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3 mai 2026
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
5e Dimanche de Pâques

Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie,
dit le Seigneur.
Personne ne va vers le Père
sans passer par moi.
Jean 14, 6
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
PAPE FRANÇOIS
Méditation
Cette conversation de Jésus avec les disciples a lieu à table, à nouveau lors de la Cène (Jean 14, 1-6). Jésus est triste et tout le monde est triste : Jésus a dit qu’il serait trahi par l’un d’entre eux (Jean 13, 21) et chacun sent qu’il va arriver quelque chose de grave. Jésus commence à les consoler : car l’une des fonctions, « des œuvres » du Seigneur, est de consoler. Le Seigneur console ses disciples et nous voyons ici quelle est la manière dont Jésus console. Nous avons de nombreuses façons de réconforter, des plus authentiques aux plus formelles, comme ces télégrammes de condoléances : « Profondément attristé par… ». Cela ne console personne, c’est une imposture, c’est la consolation de la formalité. Mais comment le Seigneur console-t-il ? C’est important de le savoir, car nous aussi, lorsque nous devons traverser des moments de tristesse dans nos vies, nous apprenons à percevoir ce qu’est la véritable consolation du Seigneur.
Et dans ce passage de l’Évangile, nous voyons que le Seigneur console toujours dans la proximité, avec vérité et espérance. Telles sont les trois caractéristiques de la consolation du Seigneur. Dans une proximité étroite, jamais distant. Ces belles paroles : « Je suis là. » « Je suis là, avec toi. » Et si souvent en silence. Mais nous savons qu’il est là. Il est toujours là. Cette proximité qui est le style de Dieu, même dans l’Incarnation, pour être proche de nous. Le Seigneur console dans la proximité. Et il n’utilise pas de paroles vides, bien au contraire : il préfère le silence. La force de la proximité, de la présence. Et il parle peu. Mais il est proche.
Une deuxième caractéristique de la proximité de Jésus, de la manière dont Jésus console, c’est la vérité : Jésus est sincère. Il ne dit pas des choses de pure forme qui sont des mensonges : « Non, ne t’inquiète pas, tout va passer, il n’arrivera rien, ça passera, les choses passent… ». Non. Il dit la vérité. Il ne cache pas la vérité. Car lui-même, dans ce passage, dit : « Je suis la vérité » (Jean 14, 6). Et la vérité, c’est : « Je vais partir », c’est-à-dire « Je vais mourir » (14, 2-3). Nous sommes face à la mort. C’est la vérité. Et il le dit simplement, et il le dit aussi avec douceur, sans blesser : nous sommes face à la mort. Il ne cache pas la vérité.
Et voici la troisième caractéristique : Jésus console par l'espérance. Oui, les temps sont durs. Mais « Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en moi » (14, 1). Je vais vous dire quelque chose que Jésus dit : « Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père. Je vais vous préparer une place » (14, 2). Il part en premier pour ouvrir les portes, les portes de ce lieu par lequel nous passerons tous, j’espère : « Je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi » (14, 3). Le Seigneur revient chaque fois que l’un d’entre nous est sur le point de quitter ce monde. « Je viendrai et je vous prendrai » : l’espérance. Il viendra nous prendre par la main et nous emmènera. Il ne dit pas : « Non, tu ne souffriras pas : ce n’est rien… ». Non. Il dit la vérité : « Je suis près de toi, voilà la vérité : c’est un mauvais moment, de danger, de mort. Mais que ton cœur ne s’émeuve pas, reste en paix, cette paix qui est le fondement de toute consolation, car je viendrai te prendre par la main pour t’emmener là où je serai. »
Il n’est pas facile d’être consolé par le Seigneur. Souvent, dans les moments difficiles, nous nous fâchons contre le Seigneur et nous ne le laissons pas venir nous parler ainsi, avec cette tendresse, cette proximité, cette douceur, cette vérité et cet espoir.
Demandons la grâce d’apprendre à nous laisser consoler par le Seigneur. La consolation du Seigneur est sincère, elle ne trompe pas. Ce n’est pas une anesthésie, non. Mais elle est proche, elle est sincère et il nous ouvre les portes de l’espérance.
Regina Caeli
Bibliothèque du Palais apostolique
Cinquième dimanche de Pâques - Année A
10 mai 2020
Jean 14, 1-12
Homélie
Puiser à la source
Cet Évangile, nous le connaissons bien. Il est souvent choisi pour les célébrations de sépultures. Jésus nous est présenté comme le « chemin ». En lisant ce texte, je pensais à tous ceux qui errent sur les chemins du monde sans savoir où ils passeront la nuit. Beaucoup ont eu une belle situation, un métier, une vie de famille. Puis il y a eu un événement qui a fini par les jeter à la rue. Dans de nombreux pays, des familles entières qui ont quitté leur domicile pour fuir la guerre. Ils sont partis sans savoir où leur chemin les conduira.
Quand Jésus nous dit qu’il est le chemin, c’est tout autre chose. Il ne s’agit pas d’un chemin d’errance. Il nous annonce le but et l’aboutissement de notre vie. Lui-même est toujours vivant auprès de son Père. En même temps, il nous assure de sa présence parmi nous tous les jours et jusqu’à la fin du monde. Il est pour nous « le Chemin, la Vérité et la Vie ». Lui seul peut nous conduire auprès du Père. Son grand projet, c’est de rassembler tous les hommes. Il nous prépare une maison dans laquelle tous se sentiront accueillis avec amour.
Ce qu’il nous faut bien comprendre c’est que Jésus ne se contente pas de nous montrer le chemin. Il est lui-même « le Chemin, la Vérité et la Vie. » C’est en lui seul que nous trouvons la plénitude de la vérité. Ses paroles sont celles de la Vie éternelle. En dehors de lui, nous allons à notre perte. Personne ne peut aller vers le Père sans passer par lui. C’est lui qui nous révèle le vrai visage de Dieu. C’est en regardant vers le ciel que nous redécouvrons le vrai sens de notre vie. Cet évangile est un appel à l’espérance, même si nous sommes « bouleversés » par les incertitudes et les épreuves de la vie. Mais succomber au découragement serait pire que tout. Nous pouvons nous raccrocher aux paroles du psaume de ce jour : « Le Seigneur veille sur ceux qui l’aiment et espèrent en son amour. » Et Jésus est toujours là pour nous redire inlassablement : « Croyez en moi ! »
Ceci dit, ce chemin n’est pas celui de la facilité. Il est étroit, et il nous conduit vers une porte étroite. Notre vie est un combat de tous les jours contre les forces du mal qui cherchent à nous entraîner vers des chemins de perdition. C’est la course à l’argent, la violence, la haine, la rancune. Tout cela nous détourne du vrai but de notre vie. En ce jour, cela vaut la peine de nous interroger : Jésus est-il vraiment notre chemin, notre vérité et notre vie ? Est-ce vraiment lui que nous suivons ? Si ce n’est pas le cas, nous devons réentendre son appel : « Revenez à moi de tout votre cœur… Convertissez-vous et croyez à l’Évangile… »
Le livre des Actes des Apôtres (1re lecture) nous montre comment les premiers chrétiens ont suivi ce chemin du Christ. La Parole de Dieu est annoncée aux païens. Les veuves ne sont pas abandonnées à leur triste sort ; elles reçoivent une aide. Le partage des services se met en place. C’est ainsi qu’une communauté se met en route à la suite du Christ. C’est important pour nous aujourd’hui : la parole de Dieu doit être annoncée à temps et à contretemps ; mais les petits, les pauvres et les exclus ne doivent pas être oubliés : il n’est pas possible d’annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile à des gens qui ont faim et froid. À travers eux, c’est le Christ lui-même qui nous interpelle.
Dans la seconde lecture, saint Pierre nous invite à nous approcher du Seigneur Jésus. Nous nous rappelons que dans l’Évangile, il nous parlait de la Maison du Père qui contient de « nombreuses demeures ». Ici, saint Pierre nous dit que Jésus en est « la pierre vivante que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. » Cette maison dont il parle n’est pas seulement de pierres ou de bois ; c’est une fraternité, une communauté construite par le souffle de l’Esprit Saint. En tant que disciples, nous participons à sa victoire. Nous sommes devenus « la race choisie, le sacerdoce Royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu. »
Mais il y a un piège que nous devons éviter : le risque serait de nous complaire dans les honneurs, la facilité et l’orgueil. Nous avons une mission urgente : c’est d’annoncer « les merveilles de celui qui nous a fait passer des ténèbres à son admirable lumière ». Il est urgent de montrer à tous que nous savons où nous allons. Nous sommes sur un chemin qui est balisé par l’Évangile de Jésus Christ. Nous avons là un repère essentiel pour notre marche. Dans une de ses audiences, le pape François nous recommandait de le lire chaque jour. La Parole de Dieu est une nourriture indispensable pour notre marche vers le Père.
Pour conclure, je vous propose quelques paroles de Saint Augustin qui nous rejoignent sur notre chemin : « Ici (sur la terre), c’est l’espérance qui nous fait chanter… Chante, mais en marchant. Oublie ta fatigue en chantant, mais prends garde à la paresse… Chante et marche sans te tromper de route, sans revenir en arrière, sans piétiner sur place. CHANTE et MARCHE. »
Sources : Revues Fiches dominicales et Feu Nouveau, Paroles pour la route (J. Y. Carneau), C’est dimanche (E. Oré)
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
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