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Année A

15 février 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

6e Dimanche du TO

Heureux ceux qui marchent
suivant la loi du Seigneur ! 

Ps 118, 1

Lectures de la Messe

Feuille de Messe



Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François


L’Évangile de ce dimanche fait encore partie de ce qu’on appelle le « discours de la montagne », la première grande prédication de Jésus. Aujourd’hui, le thème est l’attitude de Jésus à l’égard de la loi juive. Il affirme : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17). Jésus ne veut donc pas supprimer les commandements que le Seigneur a donnés par Moïse, mais il veut les porter à leur plénitude. Et il ajoute tout de suite après que “l’accomplissement” de la Loi demande une justice supérieure, une observance plus authentique. Il dit en effet à ses disciples : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 5, 20).


Mais que signifie ce « plein accomplissement » de la Loi ? Et cette justice supérieure, en quoi consiste-t-elle ? Jésus lui-même nous répond avec quelques exemples. Jésus était concret, il parlait toujours avec des exemples pour se faire comprendre. Il commence par le cinquième commandement du décalogue : « Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens : “Tu ne commettras pas de meurtre”... Eh bien moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère en répondra au tribunal » (vv. 21-22). Par là, Jésus nous rappelle que les paroles aussi peuvent tuer ! Quand on dit d’une personne qu’elle a une langue de vipère, que veut-on dire ? Que ses paroles tuent ! Par conséquent, non seulement il ne faut pas attenter à la vie du prochain, mais il ne faut pas non plus déverser sur lui le poison de la colère ni le frapper de la calomnie. Ni dire du mal de lui. Nous arrivons aux médisances : les médisances, aussi, peuvent tuer, car elles tuent la renommée des personnes ! Il est si laid de médire ! Au début, cela peut sembler une chose agréable, même plaisante, comme sucer un bonbon. Mais à la fin, cela nous remplit le cœur d’amertume, et nous empoisonne nous aussi. Je vous dis la vérité, je suis convaincu que si chacun de nous prenait la résolution d’éviter les médisances, à la fin il deviendrait saint ! C’est une belle route ! Voulons-nous devenir saints ? Oui ou non ? [les fidèles: Oui!] Voulons-nous vivre attachés aux médisances comme à une habitude ? Oui ou non ? [les fidèles: Non !] Alors nous sommes d’accord: pas de médisances! Jésus propose à celui qui le suit la perfection de l’amour: un amour dont l’unique mesure est de ne pas avoir de mesure, d’aller au-delà des calculs. L’amour du prochain est une attitude tellement fondamentale que Jésus va jusqu’à affirmer que notre rapport avec Dieu ne peut être sincère si nous ne voulons pas faire la paix avec le prochain. Il a dit ainsi : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande sur l'autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l'autel, va d'abord te réconcilier avec ton frère » (vv. 23-24). C’est pourquoi nous sommes appelés à nous réconcilier avec nos frères avant de manifester notre dévotion au Seigneur dans la prière.


De tout cela, on comprend que Jésus ne donne pas d’importance à l’observance disciplinaire et à la conduite extérieure seules. Il va à la racine de la Loi, visant surtout l’intention, c’est-à-dire le cœur de l’homme, où prennent leurs origines nos actions bonnes ou mauvaises. Pour obtenir des comportements bons et honnêtes, les règles juridiques ne suffisent pas, mais il faut des motivations profondes, expression d’une sagesse cachée, la Sagesse de Dieu, qui peut être accueillie grâce à l’Esprit Saint. Et nous, par la foi en Christ, nous pouvons nous ouvrir à l’action de l’Esprit, qui nous rend capables de vivre l’amour divin.


À la lumière de cet enseignement, chaque précepte révèle sa pleine signification comme exigence d’amour, et tous se rejoignent dans le plus grand commandement : aime Dieu de tout ton cœur et aime ton prochain comme toi-même.


AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - HR  - IT  - PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 16 février 2014

Vidéo

Homélie

Puiser à la source


Les textes bibliques de ce dimanche nous parlent d’un Dieu qui a vu la misère de son peuple. Cette misère c’est celle qui vient du péché, de l’égoïsme et des divisions. Le grand projet de Dieu c’est de nous en libérer. Toute la Bible nous dit qu’il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus.

Pour accomplir cette œuvre de salut, il nous propose plusieurs étapes. Dans un premier temps, il nous donne des règles, des commandements qui nous aideront à vivre en harmonie. Quand on vit en société, il est important de se respecter les uns les autres. On ne peut pas faire n’importe quoi. La première lecture nous dit que nous avons à choisir : d’un côté, la vie qui résulte de l’observation des commandements ; de l’autre, la mort qui est la sanction de l’orgueil. Le Seigneur veut nous libérer de tout ce qui détruit notre vie. Il nous invite à accueillir ses paroles qui sont celles “de la vie éternelle”.

Dans la seconde lecture, saint Paul s’adresse à des chrétiens venus du monde païen. Ils ont accueilli le message de l’Évangile. Mais aujourd’hui, il les invite à vraiment faire “le choix de Dieu”. Pour nous en parler, il n’utilise pas la prétendue “sagesse de ceux qui dirigent le monde”, ceux-là même qui ont commis l’infâme injustice de crucifier “le Seigneur de gloire”. “Ce qui est folie aux yeux des hommes est sagesse aux yeux de Dieu”. C’est dans cette sagesse de Dieu que nous trouvons la vraie vie. L’Esprit Saint fait de nous des adultes dans la foi. Il nous aide à aller à contre-courant de la mentalité du monde et à vraiment entrer dans le projet de Dieu.

Dans l’Évangile, Jésus revient sur la loi qui a été transmise par Dieu aux anciens. C’était un minimum indispensable à la vie en société : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas tromper… Pour Jésus, il est hors de question de supprimer ces acquis ; bien au contraire, il invite ses disciples et chacun de nous à aller encore plus loin. C’est comme dans une famille, la pratique scrupuleuse d’un règlement interne ne suffit pas à la rendre heureuse : il lui faut de la solidarité, de l’accueil, du partage et surtout de l’amour.

Ce qui fit la valeur d’une vie, c’est précisément notre amour de tous les jours pour tous ceux et celles qui nous entourent ; en ce dimanche de la santé, nous pensons à toutes les professionnels et bénévoles qui se dévouent auprès des plus fragiles dans les hôpitaux, les centres de soins, les maisons de retraite et à domicile. Tous ces gestes de service prennent valeur d’éternité ; un jour, Jésus nous dira : "tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait".

L’Évangile de ce jour nous montre un chemin de conversion ; il ne suffit plus de respecter des lois. Le plus important c’est d’aimer, c’est d’accueillir celui ou celle qui souffre : "Soyez parfaits comme votre Père est parfait…" C’est ce que Jésus a vécu jusqu’au bout : il a accueilli les malades, les lépreux et les exclus de toutes sortes ; de nombreuses paraboles nous disent ce qu’est le véritable amour : nous connaissons celle de la brebis perdue, celle du fils prodigue. C’est cet amour qui doit transparaître dans nos vies.

Aujourd’hui la question nous est posée : Qui peut aimer de cet amour dont nous parle l'Évangile d'aujourd'hui ? Après l'avoir lu, un prêtre avait posé cette question à l'assemblée ; un enfant a levé la main en disant : "y-a que Jésus qui peut nous aimer comme cela !" Il avait raison. Et en célébrant l'Eucharistie, c'est bien cela que nous allons demander au Seigneur : qu'il nous aide chaque jour à vivre de cet amour dont il est la Source. Chacun peut se demander pour vivre chaque jour à la manière du Christ.

Ce chemin que Jésus nous montre est difficile. Mais il ne nous laisse pas seuls : il nous donne la force nécessaire pour nous engager dans cette direction. Il ne se contente pas de nous donner des commandements : il nous offre sa grâce ; son Esprit Saint se déploie ans notre faiblesse. Il nous rend capables 'avancer sur le chemin de son Amour. Plus que jamais, nous pouvons faire nôtres les paroles de ce chant :

"Au cœur de ce monde, le souffle de l'Esprit Fait retentir le cri de la Bonne Nouvelle! Au cœur de ce monde, le souffle de l'Esprit Met à l'œuvre aujourd'hui des énergies nouvelles."


Sources : Revues Feu Nouveau, Fiches dominicales, Cahier Prions en Église, Parole pour chaque jour – Guide Emmaüs des dimanches et Fêtes (JP. Bagot) – Pape François – dossiers personnelsde qui en a bien besoin. En ce jour nous le supplions : “Toi qui est lumière, Toi qui est l’amour, mets dans nos ténèbres ton esprit d’amour.” Amen

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT




6e dimanche du Temps ordinaire A — Matthieu 5, 17-37


Dimanche dernier, nous avons entendu la conclusion des Béatitudes et aujourd’hui, nous entendons un passage du Sermon sur la montagne qui présente trois séries d’antithèses.

Peu de paroles de Jésus ont suscité autant de débats. Peu de paroles de Jésus ont semblé dépasser les forces humaines.

Comment pouvons-nous les entendre aujourd’hui ? Il faut les prendre à l’endroit et non à l’envers ! C’est-à-dire comme un Évangile, une bonne nouvelle, et non une mauvaise.

Tout d’abord, il nous faut garder en mémoire trois choses.

Jésus nous parle : il parle à tous : il ne parle pas à queiques parfaits ou à des êtres d’exception. Aussi surprenantes ou choquantes que soient ces paroles, elles ne s’adressent ni à des moines ni à des extraterrestres…

Deuxièmement, Jésus ne veut pas nous décourager ; ces paroles ne sont pas destinées à nous humilier ou à nous faire prendre conscience de notre péché (même si cela peut être — disons — un effet collatéral de leur écoute).

Troisièmement, Jésus nous parle de ce qu’il vit ; comme toujours, ses paroles, parfois énigmatiques, s’éclairent en le contemplant, en le voyant vivre. Ces trois principes doivent être notre boussole en laissant ce texte faire son chemin en nous : cette parole est pour tous les disciples ; cette parole est pour notre salut, c’est un Évangile ; enfin cette parole prend sens en Jésus et par Jésus.

Jésus part de la Loi de Moïse. Il fait observer que cette Loi crée des garde-fous, pose des limites, mais que la logique du mal dépasse une simple liste de choses à ne pas faire, que — comme il le dira plus tard — c’est le cœur, le dedans qui est la clé et qu’il faut guérir ; je peux être un bon citoyen respectueux des lois, un bon pratiquant honnête et, en même temps, avoir le cœur habité par la jalousie, l’envie, le désir de vengeance.

Dieu ne veut pas que nous soyons simplement des gens évitant les grosses bêtises, mais des personnes ayant un cœur semblable au sien. Mais le pouvons-nous ? Oui, car nous sommes créés à son image !

La parole de Jésus est fondée sur sa foi en la création. Dieu nous a créés à son image et donc capables de l’imiter. « Si tu le veux, tu peux. » L’imiter en quoi ? Tout d’abord, première antithèse, dans la capacité de pardonner, de se réconcilier. Nous sommes faits pour la communion et non la division. À cet argument de création, Jésus ajoute, comme à son habitude, un argument de raison, de sagesse, de bon sens. Il est raisonnable de ne pas entrer dans les querelles et les procès. Les avocats sont ruineux ! On y laisse tous ses sous. Ensuite, deuxième antithèse, il est bon de ne pas convoiter et d’être fidèles : Dieu est fidèle.

Il ne nous renvoie pas, même quand nous avons péché, mais il nous reconquiert par l’amour. Il s’agit de faire comme lui. Parce que nous en sommes capables. Obama le disait très bien : « Yes, we can! » Enfin, troisième antithèse, Dieu a créé par sa parole ; il a dit : « Que la lumière soit, et la lumière fut. » Notre parole humaine doit être à son image car elle le peut. Nous n’avons pas besoin de jurer sur Dieu ou sur quoi que ce soit — la terre, le ciel, Jérusalem, nos vies, toutes des créations de Dieu —, de gager notre parole sur une autre parole. Notre oui et notre non doivent être clairs car ils le peuvent. Et ils peuvent l’être car Dieu a mis en nous cette capacité. Oui, ces paroles peuvent sembler « dures à entendre » mais elles témoignent de l’immense foi de Jésus dans notre capacité d’imiter Dieu, de son immense foi en la bonté de la création de Dieu dont chacun d’entre nous est le fruit.

Regardons Jésus paisiblement pour le croire davantage.


1/ Le Royaume

Jésus parle du royaume des Cieux. L’enjeu de notre vie consiste à y entrer. Pour connaître ce Royaume, pas d’autre chemin que de contempler le « je » de Jésus, de celui qui est le premier dans le Royaume. Ai-je déjà goûté au Royaume ?

Demander à y entrer.

2/ Pardon et respect

Au cœur du Notre Père qui est sa propre prière, Jésus situe le pardon. Dieu pardonne et demande que nous pardonnions. Il nous a créés pour l’amour et la fidélité. Quels sentiments de colère ou de convoitise habitent mon cœur ?

Est-ce que je prie pour en être délivré ?


3/ Notre oui, notre non

Dieu a créé le monde par sa parole et il a créé un monde qui tient par la parole. Créés à son image, notre parole aussi est capable de faire ce qu’elle dit, capable de promettre et de pardonner. Méditer sur l’usage que je fais de ma parole, de mes oui et de mes non.


Entrer dans l’Évangile avec saint Ignace, Marc Rastoin, Éditions Salvator, p. 82 - 85

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