top of page
Année A

17 mai 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

7e Dimanche de Pâques

Journée mondiale des communications sociales.

Jésus et les apôtres sur le mont des Oliviers, église Saint-Matthieu à Stitar, en Croatie

La vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent,

toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé,
Jésus Christ.

Jean 17, 3

Lectures de la Messe

Feuille de Messe


Prière universelle


En 2020, le Pape François nous invitait à célébrer la Journée mondiale des communications sociales, consacrée cette année-là au thème du récit. Il nous exortait par ces paroles : " Puisse cet événement nous encourager à raconter et à partager des histoires constructives, qui nous aident à comprendre que nous faisons tous partie d’une histoire plus grande que nous et que nous pouvons regarder l’avenir avec espérance, si nous prenons vraiment soin les uns des autres, comme des frères." Nous vous recommandons la lecture de son message !

Lien ci-dessous

Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape Benoît XVI


Chers frères et sœurs !

Quarante jours après la Résurrection — selon le livre des Actes des Apôtres — Jésus monta au ciel, c’est-à-dire qu’il retourna vers le Père, qui l’avait envoyé dans le monde. Dans de nombreux pays, ce mystère est célébré non pas jeudi, mais aujourd’hui, le dimanche suivant. L’Ascension du Seigneur marque l’accomplissement du salut qui a commencé avec l’Incarnation. Après avoir instruit pour la dernière fois ses disciples, Jésus monte au Ciel (cf. Mc 16, 19). Mais « il ne s’est pas séparé de notre condition » (cf. Préface) ; en effet, dans son humanité, il a attiré à lui les hommes dans l’intimité du Père, révélant ainsi la destination finale de notre pèlerinage terrestre. De même que pour nous, il est descendu du Ciel, il a pâti et il est mort sur la croix, ainsi pour nous, il est ressuscité et remonté vers Dieu, qui n’est donc plus loin. Saint Léon le Grand explique que par ce mystère, « non seulement l’immortalité de l’âme mais aussi celle de la chair » sont proclamées. Aujourd’hui, en effet, non seulement nous sommes en possession du paradis, mais nous sommes entrés également en Jésus Christ dans les hauteurs des cieux » (De Ascensione Domini, Tractatus 73, 2.4 : ccl 138 A, 451.453). C’est pourquoi les disciples, en voyant leur Maître s’élever de terre et s’élever vers le haut, n’ont pas été pris par le découragement, comme on pourrait le penser, au contraire, ils éprouvèrent une grande joie et se sentirent poussés à proclamer la victoire du Christ sur la mort (cf. Mc 16, 20). Et le Seigneur ressuscité agissait avec eux, distribuant à chacun un charisme personnel. Saint Paul écrit encore : « Il a donné des dons aux hommes… C'est lui encore qui a donné aux uns d'être apôtres, à d'autres d'être prophètes, ou encore évangélistes, ou bien pasteurs et docteurs… en vue de la construction du Corps du Christ… dans la force de l'âge, qui réalise la plénitude du Christ » (Ep 4, 8.11-13).

Chers amis, l’Ascension nous dit qu’en Jésus Christ, notre humanité est portée à la hauteur de Dieu; ainsi, chaque fois que nous prions, la terre rejoint le Ciel. Et de même qu’en brûlant, s’élève la fumée de l’encens, ainsi, lorsque que nous élevons avec confiance notre prière en Jésus Christ, celle-ci traverse les cieux et arrive à Dieu lui-même et est écoutée et exaucée par Lui. Dans le célèbre ouvrage de saint Jean de la Croix, La montée du Carmel, nous lisons que « le meilleur moyen de voir se réaliser les désirs de notre cœur, est de mettre toute la force de notre prière en ce qui plaît le plus à Dieu. Lui, alors, ne nous donnera pas seulement ce que nous lui demandons, c’est-à-dire le salut, mais aussi ce qui, selon Lui, nous convient et qu’il juge bon pour nous, même si nous ne lui demandons pas » (Livre III, chap. 44, 2, Rome 1991, 335).

Supplions enfin la Vierge Marie, afin qu’elle nous aide à contempler les biens célestes que le Seigneur nous promet, et à devenir des témoins toujours plus crédibles de sa Résurrection, de la vraie Vie.


DE  - EN  - ES  - FR  - HR  - IT  - PT

BENOÎT XVI

REGINA CÆLI

Dimanche 20 mai 2012

(Vidéo)


Homélie

Puiser à la source

Entre l’Ascension et la Pentecôte, ce dimanche risque de passer inaperçu pour beaucoup de gens. Et pourtant il a une bonne nouvelle de la plus haute importance à nous transmettre. Les textes bibliques de ce jour nous parlent de l’Église en train de naître. C’est une Église en prière. Il y a là les apôtres, les femmes qui ont accompagné Jésus durant son ministère et des proches de sa famille. Pour eux, c’est important car une grande mission les attend.

C’est également important pour nous : avant de prendre des décisions qui engagent toute une vie, nous commençons par un temps de prière. C’est vrai pour un jeune qui se prépare à être ordonné prêtre. Il va dans un monastère pour quelques jours de retraite. C’est aussi le cas pour des couples qui se préparent au mariage. Quels que soient nos engagements, nous avons tous besoin de ces temps de prière. Ils nous permettent de nous ajuster à ce que Dieu attend de nous. C’est son amour que le monde doit pouvoir reconnaître en nous.

Dans cette Église naissante, saint Luc souligne la place de Marie, la Mère de Jésus. Elle était présente dans le groupe des apôtres ; elle l’est aussi dans l’Église d’aujourd’hui. Nous ne pouvions rêver d’un meilleur accompagnement. Aujourd’hui comme autrefois, elle est là pour nous renvoyer au Christ et à son Évangile. Elle ne cesse de nous dire : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Et ce que Jésus nous dit, c’est de puiser à la Source d’eau vive qui est en Dieu.

Dans l’Évangile de ce jour, c’est Jésus qui est en prière ; tout commence par ces paroles : « Père, glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Cette parole risque parfois d’être mal comprise. Dans notre monde, la gloire, c’est la renommée. Beaucoup sont prêts à tout pour se mettre en valeur et obtenir des distinctions honorifiques. Dans la bible, c’est tout autre chose : la gloire c’est la valeur réelle de la personne, c’est son poids. Saint Paul nous le dit à sa manière : « Si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. »

Cette prière de Jésus nous montre sa totale communion avec son Père. Ils sont liés l’un à l’autre par une communion éternelle. Les Évangiles nous disent que Jésus passait parfois des nuits entières à prier son Père. Cette union dépasse tout ce que nous pouvons vivre à notre niveau. Elle nous montre l’intensité de la prière de Jésus et nous en sommes éblouis. Ce qui est extraordinaire c’est qu’il veut nous associer tous à cette prière. C’est avec lui que nous découvrons le bonheur de prier. En fait, ce n’est pas nous qui prions mais le Christ qui prie en nous.

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus à un moment crucial de sa vie. Il se prépare à « passer de ce monde à son Père ». Sa mort sur la croix ne sera pas un échec mais une « élévation ». Ce sera la grande victoire de l’amour sur la mort et le péché. Aujourd’hui, il rend grâce pour ces merveilles. Il reconnaît la foi de ses disciples qui l’ont accueilli comme l’Envoyé du Père et qui ont su garder ses paroles. Il intercède en leur faveur car ils vont « demeurer » dans le monde. Ils y auront la tâche de prolonger sa mission et son œuvre.

Voilà ce message qui est rappelé à une Église en train de naître. C’est une Église qui souffre. Nous y trouvons des chrétiens qui sont persécutés à cause de leur foi au Christ. L’apôtre Pierre (2ème lecture) leur rappelle que cette épreuve est ce qui les conduit vers la gloire. Ils doivent se réjouir car « L’Esprit de gloire, l’Esprit de Jésus » repose sur eux. Les disciples du Ressuscité suivent son chemin. Ce chemin passe par la souffrance mais il conduit à la joie.

Avec Marie et avec toute l’Église, nous nous tournons vers le Christ. Nous nous préparons à recevoir la plénitude de l’Esprit Saint. Nous pouvons lui demander de nous transformer en communauté de prière vraiment fervente. C’est auprès de lui que nous puiserons la force et le courage dont nous avons besoin pour surmonter les épreuves. Et que Marie, la Mère de Dieu nous apprenne à vivre « pour la gloire de Dieu et le Salut du monde ». Amen

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



bottom of page