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5 juillet 2026
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
14e dimanche du T O

Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
cf. MT 11, 25
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
HOMÉLIE PAPE FRANÇOIS
« Mettez-vous à mon école,
car je suis doux et humble de cœur »
(Mt 11, 29)
« Le Seigneur s’est attaché à vous, il vous a choisis » (cf. 7 DT, 7).
Dieu s’est attaché à nous, il nous a choisis, et ce lien est pour toujours, pas tant parce que nous sommes fidèles, mais parce que le Seigneur est fidèle et supporte nos infidélités, nos lenteurs et nos chutes.
Dieu n’a pas peur de s’attacher. Cela peut nous sembler étrange : parfois, nous appelons Dieu « l’Absolu », qui signifie littéralement « détaché, indépendant, illimité » ; mais en réalité, notre Père est « absolu » toujours et uniquement dans l’amour ; par amour, il fait alliance avec Abraham, avec Isaac, avec Jacob, et ainsi de suite. Il aime les liens, il crée des liens ; des liens qui libèrent au lieu de contraindre.
Nous avons redit, avec le psaume : « L’amour du Seigneur est pour toujours » (cf. Ps 103). En revanche, un autre psaume affirme à notre propos, les hommes et les femmes : « La fidélité a disparu chez les fils de l’homme » (cf. Ps 12, 2). Aujourd’hui en particulier, la fidélité est une valeur en crise parce que nous sommes poussés à rechercher toujours le changement, une supposée nouveauté, en négociant les racines de notre existence, de notre foi. Mais si elle n’est pas fidèle à ses racines, une société n’avance pas : elle peut faire de grands progrès techniques, mais ce n’est pas un progrès intégral, de tout l’homme et de tous les hommes.
L’amour fidèle de Dieu pour son peuple s’est manifesté et réalisé pleinement en Jésus Christ qui, pour honorer le lien de Dieu avec son peuple, s’est fait notre esclave, s’est dépouillé de sa gloire et a assumé la forme de serviteur. Dans son amour, il ne s’est pas rendu devant notre ingratitude et encore moins devant notre refus. Saint Paul nous le rappelle : « Si nous sommes infidèles, lui — Jésus — reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (2 Tm 2, 13). Jésus demeure fidèle, il ne trahit jamais : même quand nous nous sommes trompés, il nous attend toujours pour nous pardonner ; il est le visage du Père miséricordieux.
Cet amour, cette fidélité du Seigneur manifeste l’humilité de son cœur ; Jésus n’est pas venu pour conquérir les hommes comme les rois et les puissants de ce monde, mais il est venu offrir son amour avec douceur et humilité. C’est ainsi qu’il s’est défini lui-même : « Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29). Et le sens de la fête du Sacré-Cœur de Jésus, que nous célébrons aujourd’hui, est de découvrir toujours plus et de nous laisser envelopper par l’humble fidélité et par la douceur de l’amour du Christ, qui nous révèle la miséricorde du Père. Nous pouvons expérimenter et goûter la tendresse de cet amour à toutes les saisons de la vie : au temps de la joie et dans celui de la tristesse, au temps de la santé et dans celui de l’infirmité et de la maladie.
La fidélité de Dieu nous apprend à accueillir la vie comme l’avènement de son amour et nous permet de témoigner de cet amour pour nos frères dans un service humble et doux. C’est ce que sont appelés à faire en particulier les médecins et le personnel paramédical de cet hôpital qui appartient à l’université catholique du Sacré-Cœur. Ici, chacun de vous apporte aux malades un peu de l’amour du cœur du Christ et le fait avec compétence et professionnalisme. Cela signifie rester fidèles aux valeurs fondatrices que le père Gemelli a placées à la base de l’université des catholiques italiens, pour conjuguer la recherche scientifique éclairée par la foi et la préparation de professionnels chrétiens qualifiés.
Chers frères, dans le Christ nous contemplons la fidélité de Dieu. Chaque geste, chaque parole de Jésus laisse transparaître l’amour miséricordieux et fidèle du Père. Alors, devant lui, nous nous demandons : comment est mon amour pour mon prochain ? Est-ce que je sais être fidèle ? Ou bien suis-je inconstant, selon mes humeurs et mes sympathies ? Chacun de nous peut répondre en conscience. Mais surtout, nous pouvons dire au Seigneur : Seigneur Jésus, rend mon cœur toujours plus semblable au tien, plein d’amour et de fidélité.
DE — EN — ES — FR — IT — PT
MESSE EN LA SOLENNITÉ DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS
VISITE À LA POLYCLINIQUE GEMELLI ET À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L’UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU SACRÉ-CŒUR
HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS LUE PAR LE CARDINAL ANGELO SCOLA
Vendredi 27 juin 2014
(de L’Osservatore Romano, édition hebdomadaire, n° 27 du 3 juillet 2014)
Homélie
Puiser à la source
Les lectures bibliques de ce dimanche nous rejoignent dans ce que vit notre monde. Comment ne pas être accablés devant toutes ces souffrances, ces victimes de la haine, de la violence et de l’exclusion ? Le risque est grand de se dire qu’au point où nous en sommes, il n’y a rien à faire. Mais voilà qu’aujourd’hui, la Parole de Dieu vient nous bousculer. Le message qu’elle nous adresse par l’intermédiaire de ses envoyés est porteur d’espérance. Même dans les situations les plus désespérées, le Seigneur est là ; il ne nous abandonne pas. Nous pouvons toujours compter sur lui.
La première lecture nous ramène bien avant Jésus Christ. C’était après le retour de l’exil. Les juifs sont complètement découragés. Leur espoir d’une restauration est déçu. Mais voilà que le prophète intervient vigoureusement pour ranimer leur espérance. Il leur rappelle que Dieu fera naître un univers nouveau. Ce qui frappe le plus c’est le caractère humble et pacifique de ce Messie. Sa monture ne sera pas un cheval, monture de guerre, mais un ânon, symbole de la douceur. Il fera disparaître tout ce qui rappelle la guerre. Il instaurera un avenir de paix, non seulement pour les rescapés mais aussi pour tous les hommes de toutes les nations.
Voilà cette bonne nouvelle que nous découvrons dans le message de Zacharie mais aussi tout au long de la Bible. Il nous dit l’amour passionné de Dieu pour notre monde. C’est de cette bonne nouvelle que témoignent tous les martyrs d’hier et ceux d’aujourd’hui. La violence, la persécution, la haine n’auront pas le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera. Nous sommes tous envoyés pour témoigner de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux et celles que nous rencontrons.
Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle de l’accomplissement de cette promesse. Au jour de notre baptême, nous avons été plongés dans la mort du Christ pour ressusciter avec lui. Il nous revient d’en tirer les conséquences. Nous ne pouvons plus vivre « sous l’emprise de la chair ». La chair c’est le péché qui nous détourne de Dieu et qui nous conduit vers des impasses. L’apôtre nous recommande de « vivre selon l’Esprit » en nous laissant guider par Dieu. L’Esprit Saint ne demande qu’à prendre possession des croyants pour répandre en eux l’amour qui est en Dieu.
Avec l’Évangile, c’est Jésus qui nous invite à faire un pas de plus : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous soulagerai. » (Mt 11, 28) Quand Jésus dit cela, il a face à lui des personnes qu’il rencontre chaque jour sur les routes de Galilée, des gens simples, des pauvres, des malades, des pécheurs, des exclus… Les uns et les autres l’ont poursuivi pour écouter sa parole porteuse d’espérance. Jésus lui-même cherchait ces foules lasses et épuisées « comme des brebis sans berger ». Il les cherchait pour leur annoncer le Royaume de Dieu et pour en guérir beaucoup dans leur corps et leur esprit.
Et voilà qu’aujourd’hui, il les appelle à lui : « Venez à moi ! » Il leur promet le réconfort et le repos. Cette invitation de Jésus s’étend jusqu’à nos jours. Il veut atteindre tous ceux et celles qui sont opprimés par les conditions de vie précaires. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants sont victimes de la haine et de la violence des hommes. À cause de la guerre, beaucoup sont obligés de tout quitter pour aller sur une terre étrangère. Et comment ne pas penser aux victimes d’un système économique qui impose aux plus pauvres un fardeau insupportable ?
C’est à tous que le Seigneur s’adresse : « Venez à moi ! » Il promet ce que lui seul peut réaliser. Auprès de lui se trouve le repos. C’est bien mieux que tous les centres de remise en forme qui peuvent améliorer le bien-être physique. Le Christ peut rendre légers ces fardeaux qui alourdissent notre âme. Mais cela ne sera possible qu’à une condition : « Prenez sur vous mon joug. » Pour comprendre cette parole, il faut savoir ce qu’est un joug : C’est un outil qui permettait relier une paire de bœufs l’un à l’autre. Ensemble, ils arrivaient à tirer un attelage qui pouvait être très lourd. Pour un tout seul, ce n’était pas possible, mais à deux, ils étaient plus forts.
Si Jésus nous demande de prendre son joug, c’est pour nous faire comprendre qu’il veut porter avec nous ce fardeau qui nous accable, celui de la souffrance, de la maladie, de la solitude, la fatigue. Et nous n’oublions pas tous ceux et celles qui sont épuisés par les épreuves de la vie. Nous sommes comme les porteurs de l’Évangile qui amènent un homme paralysé à Jésus. C’est la foi de ces porteurs qui les sauvera. Nous ne pouvons pas aller à Jésus sans eux.
En nous rassemblant à l’église, nous sommes venus à Jésus. C’est lui qui nous accueille pour ranimer notre foi, notre espérance et notre amour. Lui seul a « les paroles de la Vie Éternelle ». Qu’il soit toujours avec nous et nous toujours avec lui pour en être les témoins fidèles après de tous ceux qu’il mettra sur notre route.
Comprendre les lectures
avec Marie-Noëlle THABUT
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