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Année A

28 juin 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

13e dimanche du T O

« Celui qui ne prend pas sa croix

n’est pas digne de moi.

Qui vous accueille m’accueille »

Mt 10, 38-40

Lectures de la Messe

Feuille de Messe



Prière universelle

ou


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation. 

MÉDITATION PAPE FRANÇOIS


Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus dit : « Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète » (Mt 10, 41). Trois fois le mot « prophète » ; mais qui est le prophète ? Certains l’imaginent comme une sorte de magicien qui prédit l’avenir, mais cela est une idée superstitieuse, et le chrétien ne croit pas aux superstitions, comme la magie, les cartes, les horoscopes ou d’autres choses de ce genre. Entre parenthèses : de nombreux, très nombreux chrétiens vont se faire lire les lignes de la main : s’il vous plaît ! D’autres décrivent le prophète uniquement comme un personnage du passé, qui a existé avant le Christ pour annoncer sa venue. Pourtant, Jésus lui-même parle aujourd’hui de la nécessité d’accueillir les prophètes ; ils existent donc toujours, mais qui sont-ils ? Qui est le prophète ?

Le prophète, frères et sœurs, c’est chacun de nous : en effet, par le baptême, nous avons tous reçu le don et la mission de la prophétie (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 1268). Le prophète est celui qui, en vertu du Baptême, aide les autres à lire le présent sous l’action de l’Esprit Saint. Cela est très important : lire le présent non pas comme une chronique, mais sous l’action de l’Esprit Saint, qui aide à comprendre les projets de Dieu et à y correspondre. En d’autres termes, il est celui qui indique Jésus aux autres, qui témoigne de lui, qui aide à vivre l’aujourd’hui et à construire le lendemain selon son dessein. Nous sommes donc tous prophètes, témoins de Jésus « afin que brille dans la vie quotidienne, familiale et sociale la vertu de l’Évangile » (Lumen gentium, n. 35). Le prophète est un signe vivant qui indique Dieu aux autres, le prophète est un reflet de la lumière du Christ sur le chemin de ses frères. Nous pouvons donc nous demander : moi qui ai été « élu prophète » dans le Baptême, est-ce que je parle et, surtout, est-ce que je vis comme témoin de Jésus ? Est-ce que j’apporte un peu de sa lumière dans la vie de quelqu’un ? Est-ce que je m’interroge à ce sujet ? Je me demande : comment est mon témoignage, comment est ma prophétie ?

Le Seigneur, dans l’Évangile, demande aussi d’accueillir les prophètes ; il est donc important de nous accueillir les uns les autres comme tels, comme porteurs d’un message de Dieu, chacun selon son état et sa vocation, et de le faire là où nous vivons : c’est-à-dire en famille, en paroisse, dans les communautés religieuses, dans les autres domaines de l’Église et de la société. L’Esprit a distribué des dons de prophétie dans le saint peuple de Dieu : c’est pourquoi il est bon d’écouter tout le monde. Par exemple, lorsqu’il faut prendre une décision importante, il est bon avant tout de prier, d’invoquer l’Esprit, mais ensuite d’écouter et de dialoguer, confiant que chacun, même le plus petit, a quelque chose d’important à dire, un don prophétique à partager. C’est ainsi que l’on recherche la vérité et que l’on diffuse un climat d’écoute de Dieu et de nos frères, dans lequel les personnes ne se sentent pas accueillies uniquement si elles disent ce qui nous plaît, mais se sentent acceptées et valorisées comme des dons, pour ce qu’elles sont.

Pensons au nombre de conflits qui pourraient être évités et résolus de cette manière, en écoutant les autres avec le désir sincère de se comprendre ! Demandons-nous alors enfin : est-ce que je sais accueillir des frères et des sœurs comme dons prophétiques ? Est-ce que je crois que j’ai besoin d’eux ? Est-ce que je les écoute avec respect, avec le désir d’apprendre ? Car chacun de nous a besoin d’apprendre des autres, chacun de nous a besoin d’apprendre des autres.

Que Marie, Reine des prophètes, nous aide à voir et à accueillir le bien que l’Esprit a semé chez les autres.


ARDE — ENES — FRHR — ITPL — PT

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 2 juillet 2023

[Multimédia]


Homélie

Puiser à la source


Dans l’Évangile de ce dimanche, le Christ nous adresse des paroles très fortes. Nous y trouvons trois éléments absolument essentiels : l’accueil, l’attachement à Jésus et notre rôle d’ambassadeurs du Christ.


Préférer le Christ ne veut pas dire que nous ne devons pas aimer nos proches. Ce qu’il attend de nous, c’est que nous lui donnions la première place. Quand le Christ a la priorité dans notre vie, il devient notre modèle. Nous aussi, nous pouvons aimer les autres de plus en plus à la manière de Jésus. Quand des jeunes fiancés décident de s’unir pour la vie, cela ne veut pas dire qu’ils renient leurs familles, leurs parents, leurs amis. C’est la même chose dans notre relation au Christ : le préférer c’est devenir capable d’aimer les autres en vérité. Lui-même nous recommande d’aimer Dieu de tout notre cœur et d’aimer notre prochain comme-nous-mêmes.


Quand saint Matthieu écrit cet Évangile, il s’adresse à des croyants qui devaient faire un choix difficile dans leur démarche de conversion. Bien sûr, ils étaient heureux d’adhérer au christ ; mais en même temps, ils étaient incompris et rejetés par les membres de leurs familles. Ce rejet pouvait aller jusqu’à la persécution. Mais, malgré les menaces, beaucoup ont choisi de rester fidèles à leur attachement au Christ.


Cette communauté primitive était composée de disciples itinérants et de sédentaires. Ces derniers étaient invités à accueillir les autres ; l’accueil est une valeur essentielle dans la religion juive : nous avons pu nous en rendre compte en écoutant la première lecture ; elle nous parle du prophète Élisée qui est accueilli par la Sunamite. Cette femme se montre généreuse car elle a reconnu en lui un homme de Dieu. Mais elle porte en elle une souffrance dont elle ne parle pas : elle n’a pas de fils et son mari est âgé. Avec beaucoup de délicatesse, elle lui promet ce fils qu’elle n’escomptait plus.


En écoutant ce texte de la Parole de Dieu, nous comprenons qu’accueillir l’autre c’est écouter ses confidences, partager ses joies et ses peines. Ce qui est important ce n’est pas la quantité et le luxe mais les qualités de l’accueil. Nous chrétiens, nous avons appris qu’à travers ces personnes que nous rencontrons, c’est Dieu qui est là, c’est lui que nous accueillons ou que nous refusons d’accueillir. N’oublions pas : c’est à nos qualités d’amour et d’accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.


Dans sa lettre aux Romains, saint Paul nous parle du jour le plus important de notre vie, celui où nous avons été accueillis dans la grande famille des chrétiens. Nous l’avons compris, c’est du baptême qu’il s’agit. Actuellement, nous avons un peu de mal à nous en rendre compte. Mais il faut savoir que dans l’Église primitive, les nouveaux baptisés venaient d’un monde sans Dieu. Pour eux, la vie n’avait aucun sens. Mais Dieu les a rejoints et les a accueillis. Le baptême était pour eux une nouvelle naissance ; c’était une rupture radicale avec l’existence qu’ils avaient connue jusque-là. Au jour de notre baptême, nous avons été immergés dans cet océan d’amour qui est en Dieu, Père Fils et Saint Esprit. Désormais nous choisissons d’accueillir le Christ et de le mettre au cœur de notre vie.


Notre accueil du Christ et notre attachement à lui nous poussent à l’engagement missionnaire. Jésus qui nous appelle tous à marcher à sa suite n’est pas un maître parmi d’autres. Il est le Fils de Dieu qui est « venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus ». Nous sommes envoyés pour témoigner par notre vie et nos paroles de Celui qui nous habite. Nous contribuons à bâtir ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu ; dans ce Royaume, l’écoute de l’autre, l’entraide, la solidarité, le soutien aux autres, la visite aux malades sont prioritaires. C’est Jésus lui-même qui nous le dit : « Tout ce que vous avez ait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).


Nous, disciples du Christ, nous sommes donc envoyés. Mais nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas notre propre source : nous ne parlons pas, nous n’agissons pas en notre nom. Nous ne devons pas nous enorgueillir de l’accueil qui est fait à notre témoignage. En effet, c’est Dieu qui agit dans le cœur ce ceux et celles qu’il met sur notre route. Nous devons donc rester très humbles car sans Jésus, rien n’aurait été possible. Le rôle de l’Église, notre rôle à tous, c’est précisément d’accueillir tous ceux et celles qui se sentent attirés par lui. C’est à ces qualités d’accueil que nous serons reconnus comme disciples du Christ.


Le dimanche, nous sommes réunis pour l’Eucharistie ; c’est Dieu qui nous accueille en sa maison. Il nous invite à son festin. Et à la fin de chaque messe, il nous envoie pour témoigner dans le monde de cet amour gratuit toujours offert. Les occasions ne manquent pas où nous pouvons rendre les autres plus heureux. Ne les manquons pas. À travers eux, c’est le Seigneur qui frappe à notre porte.

Comprendre les lectures

avec Marie-Noëlle THABUT



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