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14 mai 2026
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
Ascension
Solennité

Ascension de Jésus au ciel ; fresque de l'église romane de San Martino in Campiglio, près de Bolzano
Allez ! De toutes les nations faites des disciples,
dit le Seigneur.
Moi, je suis avec vous tous les jours
jusqu’à la fin du monde.
Matthieu 28, 19 - 20
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
Méditation du Pape François
Aujourd’hui, en Italie et dans d’autres pays, on célèbre la solennité de l’Ascension du Seigneur. Le passage de l’Évangile (cf. Mt 28, 16-20) nous montre les apôtres qui se réunissent en Galilée, « sur la montagne que Jésus leur avait indiquée » (v. 16). C’est là qu’a lieu la dernière rencontre du Seigneur ressuscité avec les siens, sur la montagne. La « montagne » a une forte valeur symbolique, évocatrice. C’est sur une montagne que Jésus a proclamé les Béatitudes (cf. Mt 5, 1-12) ; c’est sur les montagnes qu’il se retirait pour prier (cf. Mt 14, 23) ; c’est là qu’il accueillait les foules et qu’il guérissait les malades (cf. Mt 15, 29). Mais cette fois-ci, sur la montagne, ce n’est plus le Maître qui agit et enseigne, mais c’est le Ressuscité qui demande aux disciples d’agir et d’annoncer, en leur confiant la mission de continuer son œuvre.
Il leur confie une mission auprès de toutes les nations. Il dit : « Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit » (vv. 19-20). Les contenus de la mission confiée aux apôtres sont les suivants : annoncer, baptiser, enseigner et marcher sur le chemin tracé par le Maître, c’est-à-dire l’Évangile vivant. Ce message de salut implique avant tout le devoir du témoignage — sans témoignage on ne peut pas annoncer — auquel nous aussi, les disciples d’aujourd’hui, nous sommes également appelés pour rendre compte de notre foi. Face à une tâche aussi exigeante, et en pensant à nos faiblesses, nous nous sentons inadaptés, comme les apôtres eux-mêmes se sont certainement sentis. Mais il ne faut pas se décourager, en se souvenant des paroles que Jésus leur a adressées avant son Ascension au ciel : « Je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (v. 20).
Cette promesse assure de la présence constante et consolante de Jésus parmi nous. Mais de quelle manière se réalise cette présence ? Par son Esprit, qui conduit l’Église à marcher dans l’histoire comme compagne de route de chaque homme. Cet Esprit qui, envoyé par le Christ et par le Père, opère la rémission des péchés et sanctifie tous ceux qui, repentis, s’ouvrent avec confiance à son don. Avec la promesse de rester avec nous jusqu’à la fin des temps, Jésus inaugure le style de sa présence dans le monde en tant que Ressuscité. Jésus est présent dans le monde, mais avec un autre style, le style du Ressuscité, c’est-à-dire une présence qui se révèle dans la Parole, dans les sacrements, dans l’action constante et intérieure de l’Esprit Saint. La fête de l’Ascension nous dit que Jésus, bien que monté au Ciel pour demeurer glorieux à la droite du Père, est encore et toujours parmi nous : c’est de là que découlent notre force, notre persévérance et notre joie, précisément de la présence de Jésus parmi nous avec la puissance de l’Esprit-Saint.
Que la Vierge Marie accompagne notre chemin de sa protection maternelle : apprenons d’Elle la douceur et le courage pour être des témoins dans le monde du Seigneur ressuscité.
À l’issue du Regina Cæli
Chers frères et sœurs, unissons-nous spirituellement aux fidèles catholiques de Chine, qui célèbrent aujourd’hui, avec une dévotion particulière, la fête de la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice des chrétiens et Patronne de la Chine, vénérée dans le sanctuaire de Sheshan à Shanghai. Confions à la conduite et à la protection de notre Mère céleste, les pasteurs et les fidèles de l’Église catholique dans ce grand pays, pour qu’ils soient forts dans la foi et solides dans l’union fraternelle, des témoins joyeux et des promoteurs de charité et d’espérance fraternelle et de bons citoyens.
Très chers frères et sœurs catholiques en Chine, je désire vous assurer que l’Église universelle, dont vous faite partie intégrante, partage vos espérances et vous soutient dans les épreuves de la vie. Elle vous accompagne par la prière pour une nouvelle effusion de l’Esprit Saint, afin qu’en vous puisse resplendir la lumière et la beauté de l’Évangile, puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. En vous exprimant encore une fois à tous ma grande et sincère affection, je vous donne une Bénédiction apostolique spéciale. Que la Sainte Vierge vous protège toujours !
Enfin, confions à l’intercession de Marie auxiliatrice tous les disciples du Seigneur et toutes les personnes de bonne volonté qui, en ces temps difficiles, dans chaque partie du monde travaillent avec passion et engagement pour la paix, pour le dialogue entre les nations, pour le service aux pauvres, pour la sauvegarde de la création et pour la victoire de l’humanité sur chaque maladie du corps, du cœur et de l’âme.
C’est aujourd’hui la Journée mondiale des communications sociales, consacrée cette année au thème du récit. Puisse cet événement nous encourager à raconter et à partager des histoires constructives, qui nous aident à comprendre que nous faisons tous partie d’une histoire plus grande que nous et que nous pouvons regarder l’avenir avec espérance, si nous prenons vraiment soin les uns des autres, comme des frères.
Aujourd’hui, jour de Marie auxiliatrice, je présente un salut cordial et affectueux aux salésiens et aux salésiennes. Je me souviens avec gratitude de la formation spirituelle que j’ai reçue des fils de Don Bosco.
J’aurais dû me rendre à Acerra aujourd’hui, pour soutenir la foi de cette population et l’engagement de ceux qui se prodiguent pour lutter contre le drame de la pollution dans ce qu’on appelle la Terre des feux. Ma visite a été reportée ; toutefois, j’envoie à l’évêque, aux prêtres, aux familles et à toute la communauté diocésaine mon salut, ma bénédiction, mon encouragement, dans l’attente de nous rencontrer dès que possible. Je viendrai, c’est certain !
C’est aujourd’hui également le cinquième anniversaire de l’encyclique Laudato si », avec laquelle on a cherché à attirer l’attention sur le cri de la Terre et des pauvres. Grâce à l’initiative du dicastère pour le service du développement humain intégral, la « Semaine Laudato si » », que nous venons de célébrer, débouchera sur une Année spéciale d’anniversaire de Laudato si », une année spéciale pour réfléchir sur l’encyclique, du 24 mai de cette année jusqu’au 24 mai de l’année prochaine. J’invite toutes les personnes de bonne volonté à y adhérer, pour prendre soin de notre maison commune et de nos frères et sœurs les plus fragiles. La prière consacrée à cette année sera publiée sur le site. Il sera beau de la réciter.
Je souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.
PRIERE
Dieu aimant,Créateur du ciel, de la terre et de tout ce qu’ils contiennent. Ouvre nos esprits et touche nos cœurs,afin que nous puissions faire partie de la création, ton don.
Sois présent pour les personnes dans le besoin en ces temps difficiles, en particulier les plus pauvres et les plus vulnérables. Aide-nous à faire preuve de solidarité créative pour affronter les conséquences de cette pandémie mondiale. Rends-nous courageux pour accepter les changements visant à la recherche du bien commun. A présent plus que jamais, puissions-nous nous sentir tous interconnectés et interdépendants.
Fais en sorte que nous réussissions à écouter et à répondre au cri de la terre et au cri des pauvres. Puissent les souffrances actuelles être les douleurs de l’accouchement d’un monde plus fraternel et durable.
Sous le regard bienveillant de Marie Auxiliatrice, nous te prions par le Christ Notre Seigneur. Amen
AR — DE — EN — ES — FR — HR — IT — PL — PT
PAPE FRANÇOIS
REGINA CAELI
Bibliothèque du Palais apostolique
Dimanche 24 mai 2020
[Multimédia]
Homélie de Mgr Vincenzo Paglia*
Dimanche 5 juin 2011 : Dimanche de l’Ascension
Mémoire de saint Boniface, évêque et martyr. Il annonça l’Évangile en Allemagne et il fut tué pendant qu’il célébrait l’Eucharistie (+754).
Ac 1,1- 11 ; Ps 46 ; Ep 1,17- 23 ; Mt 28,16- 20.
« Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? »
La question des deux hommes vêtus de blanc, surprend les apôtres oppressés par un sentiment de vide, suspendus entre la nostalgie du passé et le découragement du présent. Ce n’est plus à Jésus qu’ils pensent, alors qu’ils sont tous pris par eux-mêmes et par un sentiment de solitude. Leur ciel est vraiment vide, puisque c’est leur propre abandon qu’ils contemplent sans plus s’attendre à aucun réconfort. Le ciel que les apôtres regardent n’est pas celui des Écritures, mais c’est leur propre avenir privé de toute espérance. Un ciel fermé et donc inévitablement vide, d’où ne vient aucune voix de Dieu, où l’on ne voit ni les anges monter et descendre, ni le Fils de l’homme. Et pourtant, les disciples insistent à vouloir fixer ce ciel-là. Il en est de même pour nous lorsque nous fixons le ciel en sachant déjà ce qu’il peut nous venir de là, ou lorsque nous le considérons de façon purement négative, comme une abstraction, une fuite du concret quotidien et immédiat. Mais la voix qui dévoile l’inutilité de cette manière de regarder le ciel, c’est la voix des anges. C’est la Parole de Dieu, en effet, qui nous détourne d’une façon faussement religieuse de regarder le ciel.
La Parole de Dieu nous détourne de nous-mêmes et de ces projections de nous-mêmes qui montent jusqu’au ciel.
C’est vers Jésus que la Parole nous invite à regarder, non vers le vide de notre ciel, mais vers la réalité et vers la signification de son Ascension. Ce ciel-là, il n’est plus fermé ni vide et il devient le lieu dont nous avons à attendre quelque chose : le retour de Jésus « de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel ». Espérer cela veut dire cependant croire qu’il a « disparu à leurs yeux », mais qu’il est vivant. S’il n’est plus au milieu de nous, ce n’est pas qu’il se soit éclipsé ; bien au contraire, sa présence s’est répandue, parmi nous et dans le monde entier. Voilà le sens de l’Ascension. C’est pourquoi plutôt que de s’être éloigné du monde où il est devenu insaisissable, Jésus s’est soustrait à une manière limitée d’être parmi les hommes. Il s’est peut-être soustrait à notre possession qui est aussi la raison pour laquelle le ciel nous paraît vide, que nous ne pouvons plus le voir. Nous pouvons lever les yeux comme les apôtres et ne rien voir, car l’on ne voit que ce que nous voulons voir : autant de confirmations aux tristes sentiments qui habitent le cœur de chacun.
Mais le message de cette Ascension est autre. C’est l’invitation à suivre Jésus qui se rend présent au monde entier. Dans le passé, le mot « clocher » évoquait l’esprit de solidarité humaine à l’intérieur d’une petite communauté n’ayant pas de rapports à l’extérieur. Aujourd’hui, par contre, il est devenu le synonyme d’égoïsme et de désagrégation, une sorte d’invitation à ne penser qu’à soi, en ignorant le monde qui est devenu un seul et grand village.
Tout clocher en ce jour nous invite à écouter le message de l’Ascension, en dilatant nos perspectives : du particulier à l’universel, de l’amour envers nous-mêmes à celui envers tous les humains, particulièrement les plus pauvres. Il y a des moments où, à cause de notre péché, le ciel nous apparaît fermé et vide. Mais il y a tant d’hommes et de femmes dont le ciel est véritablement fermé, est vide, et c’est aussi à cause de notre péché. Ce sont ces multitudes auxquelles aucun homme vêtu de blanc n’est apparu pour leur annoncer que « Jésus reviendra », un jour. Nous ne les voyons pas, comme nous ne voyons pas le Fils de l’homme monté au ciel, mais ils sont là. Ce sont ceux qui vivent en dehors de notre village, de notre cité, de notre pays. Parfois, ils parlent notre langue, parfois la couleur de leur peau est différente de la nôtre. Mais Jésus est monté au ciel pour eux aussi, afin qu’ils puissent faire partie de cette famille de disciples qu’il s’est rassemblée.
Vincenzo Paglia est évêque de Terni-Narni-Amelia, conseiller spirituel de la Communauté de Sant'Egidio, président de la Conférence épiscopale de l’Ombrie et président de la Fédération biblique catholique.
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
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