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1 mars 2026
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
2e Dimanche de Carême

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le ! »
Matthieu 17, 5b
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
Méditation du Pape François
L’Évangile de ce deuxième dimanche de Carême (cf. Mt 17, 1-9) nous présente le récit de la Transfiguration de Jésus. Il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et il monte sur une haute montagne, symbole de la proximité avec Dieu, pour les ouvrir à une compréhension plus profonde du mystère de sa personne, qui devra souffrir, mourir puis ressusciter. En effet, Jésus avait commencé à leur parler des souffrances, de la mort et de la résurrection qui l’attendaient, mais ils ne pouvaient accepter cette perspective. C’est pourquoi, parvenus au sommet de la montagne, Jésus se plonge en prière et se transfigure devant les trois disciples : « son visage — dit l’Évangile — resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (v. 2).
À travers l’événement merveilleux de la Transfiguration, les trois disciples sont appelés à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu resplendissant de gloire. Ils progressent ainsi dans la connaissance de leur Maître, en se rendant compte que l’aspect humain n’exprime pas toute sa réalité ; la dimension ultraterrestre et divine de Jésus est révélée à leurs yeux. Et d’en-haut retentit une voix qui dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé […]. Écoutez-le » (v. 5). C’est le Père céleste qui confirme l’« investiture » — appelons-la ainsi — de Jésus faite le jour de son baptême dans le Jourdain et qui invite les disciples à l’écouter et à le suivre.
Il faut souligner que, parmi le groupe des Douze, Jésus choisit d’emmener avec lui sur la montagne Pierre, Jacques et Jean. C’est à eux qu’il réserve le privilège d’assister à la transfiguration. Mais pourquoi fait-il l’élection de ces trois-là ? Parce qu’ils sont plus saints ? Non. Pierre le reniera à l’heure de l’épreuve ; et les deux frères Jacques et Jean demanderont à avoir les premières places dans son royaume (cf. Mt 20, 20-23). Cependant, Jésus ne choisit pas selon nos critères, mais selon son dessein d’amour. L’amour de Jésus n’a pas de mesure : il est amour, et Il choisit selon ce dessein d’amour. Il s’agit d’un choix gratuit, inconditionnel, d’une initiative libre, d’une amitié divine qui ne demande rien en échange. Et de la même façon qu’il appela ces trois disciples, aujourd’hui aussi il appelle certains à être près de lui, pour pouvoir témoigner. Être témoins de Jésus est un don que nous n’avons pas mérité : nous nous sentons inadéquats, mais nous ne pouvons pas reculer avec l’excuse de notre incapacité.
Nous ne sommes pas allés sur le Mont Tabor, nous n’avons pas vu de nos yeux le visage de Jésus briller comme le soleil. Cependant, la Parole du salut nous a été confiée à nous aussi, la foi nous a été donnée et nous avons fait l’expérience, de diverses façons, de la joie de la rencontre avec Jésus. A nous aussi, Jésus dit : « Relevez-vous, et n’ayez pas peur » (Mt 17, 7). En ce monde, marqué par l’égoïsme et par l’avidité, la lumière de Dieu est voilée par les préoccupations du quotidien. Nous disons souvent : je n’ai pas le temps de prier, je ne suis pas capable de rendre un service en paroisse, de répondre aux demandes des autres… Mais nous ne devons pas oublier que le baptême que nous avons reçu nous rend témoins, non par nos capacités, mais par le don de l’Esprit.
En ce temps propice du Carême, que la Vierge Marie obtienne pour nous cette docilité à l’Esprit, qui est indispensable pour nous mettre résolument en chemin sur la voie de la conversion.
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PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Place Saint-Pierre
(Bibliothèque du Palais apostolique)
Dimanche 8 mars 2020
Homélie
Puiser à la source
En ce 2ème dimanche du Carême, l’Église nous recommande moins un effort de jeûne qu’un effort de marche. Quand nous lisons la Bible, nous trouvons beaucoup de gens qui se mettent en marche. Mais à chaque fois, c’est vers un but bien précis. C’est ce qui s’est passé pour Abraham (1ère lecture) : il a dû quitter son pays, sa parenté et la maison de son père ; il s’est mis en marche vers le pays que Dieu lui destinait ; c’est un défi extraordinaire pour nous qui sommes si souvent attachés à nos sécurités, à notre confort, à nos certitudes. Abraham nous est présenté comme le modèle des croyants qui met toute sa confiance en Dieu et qui accepte de répondre à son appel.
L’apôtre Paul a, lui aussi, beaucoup marché. Il a parcouru différents pays pour annoncer l’Évangile au monde païen. Sa grande préoccupation était que la bonne nouvelle soit connue de tous. Aujourd’hui, il s’adresse à Timothée qui est affronté à ses persécuteurs. Il l’encourage à tenir bon malgré les souffrances et les persécutions. Le mal et la mort n’auront pas le dernier mot. Alors oui, n’ayons pas peur de marcher à la suite du Christ qui veut nous associer à sa victoire.
L’Évangile que nous venons d’écouter nous ramène à un moment crucial de la vie de Jésus ; il est en chemin vers Jérusalem ; il vient d’annoncer à ses disciples qu’il y sera arrêté, condamné et mis à mort sur une croix. Pour eux, c’est insupportable. L’événement qui nous est rapporté aujourd’hui va les aider à s’ajuster au plan de Dieu : c’est Jésus qui amène trois d’entre eux “à l’écart, sur une haute montagne”. Dans le monde de la Bible, la montagne représente la proximité de Dieu et la rencontre avec lui ; c’est un lieu de prière. On y est vraiment en présence du Seigneur.
C’est sur cette montagne qu’a lieu l’événement de la Transfiguration de Jésus. C’est comme un phare lumineux qui nous montre le point d’arrivée de notre vie humaine et chrétienne. En laissant entrevoir à ses disciples la beauté de sa divinité, il leur révèle le but de son voyage sauveur. Cette lumière mystérieuse est une fenêtre ouverte sur la résurrection et la vie auprès du Père. Nous ne sommes pas comme des gens perdus dans le désert. Nous avons un guide, c’est Jésus lui-même. Il est le “chemin, la Vérité et la Vie”, c’est par lui et avec lui que nous allons vers le Père.
Pierre est ébloui par cette vision extraordinaire. Il voudrait prolonger cet instant de bonheur et s’y installer. Mais la voix du Père le ramène à la réalité : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve toute ma joie : écoutez-le.” Cette voix donne l’explication de la grande lumière qui enveloppe Jésus : aujourd’hui, ils voient son visage transfiguré ; plus tard, au jardin des Oliviers, ils le verront défiguré. Le Messie qu’il nous faut écouter est un Messie crucifié, un Messie qui veut nous associer à sa victoire sur la mort et le péché.
Cet Évangile de la Transfiguration nous décrit ce qui se passe chaque dimanche à la messe : après six jours de travail, Jésus nous conduit vers un lieu “élevé” ; c’est important pour nous : nous avons tous besoin de nous élever ; il ne s’agit pas de fuir le monde ni de nous évader. Si le Christ nous appelle à lui, c’est pour nous faire contempler “les choses du ciel”. Ce rendez-vous avec lui chaque semaine est un événement qu’il ne faut surtout pas manquer.
Puis c’est le retour vers le quotidien moins brillant. La splendeur de Dieu, nous aurons toute l’éternité pour la contempler. Le Seigneur nous renvoie vers ce monde où la gloire divine n’est pas toujours éclatante. Il nous propose de travailler à rendre ce monde meilleur. Le pape François nous parle souvent des “périphéries”, tous ceux et celles qui souffrent à cause de la maladie, des injustices, de la pauvreté matérielle et spirituelle. C’est dans ce monde tel qu’il est que nous sommes envoyés pour témoigner de l’espérance qui nous anime.
Tout au long de ce Carême, nous sommes tous appelés à sortir de notre vie tranquille et à gravir la montagne pour aller à la rencontre du Seigneur. Rappelons-nous que ses paroles sont celles “de la Vie éternelle”. Nous sommes attirés par l’espérance de la transfiguration finale. Alors comme Abraham, Paul et bien d’autres, mettons-nous en route pour suivre le Seigneur. Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour que toute notre vie témoigne de l’amour qu’il nous porte.
Sources : Revues Feu Nouveau, Fiches dominicales, François selon Saint Matthieu, Célébrons dimanche, Mon compagnon vers Pâques (Magnificat), Dossiers personnels
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
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