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16 juin 2024

Année B

11e dimanche du Temps Ordinaire

« Il en est du règne de Dieu

comme d’un homme qui jette en terre la semence :

nuit et jour,

qu’il dorme ou qu’il se lève,

la semence germe et grandit,

il ne sait comment.

Marc 4, 26-27

Lectio Divina

Feuille de Messe


Année B 11ème dimanche ordinaire 2024
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Prière universelle

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Méditation

Semer et récolter

Père Sylvain Brison

in Magnificat


Les deux paraboles sur le Royaume que nous entendons aujourd’hui mettent en lumière différents aspects du Royaume, comme son épanouissement dans le temps, ou encore sa grandeur souvent méconnue. Bien que nos sociétés occidentales soient de moins en moins agraires, encore que toujours sensibles aux difficultés du monde agricole, ces enseignements sont facilement compréhensibles, car ils touchent à quelque chose de naturel dans notre expérience de la vie. Cependant, on peut aussi y lire une catéchèse plus profonde et plus fondamentale qui nous invite à appréhender le monde autrement.

Croissance et développement

La parabole de la semence de blé qui lève met l’accent sur la croissance : le paysan n’a pas donné au grain la force de croître ; il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit l’herbe, puis l’épi et enfin du blé. Le cultivateur ne peut pas influencer de lui-même la croissance de la plante ; tout au mieux, il peut en prendre soin en préparant la terre, en apportant de l’engrais, en la protégeant autant qu’il le peut, mais la croissance et la fructification ne lui appartiennent pas. Ainsi, le Royaume possède ses propres règles et trouve sa force dans la volonté salvifique de Dieu. La seconde parabole du grain de moutarde souligne cet aspect dans le contraste entre la petitesse apparente de la graine et la grandeur de la plante qui ne sert plus seulement à l’homme, mais à toute la création, puisque même les oiseaux viennent y faire leur nid. Le Royaume qui grandit dans le monde, comme œuvre de Dieu, apporte le salut non seulement à l’homme, mais il transforme toute la création, car Dieu est celui qui fait toute chose nouvelle.

Humilité et grandeur du Christ

Mais ces paraboles peuvent aussi s’interpréter à un autre niveau, plus fondamental, plus christologique. Saint Jean Chrysostome, lorsqu’il médite sur ce passage évangélique, attire notre attention sur le contraste mis en lumière par le récit : « Qu’y a-t-il de plus grand que le royaume des Cieux et de plus petit qu’une graine de moutarde ? » La réponse est : le Christ, lui qui est à la foi la semence du Royaume par son incarnation dans le monde, et l’accomplissement de ce royaume dans sa résurrection. Dans la simplicité de l’enfant de la crèche qui grandit jusqu’à l’âge adulte, le Dieu tout-puissant se fait le plus humble, le plus petit des hommes, comme l’est la graine de moutarde. Dans la magnificence de sa résurrection, le Père l’établit Seigneur et Christ au-dessus de toute créature, récapitulant toute la création en lui.

Le mystère du Royaume

Ces deux interprétations nous invitent à accueillir le Royaume en la personne du Christ qui se donne par amour à nous pour que nous en prenions soin et favorisions sa croissance – laquelle pourtant nous échappe – afin qu’il atteigne tous les hommes et les femmes de ce monde. Il ne nous appartient pas de décider ou de guider ce qui nous dépasse, mais d’être au service de sa puissance d’amour et de paix pour le bien de tous et du monde qui en a tant besoin. En cette année 2024 consacrée à la prière, prions le Christ d’établir son royaume en nos cœurs.

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