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Année A

18 janvier 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

2e Dimanche du TO

Mosaïque de l'Agneau mystique, basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, Rome, Italie

« Voici l’Agneau de Dieu,

qui enlève le péché du monde » 

Jean 1, 29-34

Lectures de la Messe

Feuille de Messe


Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

Méditation du Pape François


L’Évangile de la liturgie d’aujourd’hui (cf. Jn 1, 29-34) rapporte le témoignage de Jean le Baptiste sur Jésus, après l’avoir baptisé dans le fleuve Jourdain. Il dit : « C’est de lui que j’ai dit : Derrière moi vient un homme qui est passé devant moi parce qu’avant moi il était » (v. 29-30).

Cette déclaration, ce témoignage, révèle l’esprit de service de Jean. Celui-ci avait été envoyé pour préparer le chemin du Messie et l’avait fait sans se ménager. Humainement parlant, on pourrait penser qu’il reçoive une « récompense », une place de choix dans la vie publique de Jésus. Mais non. Jean, ayant accompli sa mission, sait se mettre de côté, il se retire de la scène pour laisser la place à Jésus. Il a vu l’Esprit descendre sur lui (cf. v. 33-34), il l’a désigné comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, et maintenant, à son tour, il se met humblement à l’écoute. De prophète, il devient disciple. Il a prêché au peuple, il a rassemblé des disciples et les a formés pendant longtemps. Pourtant, il ne lie personne à lui-même. Et cela est difficile, mais c’est le signe du véritable éducateur : ne pas lier les gens à lui-même. Jean fait cela : il place ses disciples sur les traces de Jésus. Cela ne l’intéresse pas d’avoir des personnes qui le suivent, d’obtenir un prestige et du succès, mais il témoigne et ensuite se retire, afin que beaucoup aient la joie de rencontrer Jésus. Nous pouvons dire : il ouvre la porte et s’en va. 

Avec cet esprit de service, avec sa capacité à faire de la place à Jésus, Jean le Baptiste nous enseigne quelque chose d’important : la liberté par rapport aux attachements. Oui, parce qu’il est facile de s’attacher à des rôles et des positions, au besoin d’être estimés, reconnus et récompensés. Et cela, bien que naturel, n’est pas une bonne chose, car le service implique la gratuité, s’occuper des autres sans avantage pour soi, sans arrière-pensée, sans rien attendre en échange. Il nous fera également du bien à nous aussi de cultiver, comme Jean, la vertu de nous mettre de côté, au moment opportun, en témoignant que le point de référence dans la vie est Jésus. Se mettre de côté, apprendre à prendre congé : j’ai accompli cette mission, j’ai fait cette rencontre, je me mets de côté et je laisse la place au Seigneur. Apprendre à se mettre de côté, ne pas prendre quelque chose comme une monnaie d’échange pour nous.

Réfléchissons à combien cela est important pour un prêtre, qui est appelé à prêcher et à célébrer non pas par goût du protagonisme ou par intérêt, mais pour accompagner les autres vers Jésus. Pensons à combien cela est important pour les parents, qui élèvent leurs enfants au prix de nombreux sacrifices, mais qui doivent ensuite les laisser libres de suivre leur propre voie dans le travail, dans le mariage, dans la vie. Il est bon et juste que les parents continuent à assurer leur présence, en disant à leurs enfants : « Nous ne vous laissons pas seuls », mais discrètement, sans être envahissants. La liberté de grandir. Et il en va de même dans d’autres domaines, comme l’amitié, la vie de couple, la vie communautaire. Se libérer des attaches de son ego et savoir s’effacer a un prix, mais c’est très important : c’est le pas décisif pour grandir dans l’esprit de service, sans rien chercher en échange.

Frères, sœurs, essayons de nous demander : sommes-nous capables de faire de la place aux autres ? De les écouter, de les laisser libres, de ne pas les lier à nous en prétendant une reconnaissance ? Et aussi de les laisser parler, parfois. Ne pas dire : « Mais tu ne sais rien ! ». Laisser parler, faire de la place aux autres. Attirons-nous les autres vers Jésus ou vers nous-mêmes ? Et encore, en suivant l’exemple de Jean : savons-nous nous réjouir du fait que les gens prennent leur chemin et suivent leur appel, même si cela implique un certain détachement par rapport à nous ? Nous réjouis-sons-nous de leurs progrès, avec sincérité et sans jalousie ? C’est cela, laisser grandir les autres.

Que Marie, la servante du Seigneur, nous aide à être libres de tout attachement, à faire de la place au Seigneur et à faire de la place aux autres.


AR DE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 15 janvier 2023

[Multimédia]

Homélie

Puiser à la source


Nous entrons aujourd’hui dans le cycle du temps ordinaire. Ce Jésus dont nous venons de fêter la naissance a une bonne nouvelle pour notre humanité. Cette bonne nouvelle a été annoncée aux bergers puis aux mages. Les Évangiles nous font découvrir les merveilles que le Seigneur a accomplies pour le salut du monde.

Cette libération était déjà annoncée plusieurs siècles avant par le prophète Isaïe. Nous avons entendu son message adressé à un peuple qui a été déporté en terre étrangère. Il y a été victime de toutes sortes de brimades. Mais Dieu voit la souffrance des siens et il envoie son prophète pour leur annoncer la libération. Tous, même les plus humiliés et les plus méprisés, sont amenés à découvrir qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu.

Nous avons là un message d’espérance pour tous les prisonniers et les exclus d’aujourd’hui. Nous pensons à tous ceux qui sont enfoncés dans leur mauvaise réputation à cause de leur passé et de leurs actes. Mais le Seigneur ne les abandonne pas. Il leur envoie des prophètes, des prêtres, des témoins pour leur dire qu’ils ont du prix aux yeux de Dieu. Il ne veut pas qu’un seul se perde ; et il compte sur nous pour être des porteurs d’espérance et de lumière pour toute l’humanité.

C’est aussi ce message d’espérance que nous trouvons dans la lettre de saint Paul aux Corinthiens. Il s’adresse à des nouveaux convertis. Parmi eux, se trouvent des petites gens, des personnes peu recommandables. Le monde les méprise ; mais ils sont amenés à découvrir que le Christ est venu pour tous. Les uns et les autres sont invités à devenir disciples et missionnaires. Jésus les appelle tous à la sainteté, y compris ceux qui sont tombés très bas. Ils ont tous du prix aux yeux de Dieu.

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus qui vient à Jean Baptiste. Nous n’oublions pas que le nom de Jésus signifie : « Le Seigneur sauve ». Or voilà qu’en ce jour, nous le voyons rejoindre l’humanité blessée par son péché. C’est lui qui a l’initiative. L’humanité a bien besoin d’être sauvée. Cela, nous le constatons tous les jours. Nous risquons peut-être de nous décourager car ce salut nous paraît bien lointain. Mais saint Jean nous rappelle que Dieu ne nous abandonne pas. Il « nous a aimés le premier ». Nous venons de fêter Noël : c’est l’irruption de Dieu chez les hommes pour leur apporter le salut.

C’est ainsi que Jean Baptiste découvre Jésus sous un jour nouveau. Nous l’avons entendu dire par deux fois : « Je ne le connaissais pas ». Et pourtant, ils sont cousins ; ils avaient bien dû se rencontrer dans leur enfance. Nous aussi, nous avons aussi fait cette expérience. Dans nos relations, il peut y avoir des personnes que nous pensions bien connaître. Mais au bout d’un certain temps, nous les découvrons sous un jour nouveau. Nous n’aurions jamais imaginé les retrouver ainsi.

Quand Jean Baptiste nous dit qu’il ne connaissait pas Jésus, il veut nous parler de son mystère. Il découvre en lui « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». En lui, c’est la promesse d’Isaïe qui se réalise bien au-delà de toutes nos espérances. Le Christ prend sur lui tout le péché du monde pour nous en libérer. Un jour, il dira que « le Fils de l’Homme est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». La bonne nouvelle c’est que le Christ n’est pas seulement un personnage du passé. Il continue à nous rejoindre au cœur de nos vies, de nos joies et de nos épreuves.

Mais pour trouver le Christ, il faut le chercher ou plutôt se laisser trouver par lui. Il est toujours là. Il ne demande qu’à nous rejoindre. Mais c’est souvent nous qui sommes ailleurs. Aujourd’hui, nous sommes invités à accueillir cette présence du Christ pour en être les témoins auprès de ceux qui ne le connaissent pas. Le meilleur endroit pour le rencontrer c’est l’Eucharistie. C’est un cadeau qu’il nous offre gratuitement pour perpétuer sa présence au milieu de nous. Plus nous nous approcherons de l’Eucharistie, plus nous nous conformerons à lui et plus grandiront notre présence et notre amour.

En ce jour, nous te prions, Seigneur : « Aide-nous à reprendre une intimité plus grande avec toi, moins rare, moins courte. Donne-nous faim de toi. Donne-nous soif de ta Parole. Fais-nous vivre avec toi, familièrement, joyeusement, dans l’intimité du Père et de l’Esprit. Amen


Télécharger : 2ème dimanche du Temps ordinaire

Sources : Revues Feu Nouveau – Fiches Dominicales – Elle est vivante la Parole de Dieu Homélies dominicales Année À (R. Houlliot)


Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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