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21 décembre 2025
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
4e Dimanche de l'Avent

« Joseph, fils de David,
ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse,
puisque l’enfant qui est engendré en elle
vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils,
et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve),
car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Matthieu 1, 20b-21
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
Méditation du Pape François
La liturgie d’aujourd’hui, qui est le quatrième et dernier dimanche de l’Avent, est caractérisée par le thème de la proximité, la proximité de Dieu à l’humanité. Le passage de l’Évangile (cf. Mt 1, 18-24) nous montre les deux personnes, les deux personnes qui plus que toute autre ont été touchées par ce mystère d’amour : la Vierge Marie et son époux Joseph. Mystère d’amour, mystère de proximité de Dieu avec l’humanité.
Marie est présentée à la lumière de la prophétie qui dit : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils » (v. 23). L’évangéliste Matthieu reconnaît que cela est arrivé en Marie, qui a conçu Jésus par l’opération du Saint Esprit (cf. v. 18). Le Fils de Dieu « vient » en son sein pour devenir homme et Elle l’accueille. Ainsi, de façon unique, Dieu s’est approché de l’être humain en prenant la chair d’une femme : Dieu s’est approché de nous et a pris chair d’une femme. Dieu s’approche aussi de nous, de façon différente, avec sa grâce pour entrer dans notre vie et nous offrir en don son Fils. Et nous que faisons-nous? Est-ce que nous l’accueillons, nous le laissons s’approcher ou bien nous le rejetons, nous l’écartons? Comme Marie, qui en s’offrant librement au Seigneur de l’histoire, lui a permis de changer le destin de l’humanité, ainsi, nous aussi, en accueillant Jésus et en cherchant à le suivre tous les jours, nous pouvons coopérer à son dessein de salut sur nous-mêmes et sur le monde. Marie nous apparaît donc comme le modèle vers lequel se tourner et le soutien sur lequel compter dans notre recherche de Dieu, dans notre proximité à Dieu, pour laisser Dieu s’approcher de nous et dans notre engagement en vue de construire la civilisation de l’amour.
L’autre protagoniste de l’Évangile d’aujourd’hui est saint Joseph. L’évangéliste met en évidence que Joseph seul ne peut s’expliquer l’événement qui est en train de se produire sous ses yeux, c’est-à-dire la grossesse de Marie. Précisément alors, dans ce moment de doute, et aussi d’angoisse, Dieu se fait proche — de lui aussi — à travers un messager et il est éclairé sur la nature de cette maternité : « Ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (v. 20). Ainsi, face à l’événement extraordinaire, qui suscite certainement dans son cœur de nombreuses interrogations, il se fie totalement de Dieu qui se fait proche de lui et, suivant son invitation, ne répudie pas son épouse promise, mais la prend chez lui et épouse Marie. En accueillant Marie, Joseph accueille consciemment et avec amour Celui qui a été conçu en elle par l’œuvre admirable de Dieu, auquel rien n’est impossible. Joseph, homme humble et juste (cf. v. 19), nous enseigne à avoir toujours confiance en Dieu, qui se fait proche de nous : quand Dieu s’approche de nous, nous devons avoir confiance. Joseph nous enseigne à nous laisser conduire par Lui avec une obéissance volontaire.
Ces deux figures, Marie et Joseph, qui, les premières, ont accueilli Jésus à travers la foi, nous introduisent au mystère de Noël. Marie nous aide à nous placer dans une attitude de disponibilité pour accueillir le Fils de Dieu dans notre vie concrète, dans notre chair. Joseph nous encourage à toujours rechercher la volonté de Dieu et à la suivre avec une confiance totale. Tous les deux se sont laissés approcher par Dieu.
« Voici que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : “Dieu avec nous” » (Mt 1, 23). L’ange dit : « L’enfant s’appellera Emmanuel, qui signifie Dieu-avec-nous », c’est-à-dire Dieu proche de nous. Et à Dieu qui s’approche, est-ce que j’ouvre la porte — au Seigneur — quand je sens une inspiration intérieure, quand je sens qu’il me demande de faire quelque chose de plus pour les autres, quand il m’appelle à la prière? Dieu-avec-nous, Dieu qui s’approche. Cette annonce d’espérance, qui s’accomplit à Noël, accomplit l’attente de Dieu également en chacun de nous, dans toute l’Église, et dans tant de petits que le monde méprise, mais que Dieu aime et dont Dieu s’approche.
AR - DE - EN - FR - HR - IT - PT
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
Dimanche 18 décembre 2016
Nous allons vers Noël, nous quittons la figure de Jean le Baptiste pour plonger dans l’histoire de Jésus. Nous y rencontrons la figure de Joseph, l’époux de Marie. Dans ce passage, il est question d’origine, de l’action de Dieu, de comment Dieu peut entrer, agir en nos vies humaines. La reconnaissance de la réalité du passage vécu de la Mort à la Résurrection par Jésus par effet de ricochet demande de s’intéresser à l’origine de cet homme Jésus, à la manière dont Dieu entre en chacune de nos histoires humaines.
Que nous dit ce témoignage ? Dieu ouvre nos histoires, il nous donne de quitter un chemin tout tracé, que nous pourrions avoir envie de corriger, de rectifier selon ce que nous estimerions juste, pour entrer dans un chemin inédit, qu’il nous propose en nous appelant par notre nom. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie ton épouse ». Pour cela, Dieu s’adresse à nous au plus profond de chacun de nous, à une profondeur où nous n’avons pas accès par nos seules forces. « L’ange du Seigneur lui apparut en songe ».
Dieu ne nous force jamais, mais s’adresse à nous par sa Parole, le plus souvent portée par le truchement de ses envoyés (les prophètes), parole qu’il nous offre de préférer à toute certitude propre… Il en est ainsi depuis Abraham et jusqu’à la petite Bernadette de Lourdes qui s’entend dire par la Dame « me feriez-vous la grâce…». Jamais aucune violence, si ce n’est une parole, la Parole, qui sourd en nous, plus profonde en nous que notre conscience. Cet appel peut nous effrayer tant cette Parole surgit du profond. Mais cette Parole va se révéler dans la durée, fidèle et douce, créatrice et porteuse de fruits…
Dieu ne cesse de venir en nos histoires humaines, en chacune d’elles, celle de Jean le Baptiste, celle de Joseph, en la nôtre, en l’ouvrant à la nouveauté… Laissons-le parler, écoutons-le, recevons-le, disons-lui « oui » : il pourra alors agir, nous façonner avec notre consentement éclairé et émerveillé… Laissons-le ainsi nous ouvrir les portes du Royaume, y trouver notre place véritable. « Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse».
Jean-Luc Fabre, compagnon jésuite
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
IVe Dimanche de l'Avent
22 décembre 2013
En ce quatrième dimanche de l’Avent, l’Évangile nous raconte les faits qui ont précédé la naissance de Jésus, et l’évangéliste Matthieu les présente du point de vue de saint Joseph, le fiancé de la Vierge Marie.
Joseph et Marie vivaient à Nazareth ; ils n’habitaient pas encore ensemble, parce que le mariage n’était pas encore célébré. Entre temps, Marie, après avoir accueilli l’annonce de l’Ange, tomba enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Lorsque Joseph se rend compte de ce fait, il en est déconcerté. L’Évangile n’explique pas quelles ont été ses pensées, mais il nous dit l’essentiel : il cherche à faire la volonté de Dieu et il est prêt au renoncement le plus radical. Au lieu de se défendre et de faire valoir ses droits, Joseph choisit une solution qui pour lui représente un énorme sacrifice. Et l’Évangile dit : « Joseph, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret » (Mt 1, 19).
Cette courte phrase résume un véritable drame intérieur, si nous pensons à l’amour de Joseph pour Marie ! Mais même dans cette circonstance, Joseph veut faire la volonté de Dieu et décide, certainement avec une grande douleur, de répudier Marie en secret. Il faut méditer sur ces paroles, pour comprendre quelle a été l’épreuve à laquelle Joseph a dû faire face les jours qui ont précédé la naissance de Jésus. Une épreuve semblable à celle du sacrifice d’Abraham, lorsque Dieu lui a demandé son fils Isaac (cf. Gn 22) : renoncer à la chose la plus précieuse, à la personne la plus aimée. Mais, comme dans le cas d’Abraham, le Seigneur intervient : il a trouvé la foi qu’il cherchait et il ouvre une voie différente, une voie d’amour et de bonheur : « Joseph — lui dit-il — ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint » (Mt 1, 20)
Cet Évangile nous montre toute la grandeur d’âme de saint Joseph. Il était en train de suivre un bon projet de vie, mais Dieu lui réservait un autre dessein, une mission plus grande. Joseph était un homme qui écoutait toujours la voix de Dieu, profondément sensible à sa volonté secrète, un homme attentif aux messages qui lui parvenaient du plus profond de son cœur et d’en-haut. Il ne s’est pas obstiné à suivre son projet de vie, il n’a pas laissé la rancœur empoisonner son esprit, mais il a été prêt à se mettre à la disposition de la nouveauté qui lui était présentée d’une façon déconcertante. C’est ainsi, il était un homme bon. Il n’avait pas de haine, et il n’a pas permis que la rancœur empoisonne son âme ! Mais combien de fois la haine, l’antipathie pure, la rancœur nous empoisonnent l’âme ! Cela fait du mal. Ne le permettez jamais ; il est un exemple en cela. Et c'est ainsi que Joseph est devenu encore plus libre et encore plus grand. En s’acceptant selon le dessein du Seigneur, Joseph se trouve pleinement lui-même, au-delà de lui-même. Sa liberté de renoncer à ce qui lui appartient, à la possession de sa propre existence, et sa pleine disponibilité intérieure à la volonté de Dieu nous interpellent et nous montrent le chemin.
Préparons-nous donc à célébrer Noël en contemplant Marie et Joseph : Marie, la femme pleine de grâce qui a eu le courage d’avoir totalement confiance dans la Parole de Dieu ; Joseph, l’homme fidèle et juste qui a préféré croire au Seigneur plutôt que d’écouter les voix du doute et de l’orgueil humain. Avec eux, marchons ensemble vers Bethléem.
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