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Année A

26 avril 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

4e Dimanche de Pâques

Dimanche du Bon Pasteur

Journée de prière pour les vocations

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Psaume 22, 1-2ab

Lectures de la Messe

Feuille de Messe



Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

PAPE FRANÇOIS

MÉDITATION MATINALE

EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE Lundi 18 avril 2016

L'Osservatore Romano

Édition hebdomadaire n° 17 du 28 avril 2016


Les indications de la vie chrétienne sont très simples, il n’y a pas besoin d’aller rechercher mille conseils : il suffit de suivre une voix, tout comme les brebis le font avec leur pasteur. Et c’est précisément l’image de Jésus bon pasteur qui a été au centre de l’homélie du Pape François.

La liturgie du jour proposait du reste une sorte d’« écho aux lectures » du quatrième dimanche de Pâques, appelé justement « le dimanche du bon pasteur, où Jésus se présente comme le “bon pasteur” ». Sur ce thème précisément, dans l’Évangile de Jean (10, 1-10) commenté par le Souverain Pontife, émergeaient « trois réalités » sur lesquelles le Pape a voulu réfléchir un peu : « la porte, le chemin et la voix ». Avant toute chose, la « porte ». Telle est la première image : « Il est la porte : la porte pour entrer dans l’enclos des brebis est Jésus. Il n’y en a pas d’autre ». Le Pape a rappelé que Jésus parlait toujours aux gens en utilisant des « images simples ». Tout est donc très clair : « On ne peut entrer dans la vie éternelle par un autre côté qui ne soit pas la porte, c’est-à-dire qui ne soit pas Jésus ». Et le Seigneur « est la porte de notre vie et pas seulement de la vie éternelle, mais également de notre vie quotidienne ». Ainsi, par exemple, une décision quelconque peut être prise « au nom de Jésus, par la porte de Jésus », ou bien, en utilisant un « langage simple », on peut la prendre « de contrebande ». Mais le Seigneur « parle clairement » : dans l’enclos on entre « seulement par la porte, qui est Jésus ». L’Évangile de Jean continue et dans les paroles du Seigneur, l’on rencontre un autre élément important : le « chemin ». En effet, on peut lire : « le gardien lui ouvre et les brebis écoutent sa voix ; il appelle ses brebis chacune par son nom et les conduit dehors. Et lorsqu’il a poussé dehors toutes ses brebis, il marche devant elles et les brebis le suivent ». « Le chemin est précisément celui-ci : suivre Jésus ». Ici aussi, c’est la vie quotidienne qui est impliquée : l’on parle en effet du « chemin de la vie, de la vie de tous les jours », qui « est de suivre Jésus ». Et là encore, l’indication est claire : « Ne te trompe pas ! ». C’est Jésus « qui est la porte à travers laquelle nous entrons et à travers laquelle nous sortons avec lui pour faire le chemin de la vie » ; et c’est Jésus qui « nous indique le chemin ». Donc « celui qui suit Jésus ne se trompe pas ». Enfin, le troisième mot : « la voix ». Les brebis, en effet, suivent Jésus « car elles connaissent sa voix ». Un concept que le Souverain Pontife a voulu approfondir pour éviter des malentendus : « Connaître la voix de Jésus ! Ne pensez pas que je sois en train de vous parler d’une apparition, que Jésus viendra et te dira : “Fais ceci”. Non, non ! ». Mais alors, certains pourraient demander : « Comment puis-je, mon père, connaître la voix de Jésus ? Et également me défendre de la voix de ceux qui ne sont pas Jésus, qui entrent par la fenêtre, qui sont des brigands, qui détruisent, qui trompent ? ». Encore une fois, la « recette » est « simple » et prévoit trois indications. Avant toute chose, « tu trouveras la voix de Jésus dans les béatitudes ». Puis : la voix de Jésus peut être reconnue chez ceux qui « nous parlent des œuvres de miséricorde. Par exemple au chapitre 25 de saint Matthieu ». Le Pape a ensuite précisé : « Si quelqu’un te dit ce que Jésus y dit, alors c’est la voix de Jésus ». Enfin, la troisième indication : « Tu peux connaître la voix de Jésus quand il t’enseigne à dire “Père”, c’est-à-dire quand il t’enseigne à prier le Notre Père ». « La vie chrétienne est si facile ! Jésus est la porte ; il nous guide sur le chemin et nous connaissons sa voix dans les béatitudes, dans les œuvres de miséricorde et quand il nous enseigne à dire “Père” ».

Homélie

Puiser à la source

Les textes bibliques de ce dimanche nous montrent les débuts de la prédication de Pierre, entouré des autres apôtres. Ils sont sortis du lieu où ils se cachaient pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile : “Dieu l’a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.” La réponse a été immédiate : “Que devons-nous faire ?” Les gens ont été touchés par la prédication de Pierre. Beaucoup se sont fait baptiser. Pour eux, c’est vraiment “la joie de l’Évangile”. Quand on l’a accueilli, plus rien ne peut être comme avant.

Dans sa première lettre, Pierre s’adresse à des communautés déjà établies qui éprouvent des difficultés. Il les exhorte à se tourner vers ce modèle qu’est le Christ : Au jour de son baptême dans les eaux du Jourdain, il est rentré dans l’eau, pur de tout péché ; il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. Il les a pris sur lui pour nous en libérer. Injustement traité, il s’en remettait à Dieu. C’est par ses blessures que nous sommes guéris. L’opprimé qui est conscient de partager la destinée de son Seigneur n’aura plus jamais une âme d’esclave. Il découvrira que le Seigneur est son berger et qu’avec lui, rien ne saurait lui manquer (Psaume 22).

C’est précisément cette image du berger que Jésus utilise dans l’Évangile de ce dimanche. Tout au long de son ministère, nous le voyons parcourir les villes et les villages pour annoncer la bonne nouvelle. Il y rencontre des foules qui sont “comme des brebis sans berger”. Il est remué jusqu’au plus profond de lui-même par leur douloureuse situation. Les autorités religieuses qui auraient dû s’en occuper les ont pratiquement abandonnées. Le prophète Jérémie dénonce ces “misérables bergers qui laissent périr et se disperser les brebis du pâturage”. Aujourd’hui, le Christ dénonce les pharisiens qui expulsent les brebis du troupeau de Dieu.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que Jésus se présente à tous comme l’unique vrai pasteur. C’est vrai que les évêques et les prêtres sont présentés comme les bergers du peuple qui leur est confié. Dans les groupes de prière, il y a aussi un berger. C’est également vrai pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans différents domaines. Mais les uns et les autres ne pourront être bergers que s’ils sont vraiment reliés au Christ. Nous ne sommes que des intendants.

Dans l’Évangile de ce jour, Jésus se compare également à “la porte des brebis”. C’est par lui que nous devons passer si nous voulons être de vrais pasteurs. Ceux qui ne passent pas par la porte sont “des voleurs et des bandits”. Ces derniers ne viennent que pour voler, égorger et détruire. Ce n’est pas le cas de Jésus : il est venu pour “chercher et sauver ceux qui étaient perdus”. Il veut que tous les humains aient la vie en abondance. Au cours de temps pascal, nous avons entendu le dialogue de Jésus avec Nicodème : “Dieu a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique.”

Nous sommes envoyés pour continuer ce que Jésus a fait. Mais rien n’est possible sans lui. Il est le passage obligé. Tout le travail des communautés chrétiennes doit passer par lui. Notre mission n’est pas de travailler POUR le Seigneur mais de faire le travail DU Seigneur. C’est de lui qu’on reçoit le salut et la vie en abondance. Nous devons accueillir cet Évangile comme une invitation à remettre le Christ au cœur de nos vies et à nous laisser guider par lui.

Ce 4ème dimanche de Pâques est devenu la journée de prière pour les vocations. Nous pensons aux évêques, aux prêtres, aux religieux… Oui, bien sûr. Mais la vocation ce n’est pas seulement l’affaire de quelques-uns. L’appel du Seigneur est pour tous. Il compte sur chacun de nous pour être les témoins et les messagers de son amour dans le monde d’aujourd’hui. C’est ainsi que nous pourrons participer à son œuvre de rassemblement : “Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.” Comprenons bien : il ne nous envoie pas seuls mais les uns avec les autres et surtout avec lui. La vocation de tout baptisé est vocation à devenir disciple du Christ ; C’est en Église que nous participons à sa mission d’annonce de l’Évangile au monde.

À chaque messe, nous sommes invités à communier au Corps et au Sang du Christ. Il est la nourriture qui nous est donnée en vue de la mission. C’est en passant par lui que nous pourrons témoigner du Salut qu’il est venu offrir au monde. En communion les uns avec les autres et avec toute l’Église, nous pouvons chanter et proclamer : “Tu es mon berger, ô Seigneur, rien ne saurait manquer où tu me conduis”. Amen

Sources : revues Feu Nouveau, Fiches dominicales, Cahiers de Prions en Église, Lectures bibliques de dimanches (A. Vanhoye), divers…

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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