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30 juin 2024

Année B

13e dimanche du Temps Ordinaire

« Ne crains pas, crois seulement. »

Marc 5, 36

Lectures de la Messe

Lectio Divina

Feuille de Messe

Année B 13ème dimanche ordinaire 2024
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Prière universelle

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Méditation

Puissance de la foi

Père Sylvain Brison

in Magnificat

Ce n’est pas un, mais deux récits enchâssés l’un dans l’autre que nous fait entendre la proclamation de l’Évangile aujourd’hui. Cet enchevêtrement de la guérison de la femme aux pertes de sang dans l’agonie de la fille de Jaïre impose de les comprendre ensemble. L’un et l’autre touchent à la question du mal qui nous frappe (la maladie et la mort), mais aussi à l’acte de foi au Christ qui permet à Dieu de déployer sa puissance salvifique au cœur de notre vie (guérison et relèvement). De nos jours, la mort et la maladie sont entourées de telles pudeurs que nous rechignons à les voir. Les débats sur la fin de vie qui agitent notre pays nous rappellent aussi que notre existence mortelle en recèle plus d’un. Au cœur des polémiques, il est bon de se mettre à l’écoute de la parole de Dieu qui révèle sa puissance vivifiante au cœur de nos souffrances.

La foi, gentleman cambrioleur ?

Si l’Évangile débute par l’empressement à faire venir Jésus au chevet de la jeune fille malade, c’est bien la guérison de la femme aux pertes de sang qui retarde Jésus et le fera arriver « trop tard ». Puisque la malade est à toute extrémité, pourquoi donc s’arrête-t-il ? Pourquoi perdre du temps à chercher qui l’a touché au milieu d’une foule qui le presse et le bouscule de toute part ? La question elle-même est incongrue, les disciples l’attestent : Comment savoir qui t’a touché puisque tout le monde te touche ? Le Seigneur indique par là que c’est la foi de cette femme qui l’a réellement touché, au point qu’une force est sortie de lui. Grandeur de la foi de cette femme qui va jusqu’à « voler » au Seigneur sa guérison ! Elle dérobe non seulement la santé, mais aussi la justice, car elle qui était impure retrouve sa place dans le peuple assemblé.

Croire contre toute attente

C’est encore la question de la foi qui irrigue la suite du récit. Le retard a été trop grand, la jeune fille est morte, à quoi bon donc déranger le maître ? Ici, de nouveau, la puissance de Dieu fait toute chose nouvelle ; dépassant l’endormissement dans la mort, le Seigneur convoque la foi de ses proches : « Ne crains pas, crois seulement. » Dans l’intimité de la chambre et des amis proches, Jésus saisit la main de l’enfant et l’appelle à la vie. Grégoire de Nysse nous le redit avec force : « Il s’est approché de la mort jusqu’à prendre contact avec notre état de cadavre et fournir à notre nature le principe de la résurrection. » Par-delà le risque de se rendre impur en touchant un mort, le Christ dérobe à la mort la vie de cette jeune fille, qui retrouve sa place dans sa famille. Les deux femmes de l’Évangile nous offrent ainsi un témoignage saisissant sur la puissance de Dieu qui nous donne de déployer sa vie en nous. Dans notre monde où la souffrance de la maladie et de la mort semble régner sur nous, la puissance de vie du Christ nous saisit pour nous guérir et nous sauver.

 

Discours aux jeunes du Chili 02/04/1987

de Saint Jean-Paul II (1920-2005) pape

(trad. DC 1939, p. 481)

« Aussitôt la jeune fille se leva »

      Le Christ entre dans la maison où se trouve la jeune fille, la prend par la main et lui dit : « Petite fille, je te le dis, lève-toi ! »... Chers jeunes, le monde a besoin de votre réponse personnelle aux paroles de vie du Maître : « Je te le dis, lève-toi ! » Nous voyons comment Jésus vient à la rencontre de l'humanité dans les situations les plus difficiles et les plus pénibles. Le miracle accompli dans la maison de Jaïre nous montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur de la mort...       

Mais nous ne pouvons pas oublier que, selon ce que nous enseigne la foi, la cause première du mal, de la maladie, de la mort même, c'est le péché en ses différentes formes. Dans le cœur de chacun et de chacune de nous se cache cette maladie qui nous touche tous : le péché personnel, qui s'enracine de plus en plus dans les consciences à mesure que se perd le sens de Dieu. Oui, chers jeunes, veillez à ne pas laisser s'affaiblir en vous le sens de Dieu. On ne peut pas vaincre le mal par le bien si l'on n'a pas ce sens de Dieu, de son action, de sa présence, qui nous invite à parier toujours sur la grâce, sur la vie, contre le péché, contre la mort. Le sort de l'humanité est en jeu...       

Il s'ensuit que nous devons voir les implications sociales du péché pour construire un monde digne de l'homme. Il y a des maux sociaux qui créent une véritable « communion du péché » parce que, en même temps que l'âme, ils abaissent l'Église et d'une certaine manière le monde entier...

Chers jeunes, combattez le bon combat de la foi (1Tm 6,12) pour la dignité de l'homme, pour la dignité de l'amour, pour une vie noble, une vie d'enfants de Dieu. Vaincre le péché à l'aide du pardon de Dieu est une guérison, c'est une résurrection. N'ayez pas peur des exigences de l'amour du Christ. Craignez, au contraire, la pusillanimité, la légèreté, la recherche de vos intérêts propres, l'égoïsme, tout ce qui veut faire taire la voix du Christ qui, s'adressant à chacun de nous, répète : « Je te le dis, lève-toi ».

 

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