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Année A

15 mars 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

4e Dimanche de Carême

De Laetare

Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.

Éphésiens 5, 14

Lectures de la Messe

Feuille de Messe



Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François

 

Aujourd’hui, l’Évangile nous montre Jésus rendant la vue à un homme aveugle de naissance (cf. Jn 9, 1-41). Mais ce miracle est mal perçu par plusieurs personnes et groupes. Voyons cela en détail.

Mais auparavant, je voudrais vous dire : aujourd’hui, prenez l’Évangile de Jean et lisez vous-mêmes ce miracle de Jésus, la façon dont Jean le raconte est très belle. Chapitre 9, on le lit en deux minutes. Il fait voir la façon dont Jésus procède et dont le cœur humain procède : le cœur humain bon, le cœur humain tiède, le cœur humain craintif, le cœur humain courageux. Le chapitre 9 de l’Évangile de Jean. Faites-le aujourd’hui, il vous aidera beaucoup. Et de quelle façon les personnes accueillent ce signe ?

Il y a tout d’abord les disciples de Jésus qui, face à l’aveugle de naissance, finissent par tomber dans les commérages : ils se demandent si la faute en revient à ses parents ou à lui-même (cf. v. 2). Ils cherchent un coupable ; et nous tombons souvent dans cela, c’est si commode ; chercher un coupable, au lieu de se poser des questions difficiles dans la vie. Et aujourd’hui, nous pouvons dire : que signifie pour nous la présence de cette personne, qu’est-ce qu’elle nous demande ? Une fois que la guérison a eu lieu, les réactions se multiplient. La première est celle des voisins, qui sont sceptiques : « Cet homme a toujours été aveugle : il n’est pas possible qu’il voie maintenant, ce ne peut pas être lui !, c’est quelqu’un d’autre » : scepticisme (cf. v. 8-9). Pour eux, c’est inacceptable, il aurait mieux valu laisser les choses en l’état (cf. v. 16) et ne pas se créer ce problème. Ils ont peur, ils craignent les autorités religieuses et ne se prononcent pas (cf. v. 18-21). Dans toutes ces réactions, émergent des cœurs fermés devant le signe envoyé par Jésus, pour diverses raisons : parce qu’ils cherchent un coupable, parce qu’ils ne savent pas s’émerveiller, parce qu’ils ne veulent pas changer, parce qu’ils sont bloqués par la peur. Et tant de situations ressemblent à celle-ci aujourd’hui. Devant une chose qui est précisément un message de témoignage d’une personne, c’est un message de Jésus, nous tombons dans cela : nous cherchons une autre explication, nous ne voulons pas changer, nous cherchons une issue plus élégante qu’accepter la vérité.  

Le seul qui réagit bien est l’aveugle : heureux de voir, il témoigne de ce qui lui est arrivé de la manière la plus simple : « J’étais aveugle et à présent je vois » (v. 25). Avant, il était obligé de demander l’aumône et subissait les préjugés des gens : « il est pauvre et aveugle de naissance, il doit souffrir, il doit payer pour ses péchés ou ceux de ses ancêtres ». Maintenant, libre de corps et d’esprit, il témoigne de Jésus : il n’invente rien et ne cache rien. « J’étais aveugle et à présent je vois ». Il n’a pas peur de ce que les autres diront : il a déjà connu toute sa vie le goût amer de la marginalisation, il a déjà senti sur sa personne l’indifférence, le mépris des passants, de ceux qui le considéraient comme un rebut de la société, utile tout au plus pour le piétisme de quelques aumônes. À présent, guéri, il ne craint plus ces comportements méprisants, parce que Jésus lui a donné sa pleine dignité. Et cela est clair, cela arrive toujours : quand Jésus nous guérit, il nous redonne la dignité, la dignité de la guérison de Jésus, pleine, une dignité qui vient du fond du cœur, qui prend toute la vie ; et Lui, le jour du sabbat, devant tout le monde, il l’a libéré et lui a rendu la vue sans rien lui demander, pas même un merci, et il en témoigne. C’est la dignité d’une personne noble, d’une personne qui se sait guérie et reprend, renaît ; cette renaissance dans la vie, dont il était question aujourd’hui dans « À Sua Immagine » : renaître.  

Frères, sœurs, avec tous ces personnages, l’Évangile d’aujourd’hui nous place nous aussi au centre de la scène, pour que nous nous demandions : quelle position prenons-nous, qu’aurions-nous dit à ce moment-là ? Et surtout, que faisons-nous aujourd’hui ? Comme l’aveugle, savons-nous voir le bien et être reconnaissants pour les dons que nous recevons ? Je me demande : comment est ma dignité, comment est ta dignité ? Témoignons-nous de Jésus ou bien répandons-nous des critiques et des soupçons ? Sommes-nous libres face aux préjugés ou nous associons-nous à ceux qui répandent la négativité et les commérages ? Sommes-nous heureux de dire que Jésus nous aime, qu’il nous sauve ou bien, comme les parents de l’aveugle de naissance, nous laissons-nous enfermer dans la peur de ce que les gens vont penser ? Les gens au cœur tiède, qui n’acceptent pas la vérité et n’ont pas le courage de dire : « Non, ce n’est pas comme cela ». Et encore, comment accueillons-nous les difficultés et l’indifférence des autres ? Comment accueillons-nous les personnes qui ont de nombreuses limitations dans la vie ? Qu’elles soient physiques, comme cet aveugle ; qu’elles soient sociales, comme les mendiants que nous rencontrons dans la rue ? Et est-ce que nous accueillons cela comme une malédiction ou comme une occasion d’être proches d’eux avec amour ? 

Frères et sœurs, demandons aujourd’hui la grâce de nous émerveiller chaque jour des dons de Dieu et de voir les diverses circonstances de la vie, même les plus difficiles à accepter, comme des occasions de faire le bien, comme Jésus l’a fait avec l’aveugle. Que la Vierge nous y aide, avec saint Joseph, homme juste et fidèle.


ARDE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 19 mars 2023

[Multimédia]

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Homélie

Puiser à la source


Les textes bibliques de ce dimanche voudraient nous aider à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. La première lecture nous parle de la succession du roi Saül. Ce dernier ne suit pas les orientations de Dieu sur le droit et la justice. Il doit donc quitter sa place, car le Seigneur ne peut tolérer cette situation qui le blesse et qui fait du tort à son peuple. Pour lui succéder, il choisit David, celui auquel personne ne pensait. Dieu ne voit pas comme nous. II se sert des petits et des humbles pour réaliser des grandes choses. À travers ce message, Dieu voudrait nous apprendre à avoir le même regard que lui.

Dans la seconde lecture, saint Paul nous parle de la lumière spirituelle. S’adressant aux chrétiens d’Ephèse, il leur dit : “Autrefois, vous étiez ténèbres. Maintenant, dans le Seigneur, vous êtes devenus lumières. Voilà un message très important qui rejoint l’Evangile. Il ne suffit pas de recevoir la lumière ; il faut devenir lumière. Rappelons-nous les paroles de Jésus à ses disciples : “Vous êtes la Lumière du monde.” Pour nous chrétiens, il ne suffit pas d’accueillir la Lumière dans notre vie ; il nous faut aussi la manifester par notre comportement. C’est ce que nous recommande l’apôtre Paul : “Vivez en enfants de Lumière, or la lumière produit tout ce qui est bonté, justice et vérité.”

L’apôtre nous invite aussi à repousser “les œuvres des ténèbres”. En disant cela, il fait allusion à ce que qui est accompli dans l’obscurité par peur d’être vu. Il importe pour nous de faire des œuvres qui puissent être assumées devant les autres. Ce qui doit nous guider c’est la lumière qui est en Jésus, c’est son amour. C’est de lui que nous le recevons ; il veut nous associer tous à sa victoire sur la mort et le péché.

L’évangile de ce dimanche nous invite également à nous ajuster au regard de Dieu. Aux yeux de tous, ce pauvre aveugle était puni à cause de ses péchés. On croyait que Dieu punissait l’homme en fonction de sa faute. De nombreux chrétiens continuent à le penser mais c’est faux. Dieu n’est pas à l’origine des malheurs qui nous arrivent. Il ne passe pas son temps à espionner nos faiblesses pour mieux nous punir. Il n’inflige pas le mal à ses enfants. Jésus est absolument catégorique sur ce point.

L’Evangile nous dit également que Dieu n’est pas indifférent aux drames et aux maladies qui s’abattent sur les humains. Il vient à notre secours pour nous sauver. Il continue à venir pour nous apporter la véritable libération. Ils sont nombreux dans notre monde ceux et celles qui s’égarent sur des chemins de perdition. Beaucoup se détournent du vrai Dieu pour s’attacher à l’argent, aux richesses et aux petits bonheurs qui ne peuvent pas vraiment nous combler. C’est de cet aveuglement que Jésus veut nous guérir. Comme pour le mendiant dont nous parle l’Evangile, le véritable salut ne peut se trouver que dans une vraie rencontre avec Jésus.

Face à ce mendiant sauvé, nous voyons des pharisiens qui s’enfoncent dans leur aveuglement. Ils restent indifférents à sa joie et finissent par le chasser. Leur cœur est dur, leur justice sans amour. Jésus voudrait les inviter à faire un chemin de foi. Mais ils restent enfermés dans leurs certitudes. Mais le Christ est là pour nous apprendre à tendre la main à celui qui en a besoin. Il veut surtout nous aider à prendre conscience des merveilles de Dieu dans le monde d’aujourd’hui. C’est vrai que ce monde reste très marqué par l’incroyance, l’indifférence et toutes sortes de malheurs. Mais le Seigneur continue à nous rejoindre au cœur de nos vies. Rien ne doit nous empêcher de rendre compte de l’espérance qu’il met en nous.

Vivre le Carême c’est revenir vers le Seigneur et accueillir la Lumière qui vient de lui. Cette lumière c’est celle de la foi. Grâce à cette lumière, nous apprendrons à voir les personnes et les événements avec le regard de Dieu. Comme l’aveugle guéri, nous deviendrons des témoins du Christ. Et nous pourrons proclamer ensemble notre foi avec joie et fierté : “Je crois, Seigneur, tu es source de vie.”

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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