top of page
Année A

14 juin 2026

Sur cette page, vous trouverez :

  • Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants

  • Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF​ et en format Word modifiable

  • Une méditation sur l'Évangile du dimanche (cliquer sur "Voir plus" pour l'afficher)

  • Une homélie ou un texte spirituel (cliquer sur "Voir plus" pour l'afficher)

  • Un commentaire de Marie-Noëlle Thabut

  • Une parole pour la route

11e dimanche du T O

« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
    Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »

Mt 9, 36 – 10, 8

Lectures de la Messe

Feuille de Messe



Prière universelle


Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle. 


Nous vous recommandons le site "Prie en chemin" de spiritualité Ignatienne qui offre la possibilité de méditer l'Évangile du dimanche :
• En format PDF  à télécharger (imprimable)
ici
• Et prier chaque jour à partir d'une lecture proposée par la liturgie :

Télécharger l'application sur Apple store ici
Télécharger l'application sur Google store ici

Méditation

MÉDITATION PAPE FRANÇOIS


Je tiens à exprimer ma gratitude à tous ceux qui, pendant les jours où j’étais hospitalisé à l’hôpital Gemelli, m’ont témoigné leur affection, leur sollicitude et leur amitié, et m’ont assuré de leur soutien dans la prière. Cette proximité humaine et spirituelle a été pour moi d’une grande aide et d’un grand réconfort. Merci à tous, merci à vous, merci du fond du cœur !

Aujourd’hui, dans l’Évangile, Jésus appelle par leur nom — par leur nom — les douze apôtres et les envoie. En les envoyant, il leur demande d’annoncer une seule chose : « Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche » (Mt 10,7). C’est la même annonce avec laquelle Jésus a commencé sa prédication : le royaume de Dieu, c’est-à-dire sa seigneurie d’amour, il s’est fait proche, il vient parmi nous. Et ce n’est pas une nouvelle parmi d’autres, mais la réalité fondamentale de la vie : la proximité de Dieu, la proximité de Jésus.

En effet, si le Dieu des cieux est proche, nous ne sommes pas seuls sur terre et même dans les difficultés, nous ne perdons pas confiance. Voilà la première chose à dire aux gens : Dieu n’est pas distant, il est Père. Dieu n’est pas loin, il est Père, il te connaît et t’aime ; il veut te tenir par la main, même lorsque tu empruntes des chemins escarpés et accidentés, même lorsque tu tombes et que tu as du mal à te relever et à reprendre le chemin ; Lui, le Seigneur, est là, avec toi. Plus encore, souvent, dans les moments où tu es plus faible, tu peux ressentir plus fortement sa présence. Il connaît le chemin, Il est avec toi, Il est ton Père ! Il est mon Père ! Il est notre Père !

Homélie

Puiser à la source

« Des foules fatiguées et abattues… » Voilà la triste situation du peuple d’Israël qui nous est décrite dans le livre de l’Exode. Mais Dieu ne reste pas indifférent face à ce drame. Il a appelé Moïse pour sortir son peuple de la servitude. Arrivé au terme de son parcours, ce peuple est invité à une révision de vie : « Souviens-toi de tout ce que tu as reçu du Seigneur malgré tes infidélités… » C’est de tout cela que tu dois témoigner ; par ta façon de vivre, tu dois montrer à tous les peuples ce qu’est une vie renouvelée par l’alliance.

Comprendre les l’Évangile

avec Marie-Noëlle THABUT


LA MISSION DES ENVOYÉS DE DIEU EST UNE MISSION DE GUÉRISON

Les hommes de l’Ancien Testament avaient découvert que Dieu est le Dieu de miséricorde, c’est-à-dire qu’il se penche sur la misère de l’homme ; à son tour, l’évangéliste présente Jésus comme celui qui est pris de compassion : les deux mots, miséricorde en hébreu et le mot grec traduit ici par compassion disent l’émotion qui saisit aux entrailles devant toute souffrance ; une émotion qui n’est pas seulement de l’ordre du sentiment puisque, très concrètement, elle s’accompagne d’une œuvre de guérison.

Il est clair que la mission des envoyés de Dieu (que ce soit Jésus ou que ce soit les apôtres) est une mission de guérison : il suffit, pour s’en convaincre, de reprendre le programme de la tournée de Jésus, tel que Matthieu vient de le décrire : Jésus parcourait les villes et les villages, il enseignait, il proclamait le Royaume et il guérissait… ensuite, quand il appelle ses disciples, ce que Matthieu note en premier, avant même de nous donner leurs noms, c’est « Jésus leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité »… enfin, quand Jésus donne à ses apôtres le programme de leur mission, il leur dit « Proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons ».

En même temps qu’ils proclament le Royaume, les envoyés du Seigneur sont donc invités à en donner des signes. Et la meilleure des proclamations du Royaume, c’est la victoire sur le mal sous toutes ses formes. Mais pour cela il faut être pris aux entrailles au spectacle des douleurs du monde.

Ce n’est pas seulement devant les douleurs individuelles que Jésus est pris de pitié, c’est devant son peuple : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » Les quatre évangélistes, chacun à sa manière, présentent Jésus comme celui qui vient rassembler le peuple élu, manière de dire qu’en lui sont accomplies les promesses de l’Ancien Testament ; car le Messie attendu était souvent présenté sous les traits d’un berger. Par exemple, voilà comment l’annonçait Ézékiel : « Je viendrai au secours de mes brebis et elles ne seront plus une proie ; je jugerai entre brebis et brebis. Je susciterai à leur tête un seul berger ; lui les fera paître : ce sera mon serviteur David. Lui les fera paître, il sera leur berger. » (Ez 34,22- 23).

À propos de peuple, vous avez remarqué la recommandation de Jésus : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains… Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » ce qu’on peut traduire « commencez par le peuple élu ; c’est lui ensuite qui convertira les païens » ; cela veut dire que dans la pensée de Jésus, il est de toute évidence qu’Israël reste le peuple élu, dont la mission est de convertir le monde.

VOUS AVEZ REÇU GRATUITEMENT : DONNEZ GRATUITEMENT

J’en viens au dernier conseil que Jésus donne à ceux qu’il envoie : « Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement ». C’est tout le programme de notre vie de foi qui est dit là en deux propositions : premièrement, le don de Dieu est gratuit : accueillons cette gratuité. Puis, deuxièmement, à notre tour, apprenons à vivre dans la gratuité.

Ces deux points, et particulièrement le premier, nous sont très difficiles ; reprenons-les l’un après l’autre : premier point « le don de Dieu est gratuit » ; c’est le sens même du mot « grâce ». Mais, curieusement, nous avons un mal fou à accepter que le don de Dieu soit totalement gratuit ; la preuve c’est que nous sommes malgré tout souvent tentés de faire des comptabilités dans notre relation avec lui ; nous n’osons pas croire que Dieu nous donne tout gratuitement sans attendre que nous accumulions des mérites !

Deuxième point « donnez gratuitement » : en d’autres termes « agissez comme Dieu » ; cela veut dire plusieurs choses : d’abord « comme Dieu, n’attendez rien en retour », ne recherchez ni la considération ni la gloire ni l’amour ; que tout soit désintéressé car c’est comme cela que Dieu agit : « Gardez-vous de pratiquer votre religion devant les hommes pour attirer leurs regards… Quand donc tu fais l’aumône, ne le fais pas claironner devant toi… Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret… » (Mt 6,1- 4). N’attendez pas non plus l’amour : « Si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ?... Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Mt 5,44… 47).

Enfin, pour aimer vos frères, n’attendez pas non plus qu’ils le méritent. Cela revient à dire « qu’on n’entende jamais dans votre bouche : ces gens-là ne sont pas intéressants… » Vous êtes sans cesse sauvés, pardonnés gratuitement, à votre tour, sachez pardonner, aider, relever sans conditions. Et si on veut pousser jusqu’au bout la ressemblance avec celui qui nous a envoyés, il faudra être capables d’appeler à notre tour des moissonneurs sans nous entourer de trop de garanties ; Jésus n’a guère fait d’entretiens d’embauche avant de choisir ses apôtres, mais il leur a fait confiance. Rien ne promettait que les pêcheurs du bord du lac, le publicain (collaborateur) et le zélote (résistant) puissent jamais constituer une équipe fiable et performante ; Jésus n’a pas hésité pour autant à leur confier la moisson car le temps pressait ; comme chacun sait, une moisson, cela n’attend pas !

Une parole pour la route
bottom of page