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4 janvier 2026
Sur cette page, vous trouverez :
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Les lectures de la Messe, la feuille de Messe avec le choix des chants
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Une proposition de prière universelle à télécharger, en format PDF et en format Word modifiable
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Une méditation sur l'Evangile du dimanche, un texte spirituel et un commentaire de Marie-Noëlle Thabut
Épiphanie du Seigneur
Solennité

« Nous avons vu son étoile
et nous sommes venus
nous prosterner devant lui »
Matthieu 2, 2
Lectures de la Messe
Feuille de Messe
Prière universelle
Consultez la page Lectio Divina qui invite à lire l'Évangile dans un climat de prière afin d'être touché dans son cœur. Il est important de ne pas se précipiter pour lire des commentaires, des homélies avant de faire cette expérience personnelle de rencontre avec le Christ dans l'Écriture.
Ensuite, vous pouvez, si vous le souhaitez, lire les méditations ci-dessous qui enrichiront votre lecture personnelle et votre méditation.
Méditation du Pape François
Dans l’Évangile d’aujourd’hui, le récit des mages, venus d’Orient à Bethléem pour adorer le Messie, confère à la fête de l’Épiphanie un souffle d’universalité. Et cela est le souffle de l’Église, qui désire que tous les peuples de la terre puissent rencontrer Jésus, faire l’expérience de son amour miséricordieux. Tel est le désir de l’Église : qu’ils trouvent la miséricorde de Jésus, son amour.
Le Christ vient de naître, il ne sait pas encore parler et tous les peuples — représentés par les mages — peuvent déjà le rencontrer, le reconnaître, l’adorer. Les mages disent : « Nous avons vu son étoile et nous sommes venus nous prosterner devant lui » (Mt 2, 2). Hérode a entendu cela dès que les mages sont arrivés à Jérusalem. Ces mages étaient des hommes prestigieux, de régions lointaines et de cultures diverses, et ils s’étaient mis en marche vers la terre d’Israël pour adorer le roi qui était né. Depuis toujours, l’Église a vu en eux l’image de l’humanité tout entière, et avec la célébration d’aujourd’hui, de la fête de l’Épiphanie, elle veut presque désigner respectueusement à chaque homme et à chaque femme de ce monde l’Enfant qui est né pour le salut de tous.
Dans la nuit de Noël, Jésus s’est manifesté aux bergers, hommes humbles et méprisés — certains disent même des brigands — ; ils ont été les premiers à apporter un peu de chaleur dans cette grotte froide de Bethléem. À présent arrivent les mages, venus de terres lointaines, eux aussi attirés mystérieusement par cet Enfant. Les bergers et les mages sont très différents les uns des autres ; mais ils ont quelque chose en commun : le ciel. Les bergers de Bethléem accoururent aussitôt pour voir Jésus, non pas parce qu’ils étaient particulièrement bons, mais parce qu’ils veillaient la nuit et, en levant les yeux vers le ciel, ils virent un signe, ils entendirent son message et le suivirent. Et de même pour les mages : ils scrutaient les cieux, ils virent une nouvelle étoile, ils interprétèrent le signe et se mirent en chemin, de loin. Les bergers et les mages nous enseignent que pour rencontrer Jésus, il est nécessaire de savoir lever notre regard vers le ciel, de ne pas être repliés sur nous-mêmes, sur notre égoïsme, mais d’avoir le cœur et l’esprit ouverts à l’horizon de Dieu, qui nous surprend toujours, de savoir accueillir ses messages et répondre rapidement et généreusement.
Les mages, nous dit l’Évangile, « à la vue de l’astre […] se réjouirent d’une très grande joie » (Mt 2, 10). Pour nous aussi, c’est une grande consolation de voir l’étoile, c’est-à-dire de se sentir guidés et non pas abandonnés à notre destin. Et l’étoile est l’Évangile, la Parole du Seigneur, comme le dit le psaume : « Une lampe sur mes pas, ta parole, une lumière sur ma route » (118, 105). Cette lumière nous guide vers le Christ. Sans l’écoute de l’Évangile, il n’est pas possible de le rencontrer ! En effet, en suivant l’étoile, les mages arrivèrent jusqu’au lieu où se trouvait Jésus. Et là, « ils virent l’enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage » (Mt 2, 11). L’expérience des mages nous exhorte à ne pas nous contenter de la médiocrité, à ne pas « vivoter », mais à chercher le sens des choses, à scruter avec passion le grand mystère de la vie. Et elle nous enseigne à ne pas nous scandaliser de la petitesse et de la pauvreté, mais à reconnaître la majesté dans l’humilité et à savoir nous agenouiller devant elle.
Que la Vierge Marie, qui accueillit les mages à Bethléem, nous aide à élever notre regard au-delà de nous-mêmes, à nous laisser guider par l’étoile de l’Évangile pour rencontrer Jésus et à savoir nous abaisser pour l’adorer. Nous pourrons ainsi apporter aux autres un rayon de sa lumière et partager avec eux la joie de ce chemin.
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SOLENNITÉ DE L’ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR
PAPE FRANÇOIS
ANGÉLUS
Place Saint-PierreMercredi 6 janvier 2016
[Multimédia]
Homélie
Puiser à la source
Les trois lectures de ce dimanche de l’Épiphanie nous font comprendre que le salut de Dieu et pour tous, sans exception. C’est important car, depuis les origines de l’humanité, des frères ennemis ne cessent de s’affronter. Dès le début, l’histoire est faite de violence et de fureur. Or voilà que les textes bibliques d’aujourd’hui nous annoncent une bonne nouvelle : c’est la réconciliation et l’amour qui auront le dernier mot.
Le livre d’Isaïe (première lecture) annonce la fin d’une période sombre : “Debout, resplendis ! Elle est venue la lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi !” C’est le salut de Dieu qui est donné à son peuple. C’est une période nouvelle et heureuse qui commence. Même les contrées lointaines reconnaîtront le Seigneur. Ces foules qui se mettent en route vers la lumière nous font penser aux mages venus d’Orient. Comme eux, nous sommes tous appelés à aller vers celui qui est la lumière du monde.
L’apôtre Paul va dans le même sens. Son message fait suite au bouleversement extraordinaire qu’il a vécu sur le chemin de Damas. Il y a reçu une grande révélation : le salut de Dieu n’est pas réservé au seul peuple que Dieu s’est choisi. Il est également offert aux nations païennes du monde entier. Toutes « sont associées au même héritage ». Cette révélation extraordinaire fait exulter le cœur de Paul. En Jésus ressuscité, c’est l’amour universel de Dieu qui a le dernier mot sur la violence et le rejet.
Dans son Évangile, saint Matthieu nous propose des pages bien plus modestes. Il nous parle de ces mages venus d’Orient. Ils ont découvert une étoile qui annonçait la naissance d’un nouveau roi. Ils ont tout quitté, ils se sont mis en route pour se prosterner devant ce Roi. C’est ainsi que des païens sont les premiers adorateurs du Fils de Dieu. C’est déjà une annonce de ce qui se passera après la résurrection : la lumière qui brille dans la nuit de Bethléem rayonnera jusqu’aux extrémités de la terre.
Sur leur route, les mages ont rencontré les chefs des prêtres et les scribes. Ces derniers savent tout sur la Bible. Ce Messie qu’ils attendent de tous leurs vœux dans la prière doit naître à Bethléem ; cela, ils le savent mais ils ne bougent pas. Ils restent enfermés dans leurs certitudes, leur « intime conviction ». Ils ne laissent pas à Dieu la chance de se manifester comme il l’entend. Tout l’Évangile nous dit que le Seigneur est venu pour tous ; mais rien ne se passera si nous ne sortons pas de nos certitudes et de notre confort pour aller à la rencontre de celui qui est la lumière du monde.
Saint Mathieu nous parle également d’Hérode. C’est un roi violent, puissant et meurtrier. Il n’hésite pas tuer tous ceux qui s’opposent à lui, y compris ceux de sa famille. Quand il entend parler de ce roi qui vient de naître, il voit en lui un concurrent dangereux qu’il faut éliminer. C’est le premier acte de la guerre à Jésus qui va faire mourir des innocents. Et tout au long des siècles les disciples de ce roi seront persécutés, mis à mort ou tournés en dérision. Et comment ne pas penser à tous les intégrismes laïcs et athées qui font tout pour éliminer la foi chrétienne ?
Mais rien ne peut empêcher Dieu d’appeler à lui tous les hommes. Son salut est offert à tous. À travers les mages qui viennent au berceau de l’enfant roi, c’est tous les peuples qui sont appelés. Il est celui qui veut faire miséricorde au monde pécheur. Les étrangers, les païens ont toute leur place dans son cœur. Au soir de l’Ascension, lui-même s’adressera à ses apôtres pour les envoyer en mission : « Allez dans le monde entier, proclamez la bonne nouvelle à toute la création. »
Cette fête de l’épiphanie est donc celle de l’Eglise universelle. Sa mission n’est pas de se sauver elle-même mais d’être unie au Christ qui veut sauver le monde. Comme les mages, nous venons à Jésus pour nous prosterner devant lui et recevoir de lui l’amour dont il veut nous combler. Nous ne pouvons plus rester enfermés dans les limites de notre clocher et de notre paroisse ; il nous faut absolument en sortir. Sinon, nous serions comme les chefs des prêtres et les scribes qui ont manqué cette rencontre avec le Roi Messie.
Chaque année, notre prière et notre solidarité sont tout spécialement pour les communautés chrétiennes d’Afrique. Beaucoup souffrent de la pauvreté, de la guerre, de la famine et des persécutions. Elles ont besoin de la prière et du soutien fraternel des catholiques de France et d’Europe. Qu’en ce jour de fête, l’espérance l’emporte ! Que tous les peuples reconnaissent que le petit enfant trouvé par les mages est leur sauveur.
« Aujourd’hui la lumière a brillétout le peuple l’a vue se lever,c’est un jour qui sera le premierd’une lumière d’amour et de paix. »
Sources : revues Liturgiques Feu nouveau – lectures bibliques des dimanches (Albert Vanoye) – paroles pour la route (Jean Yves Garnot) – Dossiers personnels
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