top of page
Année A

1 février 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

4e Dimanche du TO

Le sermon de Jésus-Christ sur la montagne. Collégiale Saint-Jacques-le-Majeur. Sallanches.

Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.

Matthieu 5, 3

Lectures de la Messe

Feuille de Messe





Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François


Au centre de l’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui se trouvent les Béatitudes (cf. Lc 6, 20-23). Il est intéressant de noter que Jésus, bien qu’entouré d’une grande foule, les proclame en s’adressant « à ses disciples » (v. 20). Il parle aux disciples. Les Béatitudes, en effet, définissent l’identité du disciple de Jésus. Elles peuvent sembler étranges, presque incompréhensibles pour ceux qui ne sont pas disciples. Tandis que, si nous nous demandons à quoi ressemble un disciple de Jésus, la réponse est précisément les Béatitudes. Voyons la première Béatitude, qui est la base de toutes les autres : « Heureux vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous » (v. 20). Heureux êtes-vous les pauvres. Jésus dit deux choses de ses disciples : qu’ils sont bienheureux et qu’ils sont pauvres ; bien plus, qu’ils sont bienheureux parce qu’ils sont pauvres.

Qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que le disciple de Jésus ne trouve pas sa joie dans l’argent, dans le pouvoir ou dans d’autres biens matériels, mais dans des dons qu’il reçoit chaque jour de Dieu : la vie, la création, ses frères et ses sœurs, etc. Ce sont des dons de la vie. Et même les biens qu’il possède, il est heureux de les partager, car il vit dans la logique de Dieu. Et quelle est la logique de Dieu ? La gratuité. Le disciple a appris à vivre dans la gratuité. Cette pauvreté est aussi une attitude face au sens de la vie, parce que le disciple de Jésus ne pense pas la posséder, de tout savoir déjà, mais il sait qu’il doit apprendre chaque jour. Et cela est une pauvreté : la conscience de devoir apprendre chaque jour. Parce qu’il a cette attitude, le disciple de Jésus est une personne humble, ouverte, libre des préjugés et des rigidités.

Il y avait un bel exemple dans l’Évangile de dimanche dernier : Simon Pierre, un pêcheur expert, accueille l’invitation de Jésus à jeter les filets à une heure inhabituelle ; puis, émerveillé par la pêche prodigieuse, il quitte la barque et tous ses biens pour suivre le Seigneur. Pierre démontre sa docilité en quittant tout, et en devenant disciple. Par contre, celui qui est trop attaché à ses propres idées, à ses propres sécurités suit Jésus avec difficulté. Il le suit un peu, uniquement dans les choses pour lesquelles « je suis d’accord avec Lui et Lui est d’accord avec moi », mais ensuite, pour le reste, il ne le suit pas. Et celui-ci n’est pas un vrai disciple. Et ainsi, il tombe dans la tristesse. Il devient triste parce qu’il n’y trouve pas son compte, parce que la réalité échappe à ses schémas mentaux et il est insatisfait. Par contre, le disciple sait se remettre en question, il sait chercher Dieu humblement chaque jour, et cela lui permet de plonger dans la réalité, d’en saisir la richesse et la complexité.

En d’autres termes, le disciple accepte le paradoxe des Béatitudes : elles déclarent qu’est bienheureux, c’est-à-dire heureux, celui qui est pauvre, qui manque de beaucoup de choses et qui le reconnaît. Humainement, nous sommes amenés à penser autrement : est heureux celui qui est riche, qui regorge de biens, qui reçoit des applaudissements et qui est envié par de nombreuses personnes, qui a toutes les sécurités. Mais c’est une pensée mondaine, ce n’est pas la pensée des Béatitudes ! Au contraire, Jésus déclare que le succès mondain est un échec, car il repose sur un égoïsme qui gonfle et laisse ensuite le vide dans le cœur. Face au paradoxe des Béatitudes, le disciple se laisse remettre en question, conscient que ce n’est pas Dieu qui doit entrer dans notre logique, mais que c’est nous qui devons entrer dans la sienne. Cela nécessite un parcours parfois exigeant, mais toujours accompagné par la joie. Parce que le disciple de Jésus est joyeux de la joie qui lui vient de Jésus. Car, rappelons-le, la première parole que Jésus dit est : bienheureux ; d’où le nom des Béatitudes. C’est le synonyme d’être des disciples de Jésus. Le Seigneur, en nous libérant de l’esclavage de l’égocentrisme, ébranle nos fermetures, dissipe notre dureté et nous révèle le véritable bonheur, qui se trouve souvent là où nous ne pensons pas. C’est Lui qui guide notre vie, pas nous, avec nos préjugés ou avec nos exigences. Enfin, le disciple est celui qui se laisse guider par Jésus, qui ouvre son cœur à Jésus, qui l’écoute et suit son chemin.

On peut alors se demander : moi — chacun de nous — ai-je la disponibilité du disciple ? Ou bien est-ce que je me comporte avec la rigidité de celui qui a la conscience tranquille, de qui se sent quelqu’un de bien, de qui se sent déjà arrivé ? Est-ce que je me laisse « ébranler intérieurement » par le paradoxe des Béatitudes ou est-ce que je reste dans le périmètre de mes idées ? Et puis, avec la logique des Béatitudes, au-delà des épreuves et des difficultés, est-ce que je ressens la joie de suivre Jésus ? C’est le trait saillant du disciple : la joie du cœur. Ne l’oublions pas : la joie du cœur. C’est le critère pour savoir si une personne est un disciple : a-t-il de la joie dans le cœur ? Voilà la question.

Que Notre-Dame, première disciple du Seigneur, nous aide à vivre en disciples ouverts et joyeux.


ARDE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 13 février 2022

[Multimédia]


Homélie

Puiser à la source


Cet Evangile nous parle de bonheur. C’est un sujet qui nous tient tous à cœur. Nous voulons tous être heureux. Des hommes et des femmes se battent pour de meilleures conditions de vie. En lisant cet évangile, je pensais à tous ceux et celles qui sont douloureusement éprouvés par la maladie, l’accident, les tensions familiales, les conflits de générations. Et puis, il y a aussi la solitude, le chômage et la précarité qui nous rendent bien fragiles devant l’avenir. Et pourtant, sur la montagne, Jésus ne voit que des gens heureux. Non ce n’est pas de la provocation ; il veut tout simplement nous inviter à chercher au-delà de l’apparence.


L’important, c’est en effet d’accueillir cet évangile comme une bonne nouvelle pour les petits, les pauvres, les exclus, tous ceux et celles qui sont accablés par toutes sortes de malheurs. Jésus les proclame heureux, non à cause de toutes ces souffrances qui leur sont tombées dessus, mais parce que le Royaume de Dieu est à eux. Grâce à lui, leur vie retrouve un sens nouveau et ils peuvent se remettre en marche. Cette rencontre avec le Christ devient pour chacun le point de départ d’une grande espérance. C’est une invitation pour nous à mettre toute notre confiance en Dieu. Lui seul peut nous combler de ses richesses. Ce cadeau nous est offert gratuitement sans mérite de notre part.


Le problème c’est que certains parmi ces pauvres n’ont plus la force de se lever. Leur cri de souffrance, nous devons l’entendre et le respecter. Jésus a accueilli les malades, les lépreux, les paralysés, les pécheurs. Il a pardonné, guéri, relevé. Aujourd’hui, il compte sur nous pour le porter à tous ceux et celles qui se trouvent sur notre route. Quand nous allons à leur rencontre, ce n’est pas seulement un geste d’amitié. Jésus est là, près de nous ou en nous. Avec lui, nos visites deviennent des « visitations ». C’est toujours un grand bonheur quand le Seigneur vient dans la vie de quelqu’un.


Cet évangile des béatitudes n’est pas une simple leçon de morale. Jésus voudrait nous apprendre à tout voir avec le cœur, et surtout avec le regard de Dieu. La nuit de Noël, nous avons entendu que « Marie méditait ces événements dans son cœur. » C’est un exemple que nous sommes tous invités à suivre. Même quand tout va mal, Dieu est là, et il a un projet d’amour sur nous. Si nous nous arrêtons au seul regard des médias, nous ne pouvons pas nous en rendre compte. Nous devons entendre l’appel du prophète Sophonie : « Cherchez le Seigneur, vous les humbles du pays… Cherchez la justice et la vérité. » Dieu construit son projet avec des petits et des humbles. En choisissant ce qui n’est rien, il exerce sa puissance de Créateur.


Cet évangile nous adresse donc un message de la plus haute importance. Autrefois, on nous a fait apprendre les commandements de Dieu et de l’Église ainsi qu’un certain nombre de prières. Mais la plupart d’entre nous n’avons pas eu à apprendre cet évangile des béatitudes. Et pourtant, c’est la clé de la bonne nouvelle. Il nous montre Jésus qui vient nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos peines. Il ne cesse de nous ouvrir la porte pour le rencontrer. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie. Personne ne va au Père sans le rencontrer. Et quand tout va mal, c’est lui qui nous porte.


Pour vraiment entrer dans le message de cet évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il est le pauvre de cœur qui met toute sa confiance au Père et auquel il remet toute sa vie. Il est le bon berger qui prend soin de chacune de ses brebis et qui part à la recherche de celle qui est perdue. Il est le miséricordieux qui vient nous libérer et nous remettre debout. Il est Celui qui donne la paix non pas à la manière du monde mais en se donnant lui-même au nom de l’amour dont il est habité. Il est le juste totalement ajusté à l’amour de son Père. Il est celui qui pleure sur la tombe de son ami Lazare. C’est tout cela et bien plus que nous découvrons en nous tournant vers le Christ.


Jésus ne nous demande pas seulement d’être vertueux, ce qui est déjà pas mal. Ce qu’il veut par-dessus tout, c’est que nous soyons heureux en le suivant. Et il nous indique inlassablement le sentier pour y parvenir : il est notre guide, notre modèle de pauvreté, de douceur. Lui seul peut nous apprendre à vraiment vivre toutes les béatitudes. Alors, n’hésitons pas à nous approcher de lui. Une rencontre avec lui c’est la chance de notre vie. C’est en choisissant de le suivre que nous trouvons le vrai bonheur.


Alors oui, Seigneur, nous venons à toi. Tu es le chemin qui nous conduit vers la vraie vie, vers la joie d’être fils et filles de Dieu en toi. Tu nous demandes de te donner notre misère, nos déséquilibres, nos faiblesses. Tu es capable de prendre tout cela dans ton amour pour nous donner ta vie pour toujours. Nous voulons crier la joyeuse nouvelle :

« Au cœur de ce monde, le souffle de l’Esprit

Fait retentir le cri de la Bonne Nouvelle !

Au cœur de ce monde, le souffle de l’Esprit

Met à l’œuvre aujourd’hui des énergies nouvelles. »

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT




Réflexion…méditation sur les Béatitudes

– Introduction –  Synoptique saint Luc / saint Matthieu

 

 A tort ou à raison, on parle souvent des béatitudes comme d’un condensé du message évangélique, ou comme un critère de l’authenticité chrétienne. Le vrai chrétien sera l’homme des béatitudes, l’Église, dont on rêve, sera l’Église des béatitudes… En d’autres termes, pour pouvoir se réclamer de Jésus, il faut accepter de faire des béatitudes la norme de sa vie…  Des affirmations de ce genre justifient assez l’intérêt porté aux béatitudes, l’attention consacrée à leur texte pour se rendre compte de ce qu’il dit exactement.

 

Deux Versions,

 

On peut observer d’abord que, chez Matthieu comme chez Luc, les béatitudes constituent le « préambule » de ce qu’on peut appeler un discours-programme : au début de son ministère en Galilée, Jésus expose la manière dont il conçoit les exigences de Dieu.

 

Chez Matthieu, c’est le « Sermon sur la montagne », chez Luc, « Le Discours dans la plaine » Le discours de Luc se retrouve presque tout entier dans celui de Matthieu,  Mais Matthieu rapporte beaucoup de paroles qui ne se trouvent pas chez Luc ou qui se trouvent en d’autres endroits de son Évangile. L’orientation générale est un peu différente : chez Luc, il s’agit surtout du devoir d’aimer son prochain, devoir qui s’étend jusqu’aux ennemis ; Matthieu insiste plus largement sur le dépassement que les exigences de l’Évangile constituent par rapport aux exigences de la Loi juive.

 

Pour ce qui concerne les béatitudes, la différence qui frappe d’abord est celle du nombre : chez Matthieu, il y en a neuf ; Luc en a seulement quatre, mais celles-ci sont suivies de leur contreparties : « Malheur à vous les riches… Malheur à vous qui êtes repus…Malheur à vous qui riez… Malheur à vous quand les hommes vous tiendront des propos flatteurs… »

 

Mais la différence de contenu n’est pas moins considérable. Chez Luc, la première béatitude s’adresse à des hommes qui sont pauvres ; chez Matthieu, elle parle de gens pauvres « en esprit ».

La béatitude suivante s’adresse chez Luc à ceux qui ont faim maintenant ; chez Matthieu, il s’agit de ceux qui ont « faim et soif de justice ».

De toute évidence, être pauvre et avoir faim, comme Luc l’écrit, n’est pas la même chose qu’être pauvre en esprit… et avoir faim et soif de justice. Luc envisage des situations concrètes et pénibles qui sont causes de souffrance ; Matthieu évoque des dispositions spirituelles, des attitudes d’âme …

 

Origine,

 

Toujours se poser la question quand nous parcourons n’importe quel passage de la Bible (ancien ou nouveau testament) « Qui écrit ? écrit quoi ? pour qui ? » Ce que proposent les évangélistes, n’est pas un reportage neutre et strictement « objectif ». En rapprochant les paroles de Jésus, ils ne cherchent pas tant à les reproduire dans leur exactitude littérale qu’à faire comprendre à leurs lecteurs chrétiens, la portée de ces paroles pour leur vie à eux. Dans les situations où ils se trouvent et qui ne sont plus celles dans lesquelles Jésus s’est exprimé au cours de son ministère. 

C’est pourquoi, nous essaierons de voir, dans notre catéchèse, ce qu’elle peuvent nous dire, encore aujourd’hui en 2021, après avoir traversé  vingt siècles !... ( Nous pouvons penser que ce souci d’actualisation est finalement plus respectueux de l’intention réelle de Jésus, que ne le serait le respect « superstitieux » des mots qu’il a prononcés…)

 

Pour y voir plus clair, on se mettra en quête d’un troisième témoin, moins directement engagé peut-être ? mais qui nous aidera à faire le partage entre ce qui a été réellement dit et les interprétations qu’on en donne. Il s’agit d’un oracle (une prophétie) du Livre d’Isaïe qui a joué un rôle important dans la manière dont Jésus a présenté sa mission à ses contemporains. (On a de bonnes raisons de penser que Jésus a formulé ses béatitudes en faisant écho à cet oracle) :

 

« L’Esprit du Seigneur est sur moi,

parce qu’il m’a consacré par l’onction.

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

Panser ceux qui ont le cœur brisé,

Proclamer aux prisonniers la libérations…

Consoler les affligés (Is 61, 1-2)

 

Les béatitudes de Jésus sont porteuses d’une nouveauté « révolutionnaire », d’un modèle de bonheur contraire à celui qui est communiqué habituellement par les médias, par la pensée dominante. Pour la mentalité du monde, c’est un scandale que Dieu soit venu se faire l’un d’entre-nous, qu’il soit mort sur une croix !  Dans cette logique mondaine, ceux que Jésus proclame « bienheureux » sont considérés comme « perdants, faibles »    

 Pape François

 

La promesse du vrai bonheur

 

« Les chrétiens ont reçu la promesse du vrai bonheur. Sans l’amour, les commandements sont ressentis comme une lourde obligation. Quand les baptisés sont animés par la foi, l’espérance et la charité, ils entrent joyeusement dans la vie nouvelle qui leur est proposée dès ici-bas comme un chemin de bonheur authentique. »

Les évêques de France, Catéchisme pour adultes, n°634

 

L’Ancien Testament laissait déjà entrevoir, à maintes reprises et de multiples façons, cette vocation des hommes au bonheur. La création est offerte à l’homme pour son bonheur : « Dieu vit que cela était bon » et le cri enthousiaste de l’homme devant la femme en Gn 2/23.

 

La Loi elle-même a pour but d’assurer le bonheur du croyant.  Et en écho à la lecture publique de la Loi, Néhémie ose cette formule à l’adresse de tout le peuple d’Israël : « La joie du Seigneur est votre force ! » (Ne 8/10).

 

Les écrits de sagesse - et notamment les Psaumes - aiment à chanter la fidélité de Dieu, qui seul ne déçoit pas, et le paisible bonheur de celui qui met sa confiance dans le Seigneur, plutôt que dans les richesses ou les puissants de ce monde.

(Ps 40/5 ; Ps 84/6,13 ; Pr 16/20).

 

Les prophètes, quant à eux, actualisent l’unique message de salut d’un Dieu qui a promis à Israël de l’accompagner dans toutes ses tribulations et qui veut lui rappeler son amour et son pardon toujours offert.

 

Jésus fait sienne cette tradition au point de définir sa mission par celle décrite jadis par Isaïe : « Annoncer la bonne nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté, proclamer une année d’accueil par le Seigneur » (Lc 4/18-19 citant Is 61/1-2). 

 

Cette promesse de bonheur dans le message de Jésus est si centrale que St Marc intitulera son livret : « évangile », c’est-à-dire « Bonne Nouvelle » ! (Mc 1/1)

 

La joie, qui est semée sur le passage de Jésus (Lc 2/10 ) et que nul ne pourra ravir à ses disciples (Jn 16/22), est d’ailleurs souvent citée parmi les fruits de l’Esprit Saint : (Ac 13/52 ) 

 

Autant dire que la qualité de notre enthousiasme est un indice de notre vie spirituelle et de notre familiarité avec le Seigneur et qu’elle peut, à contrario, servir à identifier notre péché... dont l’une des définitions pourrait- être : ce qui, en nous, contribue à « contrister l’Esprit-Saint » (Ep 4/30), ou encore le fait de nous priver nous-mêmes (comme le jeune homme riche de l’évangile) de la joie incommensurable que procure le compagnonnage avec Jésus !

 

Reprenons donc, une à une, chacune de ces béatitudes, telles que les rapporte l’apôtre et voyons si elles ne peuvent pas faire naître en nous à la fois l’action de grâces pour le chemin déjà parcouru et l’envie d’entrer plus avant dans la joie promise par Jésus à qui suivra ses pas...

 

bottom of page