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Année A

8 février 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

5e Dimanche du TO

34e JOURNÉE MONDIALE DU MALADE

Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Matthieu 5, 16

Lectures de la Messe


Feuille de Messe



Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François


« La liturgie d’aujourd’hui propose un extrait de l’Évangile selon Matthieu (Mt 5, 13-16) en lequel Jésus parle encore une fois aux siens avec des mots simples, afin que tous puissent comprendre le message. Il donne cette définition des chrétiens : le chrétien doit être sel et lumière. Le sel donne du goût, conserve, et la lumière éclaire…


Mais comment faire pour éviter que ne manquent la lumière et le sel ? », c’est-à-dire, comment éviter que le chrétien ne disparaisse, qu’il soit faible, s’affaiblisse dans sa vocation, précisément ?


Une réponse peut être apportée par une autre parabole, celle des dix vierges (Matthieu 25, 2) : cinq insouciantes et cinq prévoyantes. La conclusion est quoi qu’il en soit la même : quelle est l’huile du chrétien ? Quelle est la batterie du chrétien pour faire de la lumière ? Simplement la prière.


À cet égard, tu peux faire tant de choses, tant d’œuvres, également des œuvres de miséricorde, tu peux faire tant de grandes choses pour l’Église — une université catholique, un collège, un hôpital… — et ils te dédieront même un monument de bienfaiteur de l’Église…, mais si tu ne pries pas, tout cela n’apportera pas de lumière.


Combien d’œuvres deviennent sombres, par manque de lumière, par manque de prière ! Et par prière, l’on entend la prière d’adoration au Père, de louange à la Trinité, la prière d’action de grâce, également la prière pour demander des choses au Seigneur, mais ces prières doivent toujours être une prière qui vient du cœur cependant.


Telle est précisément l’huile, telle est la batterie, qui donne vie à la lumière.


Une autre attitude du chrétien : tout comme le sel qui, pour ne pas devenir une chose à jeter, à piétiner, un objet de musée ou oublié dans l’armoire doit être utilisé, ainsi le chrétien doit « se donner » et donner de la saveur à la vie des autres ; donner de la saveur à de nombreuses choses par le message de l’Évangile. Le chrétien ne doit pas « se conserver », mais il est sel « pour se donner ».


Jésus choisit bien ses exemples : la lumière et le sel sont tous deux pour les autres, pas pour soi-même ! En effet, la lumière ne s’éclaire pas elle-même et « le sel ne se donne pas de goût à lui-même. Certains pourraient objecter : si je me donne, je me donne, je donne mon sel, également ma lumière, et un jour, ils se termineront et je finirai moi aussi dans l’obscurité… Mais c’est là, qu’intervient la Force de Dieu, car le chrétien est un sel donné par Dieu dans le baptême : c’est le sel du Père, du Fils et du Saint-Esprit qui vient à ton âme ; c’est la lumière du Père, du Fils et du Saint-Esprit qui vient à ton âme.


Ce don continue à t’être donné si tu le partages ; et il ne s’épuise jamais.


C’est pourquoi, toi, éclaire de ta lumière, mais défends-toi de la tentation de t’éclairer toi-même. La “spiritualité du miroir” est une mauvaise chose !


En effet, si le chrétien cède à la tentation de la “spiritualité du miroir”, il n’alimente pas sa lumière avec la batterie de la prière et se regarde seulement lui-même sans se donner aux autres, il manque à sa vocation et devient comme une lampe qui n’éclaire pas et comme le sel qui ne donne pas de saveur.


Sois lumière pour éclairer, sois sel pour donner de la saveur et conserver, mais il est nécessaire de toujours revenir à Celui qui t’a donné la lumière et qui t’a donné le sel pour lui demander de l’aide ; afin que le Seigneur nous aide en cela : toujours prendre soin de la lumière, ne pas la cacher, la mettre en acte ; donner du sel, la bonne dose, ce qui est nécessaire, mais le donner. S’il se répand, ce sel augmente et cette lumière éclaire de nombreuses personnes : telles sont les bonnes œuvres du chrétien. »


Pape François,

Homélie du 7 juin 2016

Homélie

Puiser à la source


Les textes bibliques de ce dimanche nous révèlent un Dieu qui nous guide vers la vraie Lumière. Le prophète Isaïe (1ère lecture) s’adresse à un peuple qui revient d’une longue captivité. Il reste encore des douloureuses séquelles de cette terrible période. Malgré tout, la pratique religieuse s’est remise en place. Pleins de bonne foi, ces gens veulent plaire à Dieu. Mais il y a un problème ; et c’est là qu’Isaïe intervient. Beaucoup pensent que Dieu attend les plus somptueuses cérémonies et les meilleurs fruits de la terre. C’est normal qu’on veuille se prosterner devant le créateur du ciel et de la terre.

Mais le vrai Dieu n’est pas comme cela ; il n’exige rien pour lui ni pour sa gloire personnelle. Son bonheur c’est de voir que le droit et la justice animent les relations entre nous. Sa grande joie c’est que nous vivions ensemble comme des frères. Notre attention doit se porter vers les plus faibles et les plus pauvres : “Partage ton pain avec celui qui a faim…. Ne te dérobe pas à ton semblable.” Nous ne pouvons pas aimer Dieu sans aimer le prochain. Le Dieu de la Bible est un Dieu libérateur et miséricordieux. Ce qu’il nous demande c’est d’avoir le même comportement. C’est important car nous sommes faits pour être à l’image de Dieu.

L’apôtre Paul (2ème lecture) a lui aussi le souci de nous montrer celui qui est la vraie lumière. Son message n’a rien à voir avec la sagesse des hommes. Lui-même n’est pas un “accrocheur” à la parole convaincante. Contrairement aux gens de Corinthe, il n’a rien d’un tribun éloquent. II n’a aucun don pour manier les foules. Mais il croit en l’amour fou d’un Dieu qui se laisse crucifier. Pour les corinthiens, c’était inimaginable. Et pourtant, c’est de cela qu’il veut témoigner de toutes ses forces. Il ne cherche pas à convaincre les foules avec des arguments humains. Mais il croit en l’Esprit Saint qui agit en lui et par lui. Il a compris que la foi ne repose pas sur la sagesse des hommes mais sur la puissance de Dieu.

Que pouvons-nous retenir de ce texte ? On parle actuellement de nouvelle évangélisation. Le pape François nous recommandait souvent de rejoindre les “périphéries”. Mais aujourd’hui comme aux premiers temps, il y a une chose que nous ne devons jamais oublier : ce n’est pas nous qui agissons dans le cœur des gens ; c’est le Christ qui agit en nous et par nous. Il nous envoie son Esprit Saint pour que notre témoignage porte du fruit. Ce qui nous est demandé comme à Paul, c’est de nous effacer devant celui que nous montrons. Si nous recherchons l’admiration, la considération et la popularité, nous faisons fausse route. C’est la foi qu’il s’agit de susciter en témoignant du Christ mort et ressuscité.

Dans l’Évangile, nous voyons des disciples rassemblés autour de Jésus sur la montagne. Il leur dit : “vous êtes la lumière du monde”. C’est aussi cela qu’il redit à chacun de nous qui sommes rassemblés autour de lui. C’est à nous, disciples du Christ, d’être des reflets authentiques de la vie et de l’enseignement de Jésus. Il nous confie d’être ce qu’il est lui-même “lumière du monde”. C’est toute la communauté chrétienne qui est appelée à devenir “lumière des peuples”. Il s’agit pour nous de nous engager activement dans des actions de salut, de libération et de défense des pauvres.

En écoutant ce message, nous pensons bien sûr à ceux qui exercent un ministère dans l’Église. Ils sont amenés à proclamer explicitement le message de l’Évangile. Mais il y a une autre forme de témoignage qui peut se passer des mots de la foi : c’est celle du rayonnement de la vie. Avant d’écouter les chrétiens, on les regarde vivre. S’ils ont le sens de l’accueil, du partage et de la solidarité, leur vie parlera plus que leurs paroles. Dans son Évangile, saint Matthieu insiste très fortement sur ce point : que la vie des chrétiens, leurs actes et leurs “belles actions” aient une force d’attraction, de rayonnement et d’attirance. C’est notre façon de vivre et de “bien agir” qui doit poser question à tous ceux et celles que nous rencontrons.

En ce jour, tous les diocèses de France célèbrent le dimanche de la santé. Il a pour thème « Que votre lumière brille »; reprenant l’appel du Christ dans l’Évangile « Que votre lumière brille devant les hommes ; alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 16). L’Église invite les communautés chrétiennes à prier pour toutes les personnes fragilisées par la maladie, l’âge ou le handicap mais aussi pour toutes celles et ceux, qui par leur engagement, prennent soin d’eux, les accompagnent et les soutiennent. Et nous rendons grâce au Seigneur pour tous leurs gestes de dévouement au service des plus fragiles.

« Que votre lumière brille devant les hommes. » Il nous revient avec humilité, de porter cette lumière de l’amour du Christ, il nous revient de la faire rayonner pour que chacun s’y réchauffe, y puise énergie et réconfort, douceur et tendresse, trouve son chemin… Toutefois, il n’est pas question d’être brillant mais de laisser briller, c’est autre chose. Il s’agit sans cesse de revenir à la Source, pour y puiser la force de mettre en pratique l’amour du Christ pour chacun.

En venant à l’Eucharistie, nous sommes accueillis par celui qui est la Lumière du monde. C’est parce que nous sommes rassemblés autour de lui “sur la montagne” que nous pouvons devenir à notre tour Lumière du monde. C’est lui qui nous envoie pour être ses témoins dans ce monde qui en a bien besoin. En ce jour nous le supplions : “Toi qui est lumière, Toi qui est l’amour, mets dans nos ténèbres ton esprit d’amour.” Amen

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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