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Année A

10 mai 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

6e Dimanche de Pâques

Journée des chrétiens d’Orient

Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
 Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous

Jean 14, 15-16

Lectures de la Messe

Feuille de Messe


Prière universelle



Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François

L’Évangile de ce jour, sixième dimanche de Pâques, nous parle de l’Esprit Saint, que Jésus appelle Paraclet (cf. Jn 14, 15-17). Paraclet est un terme qui vient du grec et qui signifie à la fois consolateur et avocat. C’est-à-dire que l’Esprit Saint ne nous laisse jamais seuls, il est proche de nous, comme un avocat qui assiste l’accusé en se tenant à ses côtés. Et il nous suggère comment nous défendre face à ceux qui nous accusent. Rappelons que le grand accusateur est toujours le diable, qui insinue en toi les péchés, le désir de pécher, la malveillance. Réfléchissons à ces deux aspects : sa proximité à notre égard et son aide contre ceux qui nous accusent.

Sa proximité : l’Esprit Saint, dit Jésus, « demeure auprès de vous et est en vous » (cf. v. 17). Il ne nous abandonne jamais. L’Esprit Saint veut être avec nous : il n’est pas un hôte de passage qui vient nous rendre une visite de courtoisie. Il est un compagnon de vie, une présence stable, il est Esprit et désire habiter dans notre esprit. Il est patient et reste avec nous même lorsque nous tombons. Il reste parce qu’il nous aime vraiment : il ne fait pas semblant de nous aimer pour ensuite nous laisser seuls dans les difficultés. Non, il est loyal, il est transparent, il est authentique.

Plus encore, si nous sommes dans l’épreuve, le Saint-Esprit nous console, en nous apportant le pardon et la force de Dieu. Et quand il nous place face à nos erreurs et nous corrige, il le fait avec gentillesse : dans sa voix qui parle au cœur, il y a toujours le timbre de la tendresse et la chaleur de l’amour. Bien sûr, l’Esprit Paraclet est exigeant, parce qu’il est un ami vrai, fidèle, qui ne cache rien, qui suggère ce qu’il faut changer et comment grandir. Mais lorsqu’il nous corrige, il ne nous humilie jamais et ne suscite pas la méfiance ; au contraire, il nous transmet la certitude qu’avec Dieu, nous pouvons toujours y arriver, toujours. C’est cela sa proximité. C’est une belle certitude !

Deuxième aspect, l’Esprit Paraclet est notre avocat, et nous défend. Il nous défend face à ceux qui nous accusent : face à nous-mêmes, lorsque nous ne nous aimons pas et ne nous pardonnons pas, et va jusqu’à nous dire que nous sommes des ratés et des bons à rien ; face au monde, qui rejette ceux qui ne correspondent pas à ses schémas et à ses modèles ; face au diable, qui est l’« accusateur » et le diviseur par excellence (cf. Ap 12, 10) et qui fait tout pour que nous nous sentions incapables et malheureux.

Face à toutes ces pensées accusatrices, l’Esprit Saint nous suggère comment répondre. De quelle façon ? Le Paraclet, dit Jésus, est celui qui « vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (cf. Jn 14, 26). Il nous rappelle donc les paroles de l’Évangile et nous permet ainsi de répondre au démon accusateur non pas à travers nos propres paroles, mais avec celles du Seigneur. Il nous rappelle surtout que Jésus a toujours parlé du Père qui est aux cieux, qu’il nous l’a fait connaître et qu’il nous a révélé son amour pour nous, qui sommes ses enfants. Si nous invoquons l’Esprit, nous apprenons à accueillir et à nous souvenir de la réalité la plus importante de la vie, qui nous protège des accusations du mal : Et quelle est cette réalité la plus importante de la vie ? Que nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu. Nous sommes les enfants bien-aimés de Dieu : telle est la réalité la plus importante, et l’Esprit nous rappelle cela.

Frères et sœurs, interrogeons-nous aujourd’hui : invoquons-nous l’Esprit Saint, le prions-nous souvent ? N’oublions pas Celui qui est proche de nous, et même en nous ! Et puis, écoutons-nous sa voix, tant lorsqu’il nous encourage que lorsqu’il nous corrige ? Répondons-nous avec les paroles de Jésus aux accusations du mal, aux « tribunaux » de la vie ? Nous souvenons-nous que nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu ? Que Marie nous rende dociles à la voix de l’Esprit Saint et sensibles à sa présence.


AR DE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

REGINA CÆLI

Place Saint-Pierre

Dimanche 14 mai 2023

[Multimédia]

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Homélie de Mgr Vincenzo Paglia* 


6e dimanche de Pâques

Dimanche 29 mai 2011

Ac 8,5-8.14-17 ; Ps 65 ; 1 P 3,15- 18 ; In 14,15-21.

En ce temps où nous ne cessons de vivre le mystère de Pâques, la Sainte Liturgie nous rassemble en prière afin que nous nous préparions à recevoir le don de l’Esprit Saint tout comme les apôtres. Le passage des Actes des Apôtres que nous avons entendu nous parle de Pierre et de Jean qui descendent en Samarie parmi ceux qui avaient adhéré à l’Évangile, en vue d’invoquer sur eux l’Esprit Saint : « En effet, l’Esprit n’était encore venu sur aucun d’eux : ils étaient seulement baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains et ils recevaient l’Esprit Saint » (Ac 8,16 - 17). Voilà le premier témoignage de ce que nous nommons la « confirmation ». Aujourd’hui, la Parole de Dieu est descendue au milieu de nous, autant que l’avaient fait Pierre et Jean, afin de préparer notre cœur à recevoir ce don admirable. Dimanche prochain nous célébrerons l’Ascension de Jésus au ciel. Depuis ce jour, les disciples n’ont plus vu de leurs yeux ce Maître qu’ils avaient suivi, écouté, touché au cours de trois années. L’évangile, poursuivant la lecture de dimanche dernier, nous ramène au soir de la dernière Cène, lorsque Jésus a parlé de son départ et les a vus aussitôt s’attrister. Ses paroles se sont immédiatement revêtues de consolation et d’espérance ; ces hommes qu’il a maintenus ensemble à grand-peine étaient à lui, ils lui appartenaient. Il ne voulait pas qu’ils se perdent.

Il allait « partir ». Et ce n’était pas évident qu’ils continuent de demeurer ensemble ; et ça n’allait pas de soi que, même s’ils demeuraient ensemble, ils continuent d’annoncer l’Évangile jusqu’aux extrêmes limites de la terre. « Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous », dit Jésus.

Sûrement, ce qui dominait la pensée de Jésus, c’était son souci pour l’avenir de ce petit groupe qu’il avait rassemblé. Une préoccupation qu’il devait avoir dès le début, mais qui, ce soir-là, apparaissait dans toute sa clarté et dans son drame aussi. C’est de ce sentiment, qui n’était pas sans avoir des traits dramatiques, que sortaient les paroles qu’il a prononcées au début de la Cène : « J’ai désiré d’un grand désir, manger cette Pâque avec vous ». Son désir de rencontrer les disciples se concrétisait dans le souhait de leur livrer son testament, cet héritage qui allait traverser les temps. Cette Cène, c’était le plus haut moment d’un tel passage des consignes. Et chaque liturgie du dimanche nous donne à revivre ce même moment, à nous aussi. Bien plus, dans cette Cène étaient déjà présentes toutes les Saintes Liturgies qui allaient être célébrées sur toute la terre et en tous les temps. Jusqu’à celle que nous célébrons aujourd’hui. Ce n’est pas un hasard si Jésus, s’adressant à son Père, ne le prie pas seulement pour son petit groupe de disciples, mais aussi « pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi » (Jn 17,20).

Voilà un trait de notre spiritualité et de notre pastorale qu’il faut recouvrer plus clairement : le souci pour l’avenir de nos communautés. Pour être des disciples du Seigneur, il ne suffit pas de nous laisser absorber par le travail quotidien dans son immédiateté. Dans notre présent, c’est le futur que nous désirons qu’il nous faut déjà cultiver. C’est ce que Jésus nous apprend ce soir-là. Il a devant ses yeux un groupe de personnes fragiles et peu nombreuses ; il les regarde avec affection et il rêve à l’humanité entière rassemblée autour de cette table. Certes, il est naïf de confier l’évangile en héritage à des mains si pauvres. Mais c’est la naïveté de Dieu qui se fie et se confie aux petits, aux faibles.

Jésus dit qu’il ne les laissera jamais seuls, comme des orphelins abandonnés. Ce terme est fortement connoté par l’Ancien Testament, où l’orphelin est le prototype de celui qui est à la merci des puissants, celui à l’égard de qui l’on commet de nombreuses injustices. Jésus ne va pas les laisser sans défense. Et il leur annonce la proximité d’un « consolateur » (littéralement, un « secoureur ») qui est l’« Esprit de vérité ». Le terme de « secoureur », appliqué à l’Esprit Saint, signifie « celui qui aide en toutes circonstances », surtout dans les moments les plus difficiles. Tant qu’il a été au milieu des siens, Jésus les a lui-même aidés, instruits et défendus. « Quand j’étais avec eux, je les gardais dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu sauf celui qui s’en va à sa perte » (Jn 17,12), dit Jésus dans sa prière au Père. Désormais, ce sera l’Esprit qui assurera ce secours permanent. Lui — dit Jésus — sera pour toujours avec vous. Il nous faut l’Esprit de Jésus que l’on ne trouve point dans le monde ; c’est un Esprit que le monde ne voit ni ne connaît ; il est étranger aux logiques de ce monde, aux idéologies du mensonge, à ces systèmes pervers qui oppriment les hommes et perpétuent la violence. Mais l’Esprit de Jésus est étranger aussi à bien de ces autres esprits qui possèdent nos cœurs et nos pensées.

Je me réfère à l’esprit d’indifférence, à l’esprit d’amour pour soi-même, à l’esprit d’orgueil, d’inimitié, d’envie, de mensonge, d’arrogance. Et combien d’autres! Pour parler d’esprits, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à une vieille démonologie, qui n’est ensuite que très vite refoulée par notre rationalisme, ni non plus de croire, avec une facilité déconcertante, à des possessions diaboliques. Il s’agit plutôt de reconnaître avec plus de réalisme qu’il y a vraiment beaucoup d’esprits mauvais en circulation. Mais ce ne sont pas des esprits bizarres. Ils sont revêtus de normalité. Les exagérations ne sont qu’un expédient malin pour pouvoir vivre tranquilles. En réalité, chacun de nous devrait reconnaître qu’il est possédé et qu’il vit en paix avec ses esprits mauvais sans trop les contrarier. Ce sont eux qui engendrent des dommages, qui multiplient les violences, l’isolement, l’hostilité, la guerre. Ce sont toutes des choses qui viennent de cœurs devenus tristes et méchants. N’allons pas chercher des cas exceptionnels. Certes, il y a de quoi s’en inquiéter, mais ce ne sont que la pointe d’une réalité bien plus vaste. Ce qui rend notre vie vraiment infernale, ce sont ces esprits d’égoïsme ordinaire qui subjuguent nos cœurs et guident nos agissements d’une manière distordue.

Voilà pourquoi nous avons aujourd’hui encore besoin de Pentecôte. Nous avons besoin que l’Esprit du Seigneur descende et fasse trembler d’un tremblement de terre spirituel, les parois rigides et fermées de notre cœur ; il nous faut une flamme nouvelle qui se pose sur la tête de chacun en secouant la paresse et la peur. À l’aube du troisième millénaire, il nous est demandé de revivre, pour nous et pour le monde, ce miracle de la première Pentecôte qui a transformé la vie des disciples.

Mais par où commence le miracle de Pentecôte ? Ce n’est pas bien compliqué. Ce miracle prend racine dans l’amour de Jésus, dans l’amour pour l’Évangile. C’est cet amour qui est la première petite flamme se posant sur la tête des disciples et réchauffant leur cœur. L’amour pour Jésus est donc l’amorce de toute expérience religieuse chrétienne. Pendant la dernière Cène, s’adressant aux disciples, Jésus leur a dit : « Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements ». C’est la première fois, dans l’Évangile, que Jésus demande aux siens de l’aimer.

Jusque-là, il leur avait demandé d’aimer le Père, les pauvres, les petits, ou qu’ils s’aiment mutuellement entre eux. Et maintenant, peu avant de mourir, il demande qu’ils l’aiment, lui. Certes, il y a là une demande d’affection, mais l’amour pour Jésus ne s’arrête pas à lui, il déborde avec surabondance sur nous tous. Ainsi que le dit Jésus : « Celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai et je me manifesterai à lui ». Cette petite flamme d’amour que l’Esprit dépose dans le cœur de chacun de nous, voilà la force intérieure qui nous soutient le long du chemin de la vie et qui nous fait grandir à l’image du Seigneur Jésus.

C’est l’énergie qui renouvelle le monde.


Vincenzo Paglia est évêque de Terni-Narni-Amelia, conseiller spirituel de la Communauté de Sant'Egidio, président de la Conférence épiscopale de l’Ombrie et président de la Fédération biblique catholique.


Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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