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Année A

31 mai 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

Sainte Trinité

Solennité

Icône de la Sainte Trinité d'après celle peinte par Andreï Roublev au XVe siècle

Dieu a envoyé son Fils, 

pour que, par lui, 

le monde soit sauvé.

Jn 3, 17

Lectures de la Messe

Feuille de Messe


Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

MÉDITATION PAPE FRANÇOIS


 

Aujourd’hui, solennité de la Très Sainte Trinité, l’Évangile est tiré du dialogue de Jésus avec Nicodème (cf. Jn 3, 16-18). Nicodème était un membre du Sanhédrin, passionné par le mystère de Dieu : il reconnaît en Jésus un maître divin et va lui parler secrètement, de nuit. Jésus l’écoute, comprend qu’il s’agit d’un homme en quête et l’étonne d’abord en lui répondant que pour entrer dans le Royaume de Dieu, il faut renaître ; puis il lui révèle le cœur du mystère en lui disant que Dieu a tellement aimé l’humanité qu’il a envoyé son Fils dans le monde. Jésus, donc, le Fils, nous parle du Père et de son immense amour.

Père et Fils. C’est une image familière qui, si l’on y réfléchit, ébranle notre imaginaire sur Dieu. Le mot même de « Dieu », en effet, nous suggère une réalité singulière, majestueuse et lointaine, alors qu’entendre parler d’un Père et d’un Fils nous ramène à la maison. Oui, nous pouvons penser à Dieu de cette manière, à travers l’image d’une famille réunie à table, où la vie est partagée. Du reste, la table, qui est en même temps un autel, est un symbole avec lequel certaines icônes représentent la Trinité. C’est une image qui nous parle d’un Dieu de communion. Père, Fils, et Saint-Esprit : communion. 

Mais ce n’est pas seulement une image, c’est la réalité ! C’est la réalité parce que l’Esprit Saint, l’Esprit que le Père a répandu dans nos cœurs à travers Jésus (cf. Ga 4, 6), nous fait goûter, nous fait savourer la présence de Dieu : une présence toujours proche, compatissante et tendre. L’Esprit Saint fait avec nous ce que Jésus a fait avec Nicodème : il nous introduit dans le mystère de la nouvelle naissance — la naissance de la foi, de la vie chrétienne —, nous dévoile le cœur du Père et nous fait participer à la vie même de Dieu.

L’invitation qu’il nous adresse, pourrions-nous dire, est de nous asseoir à table avec Dieu pour partager son amour. C’est ce qui se passe à chaque Messe, à l’autel du partage eucharistique, où Jésus s’offre au Père et s’offre pour nous. Et oui, frères et sœurs, il en est ainsi, notre Dieu est communion d’amour : c’est ainsi que Jésus nous l’a révélé. Et savez-vous comment nous pouvons nous en souvenir ? Par le geste le plus simple, que nous avons appris dès l’enfance : le signe de la croix. En traçant la croix sur notre corps, nous nous rappelons combien Dieu nous a aimés, au point de donner sa vie pour nous ; et nous nous répétons que son amour nous enveloppe complètement, de haut en bas, de gauche à droite, comme une étreinte qui ne nous abandonne jamais. Et en même temps, nous nous engageons à témoigner de Dieu-amour, en créant une communion en son nom. À présent, que chacun de nous, et tous ensemble, se fasse le signe de la croix [le Pape se fait le signe de la croix].  

Aujourd’hui, nous pouvons alors nous demander : témoignons-nous de Dieu-amour ? Ou bien Dieu-amour est-il devenu à son tour un concept, quelque chose de déjà entendu, qui n’a plus d’effet et ne provoque plus la vie ? Si Dieu est amour, nos communautés en témoignent-elles ? Savent-elles aimer ? Nos communautés savent-elles aimer ? Et notre famille, savons-nous aimer en famille ? Gardons-nous la porte toujours ouverte, savons-nous accueillir tout le monde, je dis bien tout le monde, comme des frères et des sœurs ? Offrons-nous à tous le mets du pardon de Dieu et la joie évangélique ? Respire-t-on un air familier ou ressemblons-nous plutôt à un bureau ou à un lieu réservé où seuls entrent les élus ? Dieu est amour, Dieu est Père, Fils et Esprit Saint et a donné sa vie pour nous, c’est pour cela que nous faisons le signe de la croix. 

Et que Marie nous aide à vivre l’Église comme cette maison où l’on s’aime comme en famille, à la gloire de Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit.


AR DE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 4 juin 2023

[Multimédia]

Homélie

Puiser à la source


Au cours d’une séance de catéchisme, on demandait à la petite Bernadette de Lourdes de dire qui est Dieu. Il fallait qu’elle récite le texte appris par cœur dans son livre. N’y arrivant pas, elle a dit: « c’est quelqu’un qui nous aime ». Cette réponse n’a pas été acceptée par la catéchiste car ce n’était pas celle du livre. Et pourtant, Bernadette ne croyait pas si bien dire.


« Dieu c’est quelqu’un qui nous aime ». C’est exactement ce qui vient d’être lu dans les textes bibliques de ce dimanche. Le livre de l’Exode (1ère lecture) nous présente un Dieu libérateur qui fait alliance avec son peuple. Il veut en faire ses amis. Or voilà que le peuple a commis un péché très grave. Au lieu d’accueillir cette amitié avec Dieu, il s’en est détourné. II s’est fabriqué un dieu en forme de veau et s’est prosterné devant lui. Moïse intercède pour son peuple coupable. Et c’est alors que Dieu se révèle à lui sous un aspect jusque là inconnu. Le Seigneur grand et redoutable est en même temps tendre et miséricordieux, plein d’amour et de fidélité. C’est un Dieu sauveur. Son amour va jusqu’au pardon. C’est ainsi qu’il fait de nous son peuple.


Dans la seconde lecture, saint Paul nous invite à accueillir l’amour qui est en Dieu et à nous laisser transformer par lui. Cela doit vraiment changer nos relations les uns avec les autres. Paul nous parle de « joie », de « perfection dans la charité ». C’est par notre manière de vivre ensemble comme des frères que nous dirons quelque chose de l’amour de Dieu. Nous ne pouvons pas témoigner d’un Dieu d’amour et de paix si nous restons fâchés avec quelqu’un. En ce dimanche, nous célébrons la solennité de la Sainte Trinité. C’est la fête de Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit, Dieu qui est « Amour ». Nous sommes invités à nous ouvrir à une vie remplie de cet amour qui est vient de lui.


Dans l’Évangile de saint Jean, nous trouvons des paroles très fortes : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas mais il obtiendra la Vie Éternelle. » Ce monde dont parle saint Jean, c’est celui qui est mauvais. Les hommes sont pécheurs. Dieu aurait pu venir pour juger ce monde et détruire le mal. Il aurait pu punir les pécheurs. Au lieu de cela, il aime ce monde et lui envoie ce qu’il a de plus précieux, son Fils unique. Il l’a envoyé pour effacer les péchés des hommes par son sacrifice. Jésus lui-même nous a dit un jour qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre un passage vers ce monde nouveau qu’il appelle le Royaume de Dieu.


C’est ainsi que Dieu-Amour s’est révélé. Celui qui croit en lui est libéré du péché et de la mort. Il obtient la Vie Éternelle, la vie en communion avec lui. Si Dieu nous a créés, c’est pour être aimés de lui et pour aimer avec lui. Voilà une bonne nouvelle que nous avons à accueillir tous les jours de notre vie. Et c’est en regardant chaque jour vers la croix du Christ que nous en reconnaissons toute la portée. Nous n’aurons jamais fini de découvrir toute la grandeur de cet amour qui est en lui.


« Celui qui croit en lui échappe à la condamnation. Celui qui ne veut pas croire est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu ». Les pécheurs qui croient en Jésus et se tournent vers lui obtiennent le pardon de leurs fautes et la force de n’en plus commettre. Celui qui ne veut pas croire refuse ce salut qui lui est offert.. Il se condamne. Comprenons bien, ce n’est pas Dieu qui manque d’amour. Le pécheur qui s’obstine et n’accueille pas cet amour se condamne lui-même. Il ne croit pas en cet amour qui s’est manifesté sur la croix. En organisant sa vie en dehors de Dieu, il court vers sa perte.


Certains croyants pensent connaître Dieu parce qu’ils ont suivi quelques années de catéchisme et qu’ils ont lu en diagonale les évangiles. C’est complètement ridicule. Si nous voulons entrer dans le mystère de la foi, il nous faut cheminer pas à pas avec Jésus, il nous faut accueillir sa parole chaque jour. Le Seigneur est là, il frappe à notre porte. C’est nous qui avons la clé pour lui ouvrir et l’accueillir dans notre vie.


Nos pauvres mots sont bien limités pour parler de ce dogme de la Sainte Trinité. Mais le plus important c’est la révélation d’un Dieu passionné d’amour pour l’humanité. Jésus nous parle du Père ; il nous apprend à le prier et à nous jeter dans ses bras comme le fils prodigue. Puis il nous envoie son Esprit Saint pour faire de nous des messagers de la bonne nouvelle.


En célébrant cette Eucharistie, nous nous tournons ensemble vers ce Dieu Père, Fils et Saint Esprit. Ce Dieu qui est amour veut nous unir à lui et nous unir les uns aux autres. Heureux sommes-nous d’entrer dans cette communion d’amour. Prions ensemble pour que cette communion s’étende au monde entier, qu’elle dépasse les limites de l’Église pour faire de nous un peuple fraternel, heureux de rendre grâce. Amen

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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