'un des chefs de la ville, dit à Judith : " Bénie sois-tu, ma fille, par le Dieu Très-Haut, plus que toutes les femmes de la terre ; et béni soit le Seigneur Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Car le Seigneur t'a dirigée pour frapper à la tête le chef de nos ennemis.

Jamais l'espérance dont tu as fait preuve ne s'éloignera du cœur des hommes, mais ils se rappelleront éternellement la puissance de Dieu.

Oui, Dieu fasse que tu sois exaltée à jamais, qu'il te visite de ses bienfaits, car tu n'as pas épargné ta propre vie pour la cause de notre race humiliée, tu es sortie pour empêcher notre ruine, marchant avec droiture devant notre Dieu. " Et tout le peuple dit : " Amen ! Amen ! "

Judith 13, 18-20

26 octobre 2025

Ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur

trouvent des forces nouvelles ;

ils déploient comme des ailes d’aigles,

ils courent sans se lasser,

ils marchent sans se fatiguer.

Isaïe 40, 31


Cette parole nous invite à placer notre confiance dans une source plus grande que nous. Elle nous assure que l’espérance n’est pas vaine : elle nous élève, nous fortifie, et nous permet d’avancer même quand les vents sont contraires.

25 octobre 2025

Voici, je suis avec vous tous les jours,

jusqu’à la fin du monde.

Matthieu 28,20


Cette promesse nous rappelle que, peu importe les circonstances, nous ne sommes jamais seuls. Même dans les moments de doute ou de fatigue, il y a une présence fidèle qui nous accompagne, nous soutient et nous guide.

24 octobre 2025

"Voici, je fais une chose nouvelle,

elle est déjà en germe ;

ne la voyez-vous pas ?"

Isaïe 43,19


Chaque jour porte en lui la promesse d’un renouveau. Même au cœur de l’incertitude, quelque chose de beau peut surgir. Garde ton cœur ouvert, car l’espérance ne crie pas — elle murmure doucement que tout peut changer.

23 octobre 2025

« La vigilance signifie avant tout l'ouverture au Bien, à la Vérité, à Dieu, au milieu d'un monde souvent inexplicable et assailli par la puissance du Mal.

Cela signifie que l'homme doit chercher de toutes ses forces à faire ce qui est juste, en ne vivant pas selon ses propres désirs, mais guidé par la foi.»

Joseph Ratzinger -Benoît XVI

22 octobre 2025

25. En route vers le Jubilé, revenons à l’Écriture Sainte et écoutons ces paroles qui nous sont adressées : « Cela nous encourage fortement, nous qui avons cherché refuge dans l’espérance qui nous était proposée et que nous avons saisie. Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre au-delà du rideau, dans le Sanctuaire où Jésus est entré pour nous en précurseur » (He 6, 18-20). C’est une invitation forte à ne jamais perdre l’espérance qui nous a été donnée, à nous y agripper en trouvant refuge en Dieu.

L’image de l’ancre évoque bien la stabilité et la sécurité que nous possédons au milieu des eaux agitées de la vie si nous nous en remettons au Seigneur Jésus. Les tempêtes ne pourront jamais l’emporter parce que nous sommes ancrés dans l’espérance de la grâce qui est capable de nous faire vivre dans le Christ en triomphant du péché, de la peur et de la mort. Cette espérance, bien plus grande que les satisfactions quotidiennes et l’amélioration des conditions de vie, nous porte au-delà des épreuves et nous pousse à marcher sans perdre de vue la grandeur du but auquel nous sommes appelés, le Ciel.

Le prochain Jubilé sera donc une Année Sainte caractérisée par l’espérance qui ne passe pas, l’espérance qui est en Dieu. Qu’il nous aide aussi à retrouver la confiance nécessaire dans l’Église comme dans la société, dans les relations interpersonnelles, dans les relations internationales, dans la promotion de la dignité de toute personne et dans le respect de la création. Que notre témoignage de foi soit dans le monde un ferment d’espérance authentique, une annonce des cieux nouveaux et de la terre nouvelle (cf. 2 P 3, 13) où nous habiterons dans la justice et la concorde entre les peuples, tendus vers l’accomplissement de la promesse du Seigneur.

Laissons-nous dès aujourd’hui attirer par l’espérance et faisons en sorte qu’elle devienne contagieuse à travers nous, pour ceux qui la désirent. Puisse notre vie leur dire : « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur » (Ps 27, 14). Puisse la force de l’espérance remplir notre présent, dans l’attente confiante du retour du Seigneur Jésus-Christ, à qui reviennent la louange et la gloire, maintenant et pour les siècles à venir.

Donnée à Rome, à Saint-Jean-de-Latran, le 9 mai, Solennité de l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ de l’année 2024, la douzième de mon Pontificat.

Pape François

Spes non confundit 

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025 


FRANÇOIS 

ÉVÊQUE DE ROME SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU 


PUISSE L’ESPÉRANCE REMPLIR LE CŒUR DE CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE

21 octobre 2025

24. L’espérance trouve dans la Mère de Dieu son plus grand témoin. En elle, nous voyons que l’espérance n’est pas un optimisme vain, mais un don de la grâce dans le réalisme de la vie. Comme toute maman, chaque fois qu’elle regardait son Fils, elle pensait à son avenir, et certainement dans son cœur restaient gravées les paroles que Siméon lui avait adressées dans le temple : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction et toi, ton âme sera traversée d’un glaive » (Lc 2, 34-35). Et au pied de la croix, alors qu’elle voit Jésus innocent souffrir et mourir, bien que traversée d’une immense souffrance elle répète son “oui”, sans perdre ni l’espérance ni la confiance dans le Seigneur. Elle collaborait de cette façon, pour nous, à l’accomplissement de ce que son Fils avait dit, en annonçant « qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite » (Mc 8, 31). Et dans le tourment de cette douleur offerte par amour, elle devenait notre Mère, la Mère de l’espérance. Ce n’est pas un hasard si la piété populaire continue à invoquer la Sainte Vierge comme Stella Maris, un titre qui exprime l’espérance sûre que, dans les vicissitudes orageuses de la vie, la Mère de Dieu vient à notre aide, nous soutient et nous invite à avoir confiance et à continuer d’espérer.

À ce propos, j’aime à rappeler que le Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe, à Mexico, s’apprête à célébrer, en 2031, le 500 ème anniversaire de la première apparition de la Vierge. Par l’intermédiaire du jeune Juan Diego, la Mère de Dieu faisait parvenir un message d’espérance révolutionnaire qu’elle répète encore aujourd’hui à tous les pèlerins et aux fidèles : « Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta mère ? » [20] Un message similaire est imprimé dans les cœurs de nombre de sanctuaires mariaux à travers le monde, destinations d’innombrables pèlerins qui confient à la Mère de Dieu leurs inquiétudes, leurs peines et leurs espérances. En cette Année Jubilaire, les sanctuaires doivent être des lieux saints pour l’accueil, et des espaces privilégiés pour susciter l’espérance. J’invite les pèlerins qui viendront à Rome à s’arrêter pour prier dans les Sanctuaires mariaux de la ville, pour vénérer la Vierge Marie et invoquer sa protection. Je suis sûr que tous, en particulier ceux qui souffrent et sont affligés, pourront faire l’expérience de la proximité de la plus affectueuse des mamans qui n’abandonne jamais ses enfants, elle qui est pour le saint Peuple de Dieu « un signe d’espérance assurée et de consolation ». [21]

Pape François

Spes non confundit 

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025 


FRANÇOIS 

ÉVÊQUE DE ROME SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU 


PUISSE L’ESPÉRANCE REMPLIR LE CŒUR DE CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE

20 octobre 2025

23. L’indulgence, en effet, permet de découvrir à quel point la miséricorde de Dieu est illimitée. Ce n’est pas un hasard si, dans l’Antiquité, le terme « miséricorde » était interchangeable avec le terme « indulgence », précisément parce que celui-ci entend exprimer la plénitude du pardon de Dieu, qui ne connaît pas de limites.

Le Sacrement de Pénitence nous assure que Dieu pardonne nos péchés. Les paroles du psaume reviennent avec leur force de consolation : « Il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; Il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse ; […] Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour ; […] Il n’agit pas envers nous selon nos fautes, ne nous rend pas selon nos offenses. Comme le ciel domine la terre, fort est son amour pour qui le craint ; aussi loin qu’est l’orient de l’occident, Il met loin de nous nos péchés » (Ps 103, 3-4.8.10-12). La Réconciliation sacramentelle n’est pas seulement une belle opportunité spirituelle, mais elle représente une étape décisive, essentielle et indispensable sur le chemin de foi de chaque personne. C’est là que nous permettons au Seigneur de détruire nos péchés, de guérir nos cœurs, de nous élever et de nous étreindre, de nous faire connaître son visage tendre et compatissant. En effet, il n’y a pas de meilleure façon de connaître Dieu que de se laisser réconcilier par Lui (cf. 2 Co 5, 20), en savourant son pardon. Ne renonçons donc pas à la Confession, mais redécouvrons la beauté du sacrement de la guérison et de la joie, la beauté du pardon des péchés !

Cependant, comme nous le savons par expérience personnelle, le péché “laisse des traces”, il entraîne des conséquences : non seulement externes dans la mesure où il s’agit des conséquences du mal commis, mais aussi internes, dans la mesure où « tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification soit ici-bas, soit après la mort dans l’état qu’on appelle purgatoire ». [18] Il reste donc, dans notre humanité faible et attirée par le mal, des “effets résiduels du péché”. Ceux-ci sont éliminés par l’indulgence, toujours par la grâce du Christ, qui est, comme l’a écrit saint Paul VI, « notre “indulgence” ». [19] La Pénitencerie apostolique publiera les dispositions permettant d’obtenir et de rendre effective la pratique de l’Indulgence jubilaire.

Une telle expérience de pardon ne peut qu’ouvrir le cœur et l’esprit à pardonner. Pardonner ne change pas le passé et ne peut modifier ce qui s’est déjà passé. Mais le pardon permet de changer l’avenir et de vivre différemment, sans rancune, sans ressentiment et sans vengeance. L’avenir éclairé par le pardon permet de lire le passé avec des yeux différents, plus sereins, même s’ils sont encore embués de larmes.

Pape François

Spes non confundit 

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025 


FRANÇOIS 

ÉVÊQUE DE ROME SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU 


PUISSE L’ESPÉRANCE REMPLIR LE CŒUR DE CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE

19 octobre 2025

22. Une autre réalité liée à la vie éternelle est le jugement de Dieu, tant à la fin de notre existence qu’à la fin des temps. L’art a souvent tenté de le représenter – pensons au chef-d’œuvre de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine – en adoptant la conception théologique de l’époque et en transmettant un sentiment de crainte à celui qui regarde. S’il est juste de se préparer avec pleine conscience et sérieux au moment qui récapitule l’existence, il faut en même temps toujours le faire dans la dimension de l’espérance, une vertu théologale qui soutient la vie et permet de ne pas céder à la peur. Le jugement de Dieu, qui est amour (cf. 1 Jn 4, 8.16), ne pourra se fonder que sur l’amour, en particulier sur la manière dont nous l’aurons ou non pratiqué envers les plus nécessiteux en qui le Christ, le Juge en personne, est présent (cf. Mt 25, 31-46). Il s’agit donc d’un jugement différent de celui des hommes et des tribunaux terrestres. Il doit être compris comme un rapport de vérité avec Dieu-amour et avec soi-même dans le mystère insondable de la miséricorde divine. L’Écriture Sainte affirme à cet égard : « Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion […] et [nous comptons] sur ta miséricorde lorsque nous somme jugés » ( Sg 12, 19.22). Comme l’écrivait Benoît XVI : « Au moment du Jugement, nous expérimentons et nous accueillons cette domination de son amour sur tout le mal dans le monde et en nous. La souffrance de l’amour devient notre salut et notre joie ». [17]

Le jugement concerne donc le salut que nous espérons et que Jésus nous a obtenu par sa mort et sa résurrection. Il est donc destiné à nous ouvrir à la rencontre ultime avec Lui. Et puisque, dans ce contexte, on ne peut pas penser que le mal commis reste caché, celui-ci a besoin d’être purifié pour permettre le passage définitif dans l’amour de Dieu. En ce sens, on comprend la nécessité de prier pour ceux qui ont achevé leur parcours terrestre, la solidarité dans l’intercession priante qui puise son efficacité dans la communion des saints, dans le lien commun qui nous unit dans le Christ, premier-né de la création. Ainsi, l’Indulgence jubilaire, en vertu de la prière, est destinée de manière spéciale à ceux qui nous ont précédés afin qu’ils obtiennent la pleine miséricorde.

Pape François

Spes non confundit 

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18 octobre 2025

21. Qu’adviendra-t-il donc de nous après la mort ? Avec Jésus, au-delà du seuil, il y a la vie éternelle qui consiste dans la pleine communion avec Dieu, dans la contemplation et la participation à son amour infini. Ce que nous vivons aujourd’hui dans l’espérance, nous le verrons alors dans la réalité. Saint Augustin écrivait à ce propos : « Quand je te serai uni de tout moi-même, plus de douleur alors, plus de travail ; ma vie sera toute vivante, étant toute pleine de toi ». [16]  Qu’est-ce qui caractérisera alors cette plénitude de communion ? Le fait d’être heureux. Le bonheur est la vocation de l’être humain, un objectif qui concernechacun.

Mais qu’est-ce que le bonheur ? Quel bonheur attendons-nous et désirons-nous ? Non pas une joie passagère, une satisfaction éphémère qui, une fois atteinte, demande toujours plus dans une spirale de convoitises où l’âme humaine n’est jamais rassasiée mais toujours plus vide. Nous avons besoin d’un bonheur qui s’accomplisse définitivement dans ce qui nous épanouit, c’est-à-dire dans l’amour, afin que nous puissions dire, dès maintenant : Je suis aimé, donc j’existe ; et j’existerai toujours dans l’Amour qui ne déçoit pas et dont rien ni personne ne pourra jamais me séparer. Rappelons encore les paroles de l’apôtre : « J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8, 38-39).

Pape François

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17 octobre 2025

Et si devant la mort, séparation douloureuse qui nous oblige à quitter nos affections les plus chères, aucune rhétorique n’est permise, le Jubilé nous offrira l’occasion de redécouvrir, avec immense gratitude, le don de cette vie nouvelle reçue dans le Baptême, capable de transfigurer le drame. Il est important de penser à nouveau, dans le contexte du Jubilé, à la manière dont ce mystère a été compris dès les premiers siècles de la foi. Pendant longtemps, par exemple, les chrétiens ont construit les fonts baptismaux en forme octogonale et, aujourd’hui encore, nous pouvons admirer de nombreux baptistères anciens qui conservent cette forme, comme à Rome, à Saint-Jean-de-Latran. Cela indique que, dans les fonts baptismaux, un huitième jour est inauguré, le jour de la résurrection, le jour qui dépasse le rythme habituel marqué par l’échéance hebdomadaire, ouvrant ainsi le cycle du temps à la dimension de l’éternité, à la vie qui dure pour toujours. Tel est le but vers lequel nous tendons dans notre pèlerinage terrestre (cf. Rm 6, 22).

Le témoignage le plus convaincant de cette espérance nous est offert par les martyrs qui, fermes dans leur foi au Christ ressuscité, ont été capables de renoncer à leur vie ici-bas pour ne pas trahir leur Seigneur. Ces confesseurs de la vie qui n’a pas de fin sont présents à toutes les époques, et ils sont nombreux à la nôtre, peut-être plus que jamais. Nous avons besoin de garder leur témoignage pour rendre féconde notre espérance.

Ces martyrs appartenant aux différentes traditions chrétiennes sont aussi des semencesd’unité car ils expriment l’œcuménisme du sang. C’est pourquoi je souhaite ardemment qu’il y ait au cours du Jubilé une célébration œcuménique, afin que la richesse du témoignage de ces martyrs soit mise en évidence.

Pape François

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16 octobre 2025

20. Jésus mort et ressuscité est le cœur de notre foi. Saint Paul, en énonçant en peu de mots - avec seulement quatre verbes - ce contenu, nous transmet le “noyau” de notre espérance : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze »( 1 Co 15, 3-5). Le Christ est mort, a été mis au tombeau, est ressuscité, est apparu. Il a traversé le drame de la mort pour nous. L’amour du Père l’a ressuscité dans la puissance de l’Esprit, faisant de son humanité les prémices de l’éternité pour notre salut. L’espérance chrétienne consiste précisément en ceci : face à la mort, où tout semble finir, nous recevons la certitude que, grâce au Christ, par sa grâce qui nous est communiquée dans le Baptême, « la vie n’est pas détruite, elle est transformée » [15] pour toujours. Dans le Baptême, en effet, ensevelis avec le Christ, nous recevons en Lui, ressuscité, le don d’une vie nouvelle qui brise le mur de la mort et en fait un passage vers l’éternité.

Pape François

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15 octobre 2025

19. « Je crois à la vie éternelle » : [12] ainsi professe notre foi. L’espérance chrétienne trouve dans ces mots un pilier fondamental. Elle est en effet « la vertu théologale par laquelle nous désirons comme bonheur [...] la Vie éternelle ». [13] Le Concile œcuménique Vatican II affirme : « Lorsque manquent le support divin et l’espérance de la vie éternelle, la dignité de l’homme subit une très grave blessure, comme on le voit souvent aujourd’hui, et l’énigme de la vie et de la mort, de la faute et de la souffrance reste sans solution. Ainsi, trop souvent, les hommes s’abîment dans le désespoir ». [14]  Nous, en revanche, en vertu de l’espérance dans laquelle nous avons été sauvés, en regardant le temps qui passe, nous avons la certitude que l’histoire de l’humanité, et celle de chacun, ne se dirige pas vers une impasse ou un abîme obscur, mais qu’elle s’oriente vers la rencontre avec le Seigneur de gloire. Vivons donc dans l’attente de son retour et dans l’espérance de vivre pour toujours en Lui. C’est dans cet esprit que nous faisons nôtre l’émouvante invocation des premiers chrétiens, par laquelle se termine l’Écriture Sainte : « Viens, Seigneur Jésus ! » ( Ap 22, 20).

Pape François

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14 octobre 2025

18. L’espérance forme, avec la foi et la charité, le triptyque des “vertus théologales” qui expriment l’essence de la vie chrétienne (cf. 1 Co 13, 13 ; 1 Th 1, 3). Dans leur dynamisme inséparable, l’espérance est celle qui, pour ainsi dire, oriente, indique la direction et le but de l’existence croyante. C’est pourquoi l’apôtre Paul nous invite : « Ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière » (Rm 12, 12). Oui, nous devons “déborder d’espérance” (cf. Rm 15, 13) pour témoigner de manière crédible et attrayante de la foi et de l’amour que nous portons dans notre cœur ; pour que la foi soit joyeuse, la charité enthousiaste ; pour que chacun puisse donner ne serait-ce qu’un sourire, un geste d’amitié, un regard fraternel, une écoute sincère, un service gratuit, en sachant que, dans l’Esprit de Jésus, cela peut devenir une semence féconde d’espérance pour ceux qui la reçoivent. Mais quel est le fondement de notre espérance ? Pour le comprendre, il est bon de s’arrêter sur les raisons de notre espérance (cf. 1 P 3, 15).

Pape François

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13 octobre 2025

16. Faisant écho à la parole antique des prophètes, le Jubilé nous rappelle que les biens de la Terre ne sont pas destinés à quelques privilégiés, mais à tous. Ceux qui possèdent des richesses doivent être généreux en reconnaissant le visage de leurs frères dans le besoin. Je pense en particulier à ceux qui manquent d’eau et de nourriture : la faim est une plaie scandaleuse dans le corps de notre humanité et elle invite chacun à un sursaut de conscience. Je renouvelle mon appel pour qu’« avec les ressources financières consacrées aux armes et à d’autres dépenses militaires, un Fonds mondial soit créé en vue d’éradiquer une bonne fois pour toutes la faim, et pour le développement des pays les plus pauvres, de sorte que leurs habitants ne recourent pas à des solutions violentes ou trompeuses et n’aient pas besoin de quitter leurs pays en quête d’une vie plus digne ». [8]  

Pape François

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12 octobre 2025

15. J’invoque de manière pressante l’espérance pour les milliards de pauvres qui manquent souvent du nécessaire pour vivre. Face à la succession de nouvelles vagues d’appauvrissement, il existe un risque de s’habituer et de se résigner. Mais nous ne pouvons pas détourner le regard des situations si dramatiques que l’on rencontre désormais partout, pas seulement dans certaines régions du monde.Nous rencontrons des personnes pauvres ou appauvries chaque jour et qui peuvent parfois être nos voisins. Souvent, elles n’ont pas de logement ni la nourriture quotidienne suffisante. Elles souffrent de l’exclusion et de l’indifférence de beaucoup. Il est scandaleux que, dans un monde doté d’énormes ressources largement consacrées aux armements, les pauvres constituent « la majeure partie […], des milliers de millions de personnes. Aujourd’hui, ils sont présents dans les débats politiques et économiques internationaux, mais il semble souvent que leurs problèmes se posent comme un appendice, comme une question qui s’ajoute presque par obligation ou de manière marginale, quand on ne les considère pas comme un pur dommage collatéral. De fait, au moment de l’action concrète, ils sont relégués fréquemment à la dernière place ». [7] Ne l’oublions pas : les pauvres, presque toujours, sont des victimes, non des coupables.

Pape François

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11 octobre 2025

14. Les personnes âgées méritent des signes d’espérance, elles qui font souvent l’expérience de la solitude et du sentiment d’abandon. Valoriser le trésor qu’elles sont, leur expérience de vie, la sagesse dont elles sont porteuses et la contribution qu’elles sont en mesure d’offrir, est un engagement pour la communauté chrétienne et pour la société civile, appelées à travailler ensemble à l’alliance entre les générations.

J’adresse une pensée particulière aux grands-pères et aux grands-mères qui représentent la transmission de la foi et de la sagesse de la vie aux générations plus jeunes. Ils doivent être soutenus par la gratitude des enfants et par l’amour des petits-enfants qui trouvent en eux enracinement, compréhension et encouragement.

Pape François

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10 octobre 2025

13. Il devra y avoir des signes d’espérance à l’égard des migrants qui abandonnent leur terre à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs familles. Que leurs attentes ne soient pas réduites à néant par des préjugés et des fermetures ; que l’accueil, qui ouvre les bras à chacun en raison de sa dignité, s’accompagne d’un engagement à ce que personne ne soit privé du droit de construire un avenir meilleur. De nombreuses personnes exilées, déplacées et réfugiées sont obligées de fuir en raison d’événements internationaux controversés pour éviter les guerres, les violences et les discriminations. La sécurité ainsi que l’accès au travail et à l’instruction doivent leur être garantis, éléments nécessaires à leur insertion dans leur nouveau contexte social.

La communauté chrétienne doit toujours être prête à défendre le droit des plus faibles. Qu’elle ouvre toutes grandes les portes de l’accueil avec générosité afin que l’espérance d’une vie meilleure ne manque jamais à personne. Que résonne dans les cœurs la Parole du Seigneur qui a dit dans la grande parabole du jugement dernier : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli », car « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 35.40).

Pape François

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9 octobre 2025

12. Ceux qui, en leurs personnes mêmes, représentent l’espérance ont également besoin de signes d’espérance : les jeunes. Malheureusement, ces derniers voient souvent leurs rêves s’effondrer. Nous ne pouvons pas les décevoir : l’avenir se fonde sur leur enthousiasme. Il est beau de les voir déborder d’énergie, par exemple lorsqu’ils retroussent leurs manches et s’engagent volontairement dans des situations de catastrophes et de malaise social.Mais il est triste de voir des jeunes sans espérance. Lorsque l’avenir est incertain et imperméable aux rêves, lorsque les études n’offrent pas de débouchés et que le manque de travail ou d’emploi suffisamment stable risque d’annihiler les désirs, il est inévitable que le présent soit vécu dans la mélancolie et l’ennui.L’illusion des drogues, le risque de la transgression et la recherche de l’éphémère créent, plus en eux que chez d’autres, des confusions et cachent la beauté et le sens de la vie, les faisant glisser dans des abîmes obscurs et les poussent à accomplir des gestes autodestructeurs.C’est pourquoi le Jubilé doit être dans l’Église l’occasion d’un élan à leur égard. Avec une passion renouvelée, prenons soin des jeunes, des étudiants, des fiancés, des jeunes générations ! Proximité avec les jeunes, joie et espérance de l’Église et du monde !

Pape François

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8 octobre 2025

11. Des signes d’espérance devront être offerts aux malades, qu’ils soient à la maison ou à l’hôpital. Leurs souffrances doivent pouvoir trouver un soulagement dans la proximité de personnes qui les visitent et dans l’affection qu’ils reçoivent. Les œuvres de miséricorde sont aussi des œuvres d’espérance qui réveillent dans les cœurs des sentiments de gratitude. Et que la gratitude atteigne tous les professionnels de la santé qui, dans des conditions souvent difficiles, exercent leur mission avec un soin attentif pour les personnes malades et les plus fragiles.

Qu’il y ait une attention inclusive envers ceux qui, se trouvant dans des conditions de vie particulièrement pénibles, font l’expérience de leur faiblesse, en particulier s’ils souffrent de pathologies ou de handicaps limitant grandement leur autonomie personnelle. Le soin envers eux est un hymne à la dignité humaine, un chant d’espérance qui appelle l’agir harmonieux de toute la société.

Pape François

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7 octobre 2025

Prions pour les otages encore retenus à Gaza

depuis 2 ans aujourd'hui


10. Au cours de l’Année Jubilaire, nous serons appelés à être des signes tangibles d’espérance pour de nombreux frères et sœurs qui vivent dans des conditions de détresse. Je pense aux détenus qui, privés de liberté, éprouvent chaque jour, en plus de la dureté de la réclusion, le vide affectif, les restrictions imposées et, dans de nombreux cas, le manque de respect.

Je propose aux gouvernements de prendre, en cette Année Jubilaire, des initiatives qui redonnent espoir ; des formes d’amnistie ou de remise de peine visant à aider les personnes à retrouver confiance en elles-mêmes et dans la société ; des parcours de réinsertion dans la communauté auxquels corresponde un engagement concret dans le respect des lois.

La demande d’actes de clémence et de libération permettant de recommencer est un appel ancien qui vient de la Parole de Dieu et qui perdure avec toute sa valeur sapientielle : « Vous déclarerez sainte cette cinquantième année et proclamerez l’affranchissement de tous les habitants du pays » ( Lv 25, 10). La Loi mosaïque est reprise par le prophète Isaïe : « Le Seigneur m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur » ( Is 61, 1-2). Ce sont les paroles que Jésus fait siennes au début de son ministère en déclarant accomplie en lui-même l’ “année de grâce du Seigneur” (cf. Lc 4, 18-19).

Pape François

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6 octobre 2025

9. Regarder l’avenir avec espérance, c’est aussi avoir une vision de la vie pleine d’enthousiasme à transmettre. Nous devons malheureusement constater avec tristesse que, dans de nombreuses situations, cette vision fait défaut. La première conséquence est la perte du désir de transmettre la vie.En raison des rythmes de vie frénétiques, des craintes concernant l’avenir, du manque de garanties professionnelles et de protections sociales adéquates, de modèles sociaux où la recherche du profit et non le soin des relations dicte l’agenda, on assiste dans plusieurs pays à une baisse préoccupante de la natalité. Au contraire, dans d’autres contextes, « accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains, est une façon de ne pas affronter les problèmes ». [5]


Pape François

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4 octobre 2025

8 Le premier signe d’espérance doit se traduire par la paix pour le monde plongé, une fois encore, dans la tragédie de la guerre. Oublieuse des drames du passé, l’humanité est soumise à une nouvelle et difficile épreuve qui voit nombre de populations opprimées par la brutalité de la violence. Que ces peuples n’ont-ils pas enduré ? Comment est-il possible que leur appel désespéré à l’aide ne pousse pas les responsables des nations à vouloir mettre fin aux trop nombreux conflits régionaux, conscients des conséquences qui peuvent en découler au niveau mondial ? Est-ce trop rêver que les armes se taisent et cessent d’apporter mort et destruction ? Le Jubilé doit rappeler que ceux qui se font « artisans de paix » pourront être « appelés fils de Dieu » (Mt 5, 9).L’exigence de la paix interpelle tout le monde et impose de poursuivre des projets concrets. La diplomatie doit continuer à s’engager à créer, avec courage et créativité, des espaces de négociation visant à une paix durable.

Pape François

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3 octobre 2025

7. Outre le fait de puiser l’espérance dans la grâce de Dieu, nous sommes appelés à la redécouvrir également dans les signes des temps que le Seigneur nous offre. Comme l’affirme le Concile Vatican II, « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques ». [4]Il faut donc prêter attention à tout le bien qui est présent dans le monde pour ne pas tomber dans la tentation de se considérer dépassé par le mal et par la violence. Mais les signes des temps, qui renferment l’aspiration du cœur humain, ayant besoin de la présence salvifique de Dieu, demandent à être transformés en signes d’espérance.

Pape François

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2 octobre 2025

A l’ère d’ internet où l’espace et le temps sont dominés par le “ici et maintenant”, la patience n’est pas la bienvenue. Si nous étions encore capables de regarder la création avec émerveillement, nous pourrions comprendre à quel point la patience est décisive. Attendre l’alternance des saisons avec leurs fruits ; observer la vie des animaux et les cycles de leur développement ; avoir le regard simple de saint François qui, dans son Cantique des créatures composé il y a exactement 800 ans, percevait la création comme une grande famille et appelait le soleil “frère” et la lune “sœur”. [2] Redécouvrir la patience fait beaucoup de bien à soi-même et aux autres. Saint Paul recourt souvent à la patience pour souligner l’importance de la persévérance et de la confiance en ce que Dieu nous a promis, mais il témoigne avant tout que Dieu est patient avec nous, Lui qui est « le Dieu de la persévérance et du réconfort » ( Rm 15, 5). La patience, qui est aussi le fruit de l’Esprit Saint, maintient vivante l’espérance et la consolide en tant que vertu et style de vie. Apprenons donc à souvent demander la grâce de la patience qui est fille de l’espérance et en même temps la soutient.

Pape François

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1 octobre 2025

"On obtient de Dieu autant qu’on en espère."


"Attendre tout du bon Dieu, comme un petit enfant attend tout de son père" 


"C’est le chemin de la confiance et du total abandon" 


"Jamais mon espérance n’a été trompée"

Sainte Thérèse de Lisieux

30 septembre 2025

7. Outre le fait de puiser l’espérance dans la grâce de Dieu, nous sommes appelés à la redécouvrir également dans les signes des temps que le Seigneur nous offre. Comme l’affirme le Concile Vatican II, « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques ». [4]Il faut donc prêter attention à tout le bien qui est présent dans le monde pour ne pas tomber dans la tentation de se considérer dépassé par le mal et par la violence. Mais les signes des temps, qui renferment l’aspiration du cœur humain, ayant besoin de la présence salvifique de Dieu, demandent à être transformés en signes d’espérance.

Pape François

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29 septembre 2025
Saint Paul est très réaliste. Il sait que la vie est faite de joies et de peines, que l’amour est mis à l’épreuve lorsqu’augmentent les difficultés et que l’espérance semble disparaître devant la souffrance. Pourtant, il écrit : « Nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance » (Rm 5, 3-4). Pour l’apôtre, la tribulation et la souffrance sont les conditions typiques de ceux qui annoncent l’Évangile dans des contextes d’incompréhension et de persécution (cf. 2 Co 6, 3-10). On perçoit dans ces situations une lumière dans l’obscurité. On découvre comment l’évangélisation est soutenue par la force qui découle de la croix et de la résurrection du Christ. Cela conduit à développer une vertu étroitement liée à l’espérance : la patience.

Pape François

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28 septembre 2025

L’espérance naît de l’amour et se fonde sur l’amour qui jaillit du Cœur de Jésus transpercé sur la croix : « En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils alors que nous étions ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, serons-nous sauvés en ayant part à sa vie » (Rm 5, 10). Et sa vie se manifeste dans notre vie de foi qui commence avec le baptême, se développe dans la docilité à la grâce de Dieu, animée en conséquence par l’espérance toujours renouvelée et rendue inébranlable par l’action de l’Esprit Saint.

Pape François

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PUISSE L’ESPÉRANCE REMPLIR LE CŒUR DE CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE

27 septembre 2025

L’Esprit Saint, par sa présence permanente sur le chemin de l’Église, irradie la lumière de l’espérance sur les croyants : Il la maintient allumée comme une torche qui ne s’éteint jamais pour donner soutien et vigueur à notre vie. L’espérance chrétienne, en effet, ne trompe ni ne déçoit parce qu’elle est fondée sur la certitude que rien ni personne ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu : « Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? [...] Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » ( Rm 8, 35.37-39).

Pape François

Spes non confundit 

BULLE D’INDICTION DU JUBILÉ ORDINAIRE DE L’ANNÉE 2025 


FRANÇOIS 

ÉVÊQUE DE ROME SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU 


PUISSE L’ESPÉRANCE REMPLIR LE CŒUR DE CEUX QUI LIRONT CETTE LETTRE

26 septembre 2025

L’espérance est la vertu de qui a le cœur jeune ; et ici, l'âge ne compte pas. Car il y a aussi des personnes âgées aux yeux pleins de lumière, qui vivent une tension permanente vers l'avenir. Pensons à ces deux grands vieillards de l'Évangile, Siméon et Anne : ils ne se sont jamais lassés d'attendre et ont vu la dernière ligne droite de leur parcours bénie par la rencontre avec le Messie, qu'ils reconnurent en Jésus, emmené au Temple par ses parents. Quelle grâce s'il en était ainsi pour nous tous ! Si, après un long pèlerinage, déposant sacoches et bâton, notre cœur se remplissait d'une joie jamais éprouvée auparavant, et que nous puissions nous aussi nous exclamer : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur / s’en aller en paix, selon ta parole, / car mes yeux ont vu le salut, / que tu préparais à la face des peuples : / lumière qui se révèle aux nations / et donne gloire à ton peuple Israël. » (Lc 2,29-32).

Pape François

25 septembre 2025

De cette vertu chrétienne, le monde d'aujourd'hui a tant besoin ! Le monde a besoin de l’espérance tout comme il a tant besoin de la patience, une vertu qui va de pair avec l'espérance. Les hommes patients sont des tisseurs de bien. Ils s'obstinent à vouloir la paix, et si certains sont pressés et voudraient tout et tout de suite, la patience a la capacité d'attendre. Même lorsque beaucoup alentour ont succombé à la désillusion, celui qui est animé par l'espérance et qui est patient est capable de traverser les nuits les plus sombres. L’espérance et la patience vont ensemble.

Pape François

24 septembre 2025

L'espérance est une vertu contre laquelle nous péchons souvent : dans nos mauvaises nostalgies, dans nos mélancolies, lorsque nous pensons que les bonheurs passés sont enterrés pour toujours. Nous péchons contre l'espérance lorsque nous nous décourageons à cause de nos péchés, en oubliant que Dieu est miséricordieux et plus grand que notre cœur. Ne l'oublions pas, frères et sœurs : Dieu pardonne tout, Dieu pardonne toujours. C'est nous qui en avons assez de demander le pardon. Mais n'oublions pas cette vérité : Dieu pardonne tout, Dieu pardonne toujours. Nous péchons contre l'espérance lorsque nous nous décourageons face à nos péchés ; nous péchons contre l'espérance lorsque l'automne en nous annule le printemps ; quand l'amour de Dieu cesse d'être un feu éternel et que nous n'avons pas le courage de prendre des décisions qui nous engagent pour toute la vie.

Pape François

23 septembre 2025

L'espérance du chrétien n'est pas due à ses propres mérites. S'il croit en l'avenir, c'est parce que le Christ est mort et ressuscité et qu'il nous a donné son Esprit. « La rédemption nous est offerte dans le sens où nous avons reçu une espérance, une espérance fiable, en vertu de laquelle nous pouvons affronter notre présent ». En ce sens, une fois de plus, nous disons que l'espérance est une vertu théologale : elle n'émane pas de nous, elle n'est pas une obstination dont nous voulons nous convaincre, mais elle est un don qui vient directement de Dieu.

Pape François

22 septembre 2025

« L'espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons le royaume des cieux et la vie éternelle comme notre bonheur, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en nous appuyant non sur nos propres forces, mais sur le secours de la grâce de l'Esprit Saint » (Catéchisme de l'Église Catholique n° 1817). Ces paroles nous confirment que l'espérance est la réponse offerte à notre cœur, lorsque la question absolue surgit en nous : "Que vais-je devenir ? Quelle est la destination du voyage ? Quel est le destin du monde ?

Pape François

21 septembre 2025

Chers frères et sœurs,

réfléchissons aujourd’hui sur la vertu de l’espérance. Elle est une réponse offerte à notre cœur et sans laquelle surviennent tristesse, désespoir et sentiment d'inutilité de toute chose. Sans l’espérance, toutes les autres vertus risquent de s’effriter et de finir en cendres. Il s’agit d’une vertu théologale qui est un don de Dieu. Nous péchons souvent contre l’espérance lorsque nous nous décourageons face à nos péchés et que nous laissons l’automne effacer en nous le printemps, ou lorsque l’amour de Dieu cesse d’être pour nous un feu et que nous n'avons pas le courage de prendre des décisions qui nous engagent pour toute la vie. Aujourd’hui, notre monde a grand besoin de cette vertu chrétienne qui va de pair avec la patience. L’espérance est la vertu des cœurs jeunes, peu importe l’âge.

Pape François

20 septembre 2025

Nous avons du mal à nous arrêter et à nous reposer. Nous vivons comme si la vie n'était jamais suffisante. Nous courons pour produire, pour prouver, pour ne pas perdre de terrain. Mais l'Évangile nous enseigne que savoir s'arrêter est un geste de confiance que nous devons apprendre à accomplir. Le Samedi Saint nous invite à découvrir que la vie ne dépend pas toujours de ce que nous faisons, mais aussi de la façon dont nous savons nous détacher de ce que nous avons pu faire.

L'espérance chrétienne ne naît pas dans le bruit, mais dans le silence d'une attente habitée par l'amour. Elle n'est pas fille de l'euphorie, mais de l'abandon confiant. 

La Vierge Marie nous l'enseigne : elle incarne cette attente, cette confiance, cette espérance. Quand il nous semble que tout est immobile, que la vie est une route interrompue, souvenons-nous du Samedi Saint. 


Même dans le tombeau, Dieu prépare la plus grande surprise. Et si nous savons accueillir avec gratitude ce qui a été, nous découvrirons que, précisément dans la petitesse et le silence, Dieu aime transfigurer la réalité, rendant toutes choses nouvelles par la fidélité de son amour. La vraie joie naît de l'attente habitée, de la foi patiente, de l'espérance que ce qui a été vécu dans l'amour, certainement, ressuscitera à la vie éternelle.

Pape Léon XIV

19 septembre 2025

« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. » Psaume 26, 14


Même si la semaine t’a fatigué, cette parole t’invite à puiser ta force dans l’attente confiante. L’espérance n’est pas passive : elle fortifie, elle affermit, elle prépare ton cœur à recevoir ce que Dieu a promis.

18 septembre 2025

Continuons sans fléchir d’affirmer notre espérance, car il est fidèle, celui qui a promis.

Soyons attentifs les uns aux autres pour nous stimuler à vivre dans l’amour et à bien agir. (Hébreux 10, 23 - 24)


Quand tout semble vaciller autour de toi, souviens-toi que Dieu ne change pas. Il est fidèle à ses promesses, même quand les délais paraissent longs ou les chemins obscurs. L’espérance, ce n’est pas un simple souhait — c’est une certitude fondée sur la fidélité de Dieu.

17 septembre 2025

Voici une parole d'espérance pour illuminer ton aujourd’hui :

« Car moi, je connais les pensées que je forme à votre sujet – oracle du Seigneur –, pensées de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance. » — Jérémie 29, 11

Cette promesse biblique nous rappelle que, même dans les incertitudes, Dieu prépare pour chacun un chemin de paix et de renouveau. L’espérance n’est pas une attente passive, mais une force vivante qui nous pousse à croire que le meilleur reste à venir.

Et comme le dit si bien Luc 12, 6-7 :

« Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »

Tu es précieux, et ton espérance est entre de bonnes mains.

Pape Léon XIV

16 septembre 2025

Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides. Isaïe 43, 17


Aujourd’hui, Dieu prépare du neuf. Même si tu ne vois encore que les ruines ou les retards, une percée est en gestation. L’Espérance, c’est croire que le désert peut fleurir, que le silence peut enfanter une louange. Ouvre ton cœur à la nouveauté de Dieu.

15 septembre 2025

L’espérance chrétienne n’est pas un simple optimisme. C’est une force vivante, enracinée dans la certitude que Jésus-Christ est ressuscité et qu’il tient ta vie entre ses mains. Même quand les circonstances semblent sombres, cette espérance te rappelle que Dieu transforme le mal en bien, qu’il guérit, qu’il sauve, et qu’il n’a pas dit son dernier mot.

Aujourd’hui, laisse cette espérance te renouveler :

Crois que Dieu agit même dans le silence. Offre-lui tes fardeaux comme une prière. Nourris ton cœur avec sa Parole, qui éclaire le chemin. Et rappelle-toi : « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » — Matthieu 6:33

Tu n’es jamais seul. L’espérance chrétienne est une lumière qui ne s’éteint pas, même dans la nuit.

14 septembre 2025

Frères et sœurs, voici la route, la voie de notre salut, de notre renaissance et de notre résurrection : regarder Jésus crucifié. De cette hauteur, nous pouvons voir nos vies et l'histoire de nos peuples d'une manière nouvelle. Car de la Croix du Christ, nous apprenons l'amour, et non la haine ; nous apprenons la compassion, et non l'indifférence ; nous apprenons le pardon, et non la vengeance. Les bras ouverts de Jésus sont l'étreinte de tendresse avec laquelle Dieu veut nous accueillir. Et ils nous montrent la fraternité que nous sommes appelés à vivre entre nous et avec tous. Ils nous montrent le chemin, le chemin chrétien : non pas le chemin de l'imposition et de la contrainte, du pouvoir et de l’importance, jamais le chemin qui brandit la croix du Christ contre d'autres frères et sœurs pour lesquels il a donné sa vie ! La voie de Jésus, la voie du salut est autre : c'est la voie de l'amour humble, gratuit et universel, sans « si » et sans « mais ».

Pape François

13 septembre 2025

L’artiste est celui ou celle qui a la tâche d’aider l’humanité à ne pas perdre sa direction, à ne pas perdre l’horizon de l’espérance.

Mais attention : il ne s’agit pas d’une espérance facile, superficielle, désincarnée. Non ! La véritable espérance est étroitement liée au drame de l’existence humaine. Elle n’est pas un refuge confortable, mais un feu qui brûle et illumine, comme la Parole de Dieu. C’est pourquoi l’art authentique est toujours une rencontre avec le mystère, avec la beauté qui nous dépasse, avec la douleur qui nous interroge, avec la vérité qui nous appelle.

Pape François

12 septembre 2025

« Tu crois que personne ne voit tes combats intérieurs, tes blessures cachées, tes prières restées sans réponse… Mais Dieu, Lui, voit tout.

Il connaît le poids de tes nuits sans sommeil, Il entend tes soupirs que les autres ignorent. Et aujourd’hui encore, Il te dit : “Ne crains pas. Là où tu tombes, Je te relève. Là où tu pleures, Je te console. Là où tu doutes, Je t’ouvre un chemin.”

Tu n’es pas abandonné. Tu es porté. Toujours. »

Auteur anonyme

11 septembre 2025


« La charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8)


Si nous avions la charité accompagnée de compassion et de peine, nous ne prendrions pas garde aux défauts du prochain, selon cette parole : « La charité couvre une multitude de péchés » (1 P 4,8) et encore : « La charité ne s’arrête pas au mal, elle excuse tout » (1 Co 13,5-7). Si donc nous avions la charité, la charité elle-même couvrirait toute faute, et nous serions comme les saints quand ils voient les défauts des hommes. 

Les saints sont-ils donc aveugles qu’ils ne voient pas les péchés ? Mais qui déteste le péché autant que les saints ? Et pourtant, ils ne haïssent pas le pécheur, ils ne le jugent pas, ils ne le fuient pas. Au contraire, ils compatissent, l’exhortent, le consolent, le soignent comme un membre malade ; ils font tout pour le sauver. Lorsqu’une mère a un enfant difforme, elle ne se détourne pas de lui avec horreur, elle prend plaisir à le parer et fait tout pour le rendre gracieux. C’est ainsi que les saints protègent toujours le pécheur, le disposent et le prennent en charge pour le corriger au moment opportun, pour l’empêcher de nuire à un autre, et aussi pour progresser eux-mêmes davantage dans la charité du Christ.

Acquérons donc, nous aussi, la charité ; acquérons la miséricorde à l’égard du prochain, pour nous garder de la terrible médisance, du jugement et du mépris. Portons-nous secours les uns aux autres, comme à nos propres membres. Car « nous sommes membres les uns des autres, dit l’Apôtre (Rm 12,5) ; un membre souffre-t-il, tous les membres souffrent avec lui (1 Co 12,27). En un mot, ayez soin, chacun selon son pouvoir, d’être unis les uns aux autres. Car plus on est uni au prochain, plus on est uni à Dieu.

Dorothée de Gaza

10 septembre 2025

« Heureux, vous les pauvres »


Comme presque tous les hommes sont naturellement portés à l'orgueil, le Seigneur commence les Béatitudes en écartant le mal originel de la suffisance et en conseillant d'imiter le vrai Pauvre volontaire qui est vraiment bienheureux — de manière à lui ressembler par une pauvreté volontaire, selon notre pouvoir, pour avoir part à sa béatitude, à son bonheur. « Ayez en vous les sentiments qui ont été ceux du Christ Jésus. Quoique de condition divine, il ne s'est pas prévalu de son égalité avec Dieu, mais il s'est anéanti lui-même et a pris la condition d'esclave » (Ph 2,5-7).


Qu'est-ce qu'il y a de plus misérable pour Dieu que de prendre la condition d'esclave ? Quoi de plus infime pour le Roi de l'univers que de partager notre nature humaine ? Le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, le Juge de l'univers paie des impôts à César (1Tm 6,17 ;He 12,23;Mc 12,17). Le Maître de la création embrasse ce monde, entre dans une grotte, ne trouve pas de place dans une hôtellerie et prend refuge dans une étable, en compagnie d'animaux sans raison. Celui qui est pur et immaculé prend sur lui les souillures de la nature humaine, et après avoir partagé toute notre misère, il va jusqu'à faire l'expérience de la mort. Considère la démesure de sa pauvreté volontaire ! La Vie goûte la mort, le Juge est traîné devant le tribunal, le Maître de la vie de tous se soumet à un magistrat, le Roi des puissances célestes ne se soustrait pas aux mains des bourreaux. À cet exemple, dit l'apôtre Paul, se mesure son humilité (Ph 2,5-7).

Saint Grégoire de Nysse

9 septembre 2025

« Il passa la nuit à prier Dieu. Le jour venu il appela ses disciples et en choisit douze »


Je crois que nos sœurs ont reçu ce don de la joie que l'on voit chez beaucoup de religieux qui se sont donnés sans réserve à Dieu. Notre œuvre n'est que l'expression de notre amour pour Dieu. Cet amour a besoin de quelqu'un pour le recevoir, et c'est ainsi que les gens que nous rencontrons nous donnent le moyen de l'exprimer.              


Nous avons besoin de trouver Dieu, et ce n'est ni dans l'agitation ni dans le bruit que nous pourrons le faire. Dieu est l'ami du silence. Dans quel silence croissent les arbres, les fleurs et l'herbe ! Dans quel silence se meuvent les étoiles, la lune et le soleil ! N'est-ce pas notre mission de donner Dieu aux pauvres des taudis ? Non pas un Dieu mort, mais un Dieu vivant et aimant. 


Plus nous recevons dans la prière silencieuse, plus nous pouvons donner dans notre vie active. Nous avons besoin de silence pour être capables de toucher les âmes. L'essentiel n'est pas ce que nous disons, mais ce que Dieu nous dit et dit à travers nous. Toutes nos paroles seront vaines tant qu'elles ne viendront pas du plus intime, les paroles qui ne transmettent pas la lumière du Christ accroissent les ténèbres.


Notre progrès dans la sainteté dépend de Dieu et de nous-mêmes, de la grâce de Dieu et de notre volonté d'être saints. Il faut nous engager résolument à atteindre la sainteté. « Je veux être un saint » signifie : je veux me détacher de tout ce qui n'est pas Dieu, je veux dépouiller mon cœur de toutes choses créées, je veux vivre dans la pauvreté et dans le détachement, je veux renoncer à ma volonté, à mes penchants, à mes caprices et à mes goûts, et me faire le serviteur docile de la volonté de Dieu.

Sainte Teresa de Calcutta

8 septembre 2025

La vie intérieure est une chose primordiale… 


La vie active est la conséquence de la vie intérieure et n’a de valeur que si elle en dépend. 

On voudrait tout faire le mieux possible, avec perfection. Mais si ce n’est pas relié à la vie intérieure, cela ne sert de rien. 

Toute la valeur de notre vie et de notre activité relève de la vie intérieure, la vie de l’amour de Dieu et de la Vierge Marie, l’Immaculée, pas de théories ni de douceurs, mais la pratique d’un amour qui consiste dans l’union de notre volonté à la volonté de l’Immaculée.

Avant tout et par-dessus tout, nous devons approfondir cette vie intérieure. S’il s’agit vraiment de la vie spirituelle, les moyens surnaturels sont nécessaires. 

La prière, la prière et seulement la prière est nécessaire pour entretenir la vie intérieure et son épanouissement ; le recueillement intérieur est nécessaire.

Ne soyons pas inquiets pour des choses sans nécessité, mais doucement et dans la paix, essayons de garder le recueillement de l’esprit et d’être prêts à la grâce de Dieu. Voilà pourquoi le silence nous aide.

Saint Maximilien Kolbe (1894-1941), franciscain, martyr. Entretiens spirituels inédits (trad. Eds. Lethielleux)

7 septembre 2025

La Mission de l'Église et de tout baptisé...


C'est d'abord notre expérience personnelle d'amitié avec le Christ qui transparaît dans notre manière de vivre, dans notre attitude, dans notre humanité et dans la manière dont nous sommes capables de vivre des relations authentiques. 

L'évangélisation est un témoignage de la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, le Verbe incarné. Il ne s'agit pas de transmettre une idéologie ou une doctrine sur Dieu. Il s'agit de transmettre Dieu qui vit en moi. 

Ce qui implique un chemin continu et permanent de conversion, pour chacun de nous. Cela implique que nous devons constamment travailler sur nous-mêmes, scruter notre cœur et nous laisser transformer par la vie de l'Évangile pour devenir d'authentiques disciples missionnaires." 

Pape Léon XIV

(25 juillet 2025, discours aux formateurs de l'université pontificale)

6 septembre 2025

« Seigneur, à qui irions-nous ? 

Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68).

Combien de fois, dans nos journées, nous cherchons refuge dans mille distractions, mille illusions, sans trouver la vraie paix ? 

Mais au fond de notre cœur, une voix murmure : « Reviens vers Moi… »

Frères et sœurs, Jésus n’est pas une option parmi d’autres. Il est la Source. Celui qui donne la paix que le monde ne peut ni offrir ni enlever.

Aujourd’hui, laisse ton âme s’approcher de Lui. Même avec tes blessures, tes doutes, tes péchés… Car c’est précisément ton fardeau qui attire Sa miséricorde.

Seigneur, nous venons à Toi tels que nous sommes. Accorde-nous la grâce de demeurer fidèles, de ne pas nous perdre dans les chemins vains, mais de rester attachés à Ta Parole, qui seule donne la vie.

Pape Léon XIV

5 septembre 2025

Le matin n’est pas seulement un nouveau jour, c’est un nouveau témoignage : Dieu t’a laissé ouvrir les yeux. 

Beaucoup n’ont pas vu ce lever du soleil, mais toi, tu es encore là, vivant, debout, capable d’espérer.

Chaque matin est une main tendue du Ciel, une invitation à recommencer malgré les chutes, à croire malgré les blessures, à avancer malgré les fardeaux. Peu importe ce que la nuit a laissé derrière elle  — tristesse, peur, solitude — aujourd’hui, tu as encore une page blanche à écrire avec ton Créateur.

Alors lève-toi, même si ton cœur est lourd. Dis seulement :

« Seigneur, merci pour ce souffle de vie. Guide mes pas, éclaire ma route et fais de cette journée une victoire de ton amour sur mes faiblesses. »

Bon matin, marche avec la force de Dieu, et non avec la tienne.

Pape Léon XIV

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